La formation continue des jeunes et des demandeurs d'emploi

mémento juridique

Table des matières


  


LA FORMATION CONTINUE
DES JEUNES ET DEMANDEURS D'EMPLOI

Mis à jour le  5 mars 2009
Ce mémento ne traite pas des contrats de travail aidés.
N.B. : les références renvoient au site Legifrance, sauf précision contraire 

1. L'accès à l'emploi et à la qualification

11. Droit à l'orientation

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > accès emploi et qualification > droit à l'orientation

Résumé : le droit à l'orientation fait partie du droit à l'éducation


Le droit à l'orientation professionnelle consiste en la possibilité de construire un projet d'orientation scolaire et professionnelle, notamment par l'accès à l'information sur les dispositifs (formations scolaires ou professionnelles, contrats de travail spécifiques).

Selon l’article L 313-1 du code de l’éducation, « le droit au conseil en orientation et à l'information sur les enseignements, sur l'obtention d'une qualification professionnelle, sur les professions ainsi que sur les débouchés et les perspectives professionnels fait partie du droit à l'éducation ».

12. Droit à la qualification

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > accès emploi et qualification > droit à la qualification

Résumé : est instauré un droit à la qualification pour obtenir au moins une qualification de niveau V


Pour toute personne engagée ou s'engageant dans la vie active, il existe un droit spécifique à la qualification (articles L 900-3 de l’ancien code du travail et L 6314-1 du nouveau code). Il consiste en l'élaboration d'un projet professionnel et d'un parcours de formation individualisé pour acquérir une qualification de niveau V.

Il peut comporter des mesures comme l'accès à un bilan de compétences, l'élaboration d'un projet personnalisé de parcours de formation, et implique la prise en charge de tout ou partie des parcours et formations permettant d’acquérir cette qualification. Pour les jeunes de 16 à 25 ans, les stages de formation professionnelle, les contrats d'insertion en alternance, les contrats d'apprentissage concourent à l'exercice de ce droit.

L'état et la région contribuent à sa mise en œuvre.

13. L'accompagnement personnalisé pour l'accès à l'emploi

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > accès emploi et qualification > accompagnement personnalisé

Résumé : l'accompagnement personnalisé est l'élément central des dispositifs d'accès à l'emploi


Selon l'article L 5131-1 du nouveau code, " l'accompagnement personnalisé pour l'accès à l'emploi a pour objet de faciliter l'accès et le maintien dans l'emploi des personnes qui, rencontrant des difficultés particulières d'insertion professionnelle, ont besoin d'un accompagnement social".

Cet accompagnement personnalisé diffère selon qu'il s'agit de jeunes de 16 à 25 ans ou de demandeurs d'emploi. Pour certaines catégories de jeunes, il constitue un droit.

14. Droit  à l'accompagnement

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > accès emploi et qualification > droit à l'accompagnement

Résumé : les jeunes en difficulté et ayant un risque d'exclusion professionnelle bénéicient d'un droit à l'accompagnement


Pour les jeunes de 16/25 ans en difficulté et confrontés à un risque d’exclusion professionnelle, existe un droit à l’accompagnement organisé par l’état  (article L 322-4-17-1 et 2 de l’ancien code du travail et L 5121-3 du nouveau code). Il a pour but l’accès à la vie professionnelle.

Ce droit est mis en œuvre par les missions locales et PAIO, en association avec les collectivités locales (dont le conseil régional), par contrat d’objectifs et de moyens

L’accompagnement est personnalisé et renforcé Il est assuré par un référent. Il s’opère dans le cadre du contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS), à la demande du jeune (articles L 322-4-17-3 de l'ancien code du travail et L 5131-4 du nouveau code).

En savoir plus sur l'accompagnement dans le contrat d'insertion dans la vie sociale

L’accompagnement du contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS) concerne des jeunes en difficulté d’insertion professionnelle ou sociale. Il est réservé à ceux qui ont un niveau :
- de fin de second cycle long (enseignement général, technologique ou professionnel) ;
- ou de premier cycle enseignement supérieur non achevé
Il fait l’objet d’un contrat conclu avec l’état et établi en mission locale ou PAIO. Ce contrat est d’une durée d’un an renouvelable et, pour les jeunes relevant de niveaux VI et V bis, il est conclu jusqu’à la réalisation du projet. Il peut comporter une période préalable d’orientation de 3 mois.
Il peut donner lieu à versement d’une allocation subsidiaire pour les plus de 18 ans  (5 à 10€/j, dans la limite 900 €/an) et permet d’assurer la protection sociale du jeune.
Des conventions sont conclues entre l’Etat et les missions locales ou PAIO, portant tant sur les objectifs que sur les financements. Il y a possibilité cofinancement par les collectivités territoriales (dont la région).


15. L'accompagnement des jeunes

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > accès emploi et qualification > accompagnement des jeunes

Résumé : l'accompagnement des jeunes s'opère selon les modalités définis par le Conseil Régional


L'accompagnement d'un jeune de 16/25 ans sorti du système scolaire peut comprendre :

  • l'accueil, l'information et l'orientation ;
  • le suivi du parcours ;
  • le bilan de compétences ;
  • la visite médicale ;
  • la reconnaissance et la validation des acquis de formation.

Il peut être confié à une personne relevant d'une structure d'accueil (exemple : mission locale). Ainsi, en Bourgogne, la structure d'accueil a la responsabilité de la validation du projet professionnel pour l'accès à la qualification de niveau V et de son suivi.

En Bourgogne, les parcours de jeunes sont inititulés "parcours d’orientation ou de qualification". Ils peuvent comporter des actions financées allant jusqu'à 2 000 h pour l'accès à un niveau V et 1 200 h dans les autres cas.

En savoir plus sur le parrainage

Le parrainage concerne des jeunes en difficulté d’insertion (niveau de formation, milieu social, risque discrimination, absence de réseau relationnel). Il est organisé au sein d’une structure support (mission locale par exemple) avec opérateur ayant conclu une convention de coopération). Les parrains ou marraines sont bénévoles. Le parrainage peut comporter deux périodes : la première est de six mois maximum ; la seconde de 3 mois s’exerce en entreprise ou activité.


16. L'accompagnement des demandeurs d'emploi

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > accès emploi et qualification > accompagnement des demandeurs d'emploi

Résumé : l'accompagnement des demandeurs d'emploi repose sur l'éalboration conjointe d'un projet personnalisé d'accès à l'emploi


L’accompagnement des demandeurs d’emploi est assuré par Pôle Emploi (article L 5511-6 du nouveau code du travail).

Chaque demandeur d’emploi bénéficie, dès son inscription, d’une évaluation personnalisée des perspectives de reclassement par Pôle Emploi.  Elle permet de diagnostiquer la distance à l’emploi et les risques de chômage de longue durée. Il est élaboré à partir d’un modèle statistique tenant compte de caractéristiques de l’allocataire (âge, sexe, métier recherché, passé professionnel, mobilité….) et des composantes du marché de l’emploi.

Dès que possible et au plus tard dans les 15 jours, il est procécé conjointement avec le demandeur d’emploi, à l’élaboration d’un projet personnalisé d’accès à l’emploi (articles L 5411-6-1 et R 5411-14 du nouveau code du travail). Il identifie « la nature et les caractéristiques de l'emploi ou des emplois recherchés, la zone géographique privilégiée et le niveau de salaire attendu ». Il permet également de définir les prestations d’accompagnement, de formation et d’aide à la mobilité nécessaires à la réalisation du projet.

Le demandeur d’emploi se voit proposer un parcours de retour à l’emploi adapté (recherche accélérée, recherche active ou recherche accompagnée). Un suivi est mis en œuvre par Pôle emploi (avec ses sous-traitants ou co-traitants ou des organismes privés de placement).

En savoir plus sur le projet personnalisé d’accès à l’emploi

Le projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE) est exigé pour les demandeurs d’emploi immédiatement disponibles pour occuper un emploi. Son contenu a été précisé par la circulaire DGEFP 2008-18 du 5 novembre 2008. Il précise les éléments qui serviront à la définition de l’offre raisonnable d’emploi, à savoir :
- la nature et les caractéristiques de l’emploi ou des emplois recherchés;
– la zone géographique privilégiée;
– le niveau de salaire attendu.

Il est tenu compte :
– de la formation du demandeur d’emploi ;
– de ses qualifications ;
– de ses connaissances et compétences acquises au cours de ses expériences professionnelles ;
– de sa situation personnelle et familiale ;
– de la situation du marché du travail local.

Il s’agit de prendre en compte les « aptitudes professionnelles » manifestées au cours des emplois précédemment occupés. Il est tenu compte de la situation personnelle et familiale pour apprécier les difficultés de mobilité.  Enfin, si des perspectives d’emploi sont compromises dans un secteur professionnel, mais qu’il en existe d’autres, il doit en être tenu compte.
 
Après trois mois d’inscription, le champ de la recherche d’emploi peut être élargi « au-delà d’une seule spécialité trop étroite » et il peut y avoir une incitation à accéder à « des emplois que ses compétences lui permettent d’exercer » (circulaire DGEFP 2008-18 du 5 novembre 2008).

Le PPAE précise les actions que Pôle Emploi « s’engage à mettre en œuvre pour faciliter le retour à l’emploi de la personne ».

Le refus, par le demandeur d’emploi, d’élaborer ou d’actualiser son PPAE (articles L 5411-6 et 5412-1 du nouveau code du travail) constitue un motif de radiation, avec interdiction de se réinscrire pendant une durée de deux mois et suppression du revenu de remplacement pendant deux mois.


17. Le suivi du demandeur d'emploi

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > accès emploi et qualification > suivi du demandeur d'emploi

Résumé : le suivi mensuel personnalisé est engagé à partir du 4ème mois


Le demandeur d’emploi est suivi par un référent, s’il est encore inscrit comme demandeur d’emploi, après trois mois de recherche d’emploi. S’enclenche alors un suivi personnalisé mensuel, à compter du 4ème mois et jusqu’au retour à l’emploi.

Le projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE)  doit être actualisé au moins tous les trois mois. Il peut l’être à chaque entretien du demandeur d’emploi avec son référent.

Tous les acteurs participant au retour à l’emploi partagent les informations nécessaires au suivi du demandeur d’emploi indemnisé (contenu du PPAE, type de parcours, formations, démarches...), par consultation du Dossier Unique du Demandeur d’Emploi (DUDE).

Les actions de Pôle emploi en termes d’accompagnement personnalisé et, le cas échéant, de formation et d’aide à la mobilité sont consignés sur le PPAE.

18. Les prescriptions

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > accès emploi et qualification > prescriptions

Résumé : la prescription conditionne le départ et les modalités de départ en formation


La prescription d’une action de formation conditionne :
  • le départ en formation ;
  • lle maintien d’une indemnisation pour les demandeurs d’emploi bénéficiant de l’assurance chômage ou l’octroi d’une rémunération de stagiaire de la formation professionnelle ;
  •  la prise en charge éventuelle des frais.

Elle est formalisée pour les bénéficiaires de l’allocation chômage. En Bourgogne, elle l’est aussi pour les jeunes bénéficiant d’un parcours, sous la forme d’un contrat négocié d’orientation professionnelle ou de formation (mesures propres au conseil régional Bourgogne)

Elle peut donner lieu à l’attribution d’une prise en charge individuelle (pour le conseil régional Bourgogne : chéquier, passeport…)

Le prescripteur n’est pas forcément le financeur. Les missions locales et PAIO prescrivent aux jeunes ; les agences locales pour l’emploi (ALE) prescrivent aux demandeurs d’emploi ; les points relais conseils (PRC) prescrivent la prise en charge VAE des demandeurs d’emploi.

19. Le suivi en cours et après la formation

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > accès emploi et qualification > suivi en cours et après la formation

Résumé : l'organisme de formation est tenu de suivre les stagiaires pendant et après la formation


La mise en œuvre du parcours est confiée à des opérateurs, généralement des organismes de formation. Ils assurent un accompagnement en cours de formation.

Ainsi, en Bourgogne, ils suivent les parcours d’orientation professionnelle (DOP) et de qualification. Dans ces derniers parcours, ils assurent le positionnement, le suivi et l’évaluation des progressions, la reconnaissance et validation des acquis. Ils doivent adapter l’alternance à la situation de jeunes et gérer celle-ci (repérage des postes de travail adaptés au projet, préparation du stage en alternance, relations avec le tuteur, utilisation de documents formalisés comme un livret de suivi).

Le suivi post-formation est généralement requis dans les formations conventionnées.

En Bourgogne, il est effectué 3 mois après la formation, par l’organisme, et 6 mois après, par le Conseil Régional. Les objectifs, hors actions de promotion sociale, sont l’atteinte d’un taux de 50% d’insertion en formation ou en emploi d’au moins trois mois ( et de 70% pour les actions courtes qualifiantes et le dispositif individualisé permanent tertiaire). Par ailleurs, il est recherché un taux de 70% de validation totale ou partielle de la qualification.

2. Le statut de stagiaire

21. Rémunération et indemnisation

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > statut de stagiaire > rémunération et indemnisation

Résumé : il y a généralement maintien d'indemnisation chômage ou rémunération de stagiaire de la formation professionnelle


Pour le départ en formation, le principe du maintien d'une indemnisation ou de l'attribution d'une rémunération prévaut.

Les demandeurs d'emploi indemnisés conservent leur allocation chômage sous une forme spécifique. Ce principe est contenu dans l'article 4 du règlement général annexé à la convention UNEDIC du 18 janvier 2006, et n'est pas affecté par la nouvelle convention conclue le 23 décembre 2008. Mais  il n'est appliqué que si la formation suivie est inscrite au projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE).

Pour les primo-demandeurs d'emploi, les demandeurs d'emploi non indemnisés, ainsi que pour certaines catégories spécifiques de public, une rémunération de stagiaire de la formation professionnelle (RSP) peut être versée soit par l'état, soit par la région. Par usage, cette rémunération peut être appellée rémunération état/région ou rémunération CNASEA (Centre National d’Aménagement des Structures d’Exploitation Agricole), du nom du principal organisme payeur. Elle n'est accordée que si le stage est agréé (voir : fondements de la formation professionnelle continue). Elle est forfaitaire et varie selon les situations.

22. L'indemnisation chômage

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > statut de stagiaire > indemnisation chômage

Résumé : l'ARE est un revenu de remplacement conditionné


L'allocation chômage est dénommée "allocation d’aide au retour à l’emploi "(ARE). Elle constitue un revenu de remplacement, accordé, sous conditions d'âge, d'aptitude physique,  d'inscription comme demandeur d'emploi, de recherche d'emploi, à certains salariés privés d'emploi et justifiant d'une durée d'affiliation au régime  d'assurance chômage suffisante sur une période précédant l'inscription comme demandeur d'emploi (articles L 351-1 et L 351-3 de l'ancien code du travail et L 5421-1 et suivants ainsi que L 5422-1 du nouveau code ; article 1er du règlement général modifié annexé à la Convention du 18 janvier 2006 relative à l'aide au retour à l'emploi et à l'indemnisation du chômage).

Sa durée de versement diffère selon l'âge et la durée d'affiliation.

Son montant dépend du salaire annuel brut antérieurement perçu.

23. Conditions d'indemnisation

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > statut de stagiaire > conditions d'indemnisation

Résumé : parmi les conditions d'indemnisation figure une période minimale d'affiliation au régime d'assurance-chômage


Les conditions d'indemnisation sont fixées par le code du travail (article L 5421-1 et suivants du nouveau code) et précisées par les dispositions conventionnellles.

La première condition d'indemnisation est soit d'avoir été privé involontairement d'emploi (principalement : licenciement pour motif personnel ou économique, fin de CDD ; ce qui exclut le cas des démissionnaires - sauf démissions légitimes - ou des salariés ayant rompu leur contrat d'un commun accord), soit d'avoir conclu une rupture conventionnelle de leur contrat de travail (article 1er de la convention du 23 décembre 2008 ; article 2 du règlement général modifié annexé à la Convention du 18 janvier 2006 modifié par l'avenant du 27 juin 2008).

Une période minimale d'affiliation au régime d'indemnisation chômage est requise. La convention du 23 décembre 2008 ramène cette condition à 4 mois d’affiliation minimum sur 28 mois à titre expérimental (36 mois pour les plus de 50 ans),  au lieu de 6 mois sur 22 mois précédemment. (voir infra) Toutefois, à la suite d’une première admission sur la base d'une affiliation comprise entre 4 et 6 mois, le demandeur d'emploi devra, pour être réadmis dans les 12 mois suivant sa première perte d’emploi, totaliser 6 mois d’affiliation.

Ensuite, le demandeur d'emploi doit être physiquement apte à l'emploi. Il faut qu'il soit âgé de moins de 60 ans ou 65 ans, si le nombre de trimestre d'assurance vieillesse est inférieur à celui requis pour bénéficier d'une retraite à taux plein (article L 5421-4 du nouveau code du travail). A partir de 2010, le maintien des droits jusqu’à la retraite sera réservé aux allocataires atteignant 61ans. Il doit aussi résider sur le territoire français et ne pas être en chômage saisonnier.

L'inscription comme demandeur d'emploi (ou l'accomplissement d'une action de formation inscrite dans le PPAE) est requise (article L 5411-1 du nouveau code ; article 4 du règlement général modifié annexé à la Convention du 18 janvier 2006). Il faut être à la recherche d'emploi, ce qui est, selon l'article L 5421-3 du nouveau code du travail est le cas de personnes inscrites  comme demandeuses d'emploi et accomplissant "des actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi, de créer ou de reprendre une entreprise". Cette recherche doit être effective et permanente.

En savoir plus sur les démissions légitimes

Sont considérées comme démissions légitimes, les cas suivants :

- la rupture pour suivi d'ascendants (pour les moins de 18 ans) ou de conjoints exerçant un nouvel emploi, le changement de résidence consécutif à un mariage ou à la conclusion d'un PaCS dans les deux mois suivant la rupture du contrat ;
- la rupture d'un contrat emploi solidarité, d'un contrat emploi jeune, d'un contrat d’insertion par l’activité pour suivre une formation ou occuper un emploi ;
- la rupture à l'initiative du salarié d'un contrat initiative-emploi (CIE) à durée déterminée, d'un contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE), d'un contrat d'avenir (CA) ou d'un contrat insertion-revenu minimum d'activité (CIRMA) pour exercer un emploi sous contrat de travail à durée déterminée d’au moins 6 mois ou sous contrat de travail à durée indéterminée ou pour suivre une action de formation qualifiante ;
- la rupture pour non paiement de salaires ou, en raison d'actes susceptibles d'être qualifiés de délictueux et pour leurs victimes dans le cadre de leur travail ;
- la rupture pour changement de résidence pour les victimes de violences conjugales ;
- la rupture pour l'exercice de mission(s) de volontariat d'au moins un an
- la rupture par mise en œuvre d'une clause de sauvegarde des journalistes ou de résiliation automatique dans un contrat dit de couple ou indivisible.

En cas de reprise d'activité par un demandeur d'emploi, sont assimilés à une démission légitime :
- la rupture de CDI à l'initiative du salarié au cours ou au terme d'une période d'essai d'au plus 91 jours, s’il est justifié de 3 années d’affiliation ;
- la fin volontaire d’une activité au cours ou au terme d'une période d'essai d'au plus 91 jours pour les salariés licenciés ou en fin de CDD ne s’étant pas inscrits comme demandeur d’emploi.

    Est aussi assimilée à une démission légitime, la situation du salarié qui a quitté son emploi, et qui n’a pas été admis au bénéfice de l’allocation, pour créer ou reprendre une entreprise dont l'activité a donné lieu aux formalités de publicité requises par la loi, et dont l’activité cesse pour des raisons indépendantes de la volonté du créateur ou du repreneur.


24. Filière(s) d'indemnisation

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > statut de stagiaire > filière(s) d'indemnisation

Résumé : les 4 précédentes filières d'indemnisation sont refondues en une filière unique


La durée de prise en charge au titre de l’allocation d’aide au retour à l’emploi résultant de la durée d’affiliation et de l’âge de l’intéressé constitue une filière d’indemnisation.

L'article 2 de la nouvelle convention du 23 décembre 2008 substitue une filière unique aux quatre filières précédemment instituées par la convention du 18 janvier 2006 (voir ci-dessous). La durée d'indemnisation est désormais égale à la durée d'affiliation, sans pouvoir la dépasser. La durée maximale d'indemnisation est de 24 mois (et de 36 mois pour les allocataires âgés de 50 ans et plus, à l'ouverture des droits).

Les précédentes filières continuent de s'appliquer au plus tard jusqu'à la date du 30 avril 2009. Les demandeurs d'emploi dont la procédure de licenciement ou la date de fin de contrat sont antérieures au 30 avril restent sous l'ancien régime de la convention du 18 janvier 2006.


25. Montant d'indemnisation ARE

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > statut de stagiaire > montant d'indemnisation ARE

Résumé : le montant de l'ARE est calculé par rapport au salaire journalier de base


L'allocation de retour à l’emploi (ARE) est journalière. Elle est multipliée par le nombre de jours du mois.

Le montant de l'aide au retour à l'emploi est calculé à partir d'un salaire moyen (salaire de référence) élaboré sur une période de référence de 12 mois (articles L 351-3 de l’ancien code du travail et L 5422-3 du nouveau code).

Elle est composée d'un pourcentage de salaire journalier de base augmenté, le cas échéant d'une allocation forfaitaire, à savoir :
  • soit 40,4% du salaire journalier de base + 10,93 €/j (au 1er juillet 2008)
  • soit 57,4% du salaire journalier de base

C’est la formule la plus avantageuse qui est retenue.

L’ARE ne peut être inférieure à un plancher de 26,66 €/j (au 1er juillet 2008), et ne peut excéder 75% du salaire journalier de base.

En savoir plus sur le salaire journalier de base

Le salaire de référence est établi à partir des rémunérations des 12 mois civils précédant le dernier jour de travail payé à l'intéressé, qu'elles aient été perçues ou non ou cours de cette période (ex : 13ème mois), pourvu qu'elles s'y rattachent et qu'elles soient la contrepartie de l'exécution normale du contrat de travail.

Les salaires, gratifications, primes, dont le paiement est subordonné à l'accomplissement d'une tâche particulière ou à la présence du salarié à une date déterminée, sont considérés comme des avantages dont la périodicité est annuelle. ". Les périodes de suspension di contrat de travail (ex : maladie) sont neutralisées.

Sont exclues toutes sommes dont l'origine est la rupture du contrat de travail ou l'arrivée de son terme, et notamment les indemnités de licenciement, de préavis, compensatrice de congés payés, de non-concurrence…

Le salaire journalier moyen de référence est égal au quotient du salaire de référence par le nombre de jours d'appartenance au titre desquels ces salaires ont été perçus.



26. L'allocation de retour à l'emploi formation (AREF)

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > statut de stagiaire > AREF

Résumé : l'AREF se substitue à l'ARE pour la durée de la formation et jusqu'à épuisement des droits à indemnisation chômage


L'allocation de retour à l’emploi (ARE) continue à être versée dans le cadre d'une formation inscrite dans le projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE) sous le nom d'AREF (allocation retour à l'emploi-formation).

Après validation de son projet, le demandeur d’emploi se voit remettre par Pôle Emploi, une attestation d’inscription à un stage (AIS). Doit ensuite être remplie une attestation d’entrée en stage au 1er jour de formation.

L'Allocation de Retour à l'Emploi Formation (AREF) se substitue à l’ARE. Elle ne peut être inférieure à 19,11 € par jour (au 1er juillet 2008). Elle est versée pour la durée de la formation, dans la limite des droits acquis au titre de l'assurance chômage. Tout au long de la formation, il y a recensement des absences par l’organisme de formation, sur une liste nominative. Le demandeur d’emploi doit remplir sa déclaration de situation mensuelle comme stagiaire.

Le temps consacré à des actions de formation rémunérées s'impute sur la durée de versement de l'allocation d'assurance (articles L 351-3 de l'ancien code du travail et L 5422-2 du nouveau code).

A noter la possibilité d’un cumul de la formation avec une activité salariée si compatibilité (ex : week-end).

27. La fin d'indemnisation en cours de formation

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > statut de stagiaire > fin d'indemnisation en cours de formation

Résumé : l'allocation de fin de formation est réservée au suivi de fomations spécifiques


Lorsque le demandeur d’emploi arrive en fin de droits en cours de formation, il doit terminer la formation sans indemnisation (sauf en cas d'accès à l'allocation de solidarité spécifique -ASS-), mais il conserve le bénéfice de sa protection sociale. En principe, la bascule de l’AREF à une rémunération de stagiaire de la formation professionnelle est impossible, sauf décisions dérogatoires émanant d’un Conseil Régional.

Dans certaines hypothèses, il peut se voir attribuer une allocation de fin de formation (AFF). Celle-ci est d’un montant équivalent à l’ARE perçue à la date d’expiration des droits. Mais l’AFF est désormais réservée aux seuls allocataires ayant épuisé leurs droits à l’allocation d’aide au retour à l’emploi formation (AREF) et qui achèvent une formation permettant d’acquérir une qualification  et d’accéder à un emploi pour lequel sont identifiées des difficultés de recrutement (articles R 519-1 de l'ancien code du travail et R 5423-15 du nouveau code). Il s'agit de formations qualifiantes  devant mener à des métiers en tension dont la liste est arrêtée par le Préfet de région.

L'AFF est versée jusqu’au terme de son stage.

28. La rémunération de stagiaire de la formation professionnelle

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > statut de stagiaire > rémunération de stagiaire de la formation professionnelle

Résumé : la rémunération de stagiaire de la formation professionnelle s'adresse principalement aux stagiaires ne bénéficiant pas de l'indemnisation chômage et suivant un stage agréé.


La rémunération de stagiaire de la formation professionnelle concerne :
  • les demandeurs d’emploi non indemnisés à la date d’entrée en formation ;
  • les jeunes non indemnisés
  • certaines catégories de publics (travailleurs non salariés, handicapés… - voir infra).

Le bénéficiaire doit suivre un stages agréé par la région ou l’état (voir fondements de la formation professionnelle).

La rémunération et la protection sociale sont financées par la région ou l’état. La rémunération est par :
  • l’AFPA pour ses stagiaires
  • Pôle emploi, pour les demandeurs d’emploi indemnisés ayant opté pour la rémunération (sauf handicapés)
  • le Centre National d’Aménagement des Structures d’Exploitation Agricole (CNASEA), pour les autres.

29. Le montant de la rémunération de stagiaire de la formation professionnelle

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > statut de stagiaire > montant de la rémunération de stagiaire de la formation professionnelle

Résumé : le montant de la rémunération de stagiaire de la formation professionnelle varie selon les situations


Le montant de la rémunération de stagiaire de la formation professionnelle varie selon les situations :
 Situations  Montant
 Demandeur d’emploi non indemnisé et justifiant  6 mois d’activité salariée dans une période de 12 mois (ou 12 mois dans une période de 24 mois)  652,02 €
 Mères de famille ayant eu au moins 3 enfants
Femmes divorcées, veuves, séparées judiciairement depuis moins de 3 ans
 652,02 €
 Personnes veuves, divorcées, séparées, célibataires, abandonnées, assumant seules la charge effective d'un enfant, et femmes seules en état de grossesse
 652,02 €
 Demandeur d’emploi non indemnisé depuis la rupture du contrat  et justifiant 3 ans d'activité professionnelle et suivant une formation ≥ 1 an et ≤ à 3 ans
montant de l'ARE
 Travailleurs handicapés justifiant  6 mois d’activité salariée dans une période de 12 mois (ou 12 mois dans une période de 24 mois) salaire antérieur
minimum de 644,17 €
maximum de 1 932, 52 € 
 Jeunes handicapés primo demandeurs d’emploi  652,02 €
 Travailleur non salarié ayant 1 an d’activité professionnelle sur 3 années précédent le stage, dont 6 mois consécutifs 708,59 €

A défaut, le montant variera selon l'âge :
 Âge Montant
 < 18 ans
130,34 €
 18/20 ans
310,39 €
 21/25 ans
339,35 €
 26 ans et plus
401,09 €

La rémunération est accordée si le stage a une durée hebdomadaire d'au moins 30h. Sinon, elle est proratisée.

L’assiduité est contrôlée par le biais d’un état de fréquentation des stagiaires qui doit être renseigné par l'organisme de formation et renvoyé au CNASEA le dernier jour travaillé de chaque mois et des pièces justificatives à envoyer par l'organisme de formation. Les absences non justifiées par certaines raisons familiales font l’objet d’une retenue d’un trentième (l'absence du lundi ou du vendredi entraine un abattement de trois trentièmes ; celle du vendredi au lundi de quatre trentièmes).

3. Les catégories de stages

31. Typologie indicative

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > catégories de stages > typologie indicative

Résumé : la typologie de stage varie selon les régions


Les stages proposés aux jeunes et aux demandeurs d’emploi, lorsqu’ils sont financés par la région, répondent aux caractéristiques propres à chaque programme régional. Dans le présent chapitre seront donnés des exemples de formation dans la seule région Bourgogne.

Il est possible de retenir une typologie traditionnelle de stages ou de parcours, établie par les usages dans la profession. On distingue généralement :
  • les parcours et stages d’orientation et de mobilisation :
  • les parcours et stages de qualification professionnelle qui comporte des stages dits de « préqualification » et de « qualification » ;
  • la promotion sociale.

On peut y ajouter les stages visant à compléter ou à actualiser les acquis professionnels.

D’autres mesures visent plutôt l’insertion dans l’emploi.

32. Caractéristiques principales

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > catégories de stages > caractéristiques principales

Résumé : les stages sont de plus en plus organisés avec des entrées-sorties permanentes, en alternance et avec une mesure des acquis


Les stages financés par les conseils régionaux présentent fréquemment des caractéristiques communes.

De plus en plus fréquemment, sont conçus des dispositifs unifiés, souples et individualisés, permettant la construction de parcours et évitant la multiplication des mesures.

L’accès aux stages, traditionnellement organisés à dates fixes (voire à entrées cadencées) se diversifie : il est souvent imposé des entrées-sorties permanentes, ce qui requiert à la fois une adaptation de contenus et une individualisation des cursus pédagogiques.

Les mises en situation de travail sont généralisées. L’alternance est souvent exigée, en proportion variable. Elle peut consister en une découverte de filières professionnelles, de métiers ou en une exploitation pédagogique des situations de travail.

Il est demandé aux organismes de formation de pratiquer une mesure des acquis cognitifs et/ou professionnels. Elle s’opère à l'issue de modules de formation, sous la forme de validations intermédiaires ou/et en fin de parcours. La validation terminale peut consister en l’acquisition d’une qualification sanctionnée par un diplôme, un titre professionnel ou un certificat de qualification professionnelle (voir fondements de la formation professionnelle continue). En toutes hypothèses une attestation de formation

33. Stages d'orientation et de mobilisation

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > catégories de stages > stages d'orientation et de mobilisation

Résumé : les stages d'orientation et de mobilisation constituent une étape en amont d'un parcours de qualification éventuel


Les stages d’orientation et de mobilisation s’adressent généralement aux jeunes de 16 à 25 ans.

Les stages d’orientation visent la définition éventuelle ou la confortation d'un projet professionnel.

Les stages dits " de mobilisation " visent principalement :
  • la dynamisation autour de projets professionnel et de vie ;
  • le développement de capacités d'ordre social ;
  • l'acquisition et la maîtrise de savoirs fondamentaux, de connaissances générales ;
  • l'acquisition éventuelle de compétences professionnelles transversales.

Ces objectifs peuvent être menés conjointement dans un parcours. Tel est le cas en Bourgogne, où, les Dispositifs d’orientation professionnelle (DOP) permettent de construire un parcours individualisé, en fonction à partir d’un contrat négocié.

Bourgogne : les dispositifs d'orientation professionnelle (DOP)

Les Dispositifs d’Orientation Professionnelle sont une mesure du Conseil Régional de Bourgogne. Ils visent à apporter une réponse globale sur chaque bassin d’emploi, conçue par les acteurs locaux d’orientation. Il consistent à proposer une offre de parcours individualisés, mobilisant différentes mesures dans le dispositif. Ils doivent être en adéquation avec les besoins locaux (entreprise, territoire) et permettre l’acquisition de savoir de base.

Les DOP font l’objet d’un conventionnement triennal, établi à partir d’un appel offres dont les objectifs ont été fixés, par bassin d’emploi, avec les missions locales et après consultation des acteurs potentiels.

La réponse doit impliquer plusieurs acteurs, parmi lesquels figure un organisme support unique. Doivent y être associés des organismes de formation pré qualifiante  et/ou qualifiante (qui interviennent en aval), des prestataires de bilan (CIBC), et des réseaux d’entreprises sur plusieurs secteurs (dont les signataires de Contrats objectifs professionnels territoriaux).

Les acteurs locaux d’orientation veillent à la cohérence de l’offre par rapport aux besoins du territoire
et des jeunes, à la complémentarité des partenaires et à la pertinence des objectifs visés.

Le parcours des jeunes s’opère par choix de modules visant l’acquisition de connaissances et compétences de base,  la connaissance d’entreprises, la découverte des actions de formation susceptibles d’être mobilisées ultérieurement…

Les tableaux ci-dessous résument les caractéristiques principales du dispositif.




34. Dispositifs d'accès à la qualification

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > catégories de stages > dispositifs d'accès à la qualification

Résumé : les dispositifs d'accès à la qualification recouvrent stages de préqualification et de qualification


Les dispositifs d'accès à la qualification consistent  en l'organisation de parcours visant à terme l'acquisition d'une qualification professionnelle. La priorité est généralement donnée aux parcours permettant l'acquisition d'une qualification de niveau V, du mons pour les jeunes de 16 à 25 ans. Ils regroupent tant les stages de préqualification que de qualification.

En Bourgogne, un dispositif unique est proposé, le Dispositif d'Accès à la Qualification (DAQ)

Bourgogne : les dispositifs d'accès à la qualification (DAQ)

Les Dispositifs d’accès à la qualification recouvre :
-    les actions préqualifiantes ;
-    les actions qualifiantes ;
-    les actions courtes qualifiantes ;
-    les actions de promotion sociale.

Les publics prioritaires sont les suivants
-    les jeunes16/25 ans sortis de formation initiale sans diplôme de niveau V pour les parcours de qualification professionnelle certifiée de niveau V et insertion professionnelle
-    les demandeurs d’emploi pour l’actualisation ou complément de compétences ou l’acquisition d’une nouvelle qualification pour un retour rapide à l’emploi
-    les demandeurs d’emploi bénéficiaires de la Convention de Reclassement Personnalisé (CRP)
-    le public féminin, pour permettre la diversification de choix professionnels par l’accès aux formations techniques et industrielles
-    les travailleurs non salariés (principalement exploitants agricoles et jeunes agriculteurs en installation)
-    tous les demandeurs de formation pour les actions de promotion sociale.

En promotion sociale, les publics suivants sont visés, mais sans rémunération : congé parental, fonctionnaires en disponibilité, congés sabbatiques, demandeurs d’emploi ayant au plus 10 h d’activité salariée  par semaine..


35. Stages de préqualification

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > catégories de stages > stages de préqualification

Résumé : les stages de préqualification visent l'acquisition de prérequis à une formation qualifiante


Les actions préparatoires à la qualification visent à réunir les conditions préalables (ou prérequis) à l'engagement dans une formation qualifiante, ou la conclusion de contrats de qualification ou d'apprentissage. Elles sont sectorielles et plus rarement multisectorielles. Elles concernent principalement l'accès à une qualification de niveau V, et parfois à une qualification de niveau supérieur. Elles peuvent donner lieu à une validation intermédiaire (exemple : C.F.G.).

La formation combine des apprentissages fondamentaux dans des matières générales et une initiation à des techniques professionnelles dans une famille de métiers. Ces actions permettent aussi de compléter ou de préciser un projet professionnel et de découvrir des métiers et des entreprises d'un secteur professionnel.

Bourgogne : les actions préqualifiantes

Le tableau ci-dessous résume les caractéristiques principales du dispositif

Il est possible d’organiser une pré qualification de niveau V, si le premierr niveau de qualification du secteur est le niveau IV et s’il s’agit de répondre à des besoins précis et identifiés en contrat d’objectif territorial (sauf pour les métiers de la vente, du commerce, du secrétariat et de la bureautique).
Peuvent être proposées des actions préqualifiantes multisectorielles, couvrant au moins trois secteurs professionnels différents (sauf pour les métiers de la vente, du commerce, du secrétariat et de la bureautique). Le stagiaire se centre sur l’un d’entre eux et le temps minimum passé en entreprise est de 70 h.


36. Stages de qualification

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > catégories de stages > stages de qualification

Résumé : les stages de qualification visent l'obtention d'un diplôme, d'un titre ou d'une certification de branche professionnelle


Les actions de qualification visent l'obtention d'un diplôme, d'un titre ou d'une certification de branche professionnelle. Il s'agit principalement d'atteindre une qualification de niveau V (CAP ou BEP). Mais certaines actions peuvent néanmoins viser l'acquisition de niveaux supérieurs de qualification.

Les programmes régionaux peuvent définir des priorités sectorielles ou instituer des dispositifs spécifiques à un secteur professionnel.

Le programme AFPA a vocation à s'insérer dans ces programmes régiaonaux avec la décentralisation du financement de leur actions de formation.

Traditionnellement, il s'agit d'actions collectives, mais des conventionnements individuels peuvent être mis en place.

Bourgogne : les actions qualifiantes

Les tableaux ci-dessous résument les caractéristiques principales du dispositif.






Bourgogne : les conventionnements individuels pour l'accès à une qualification

Les tableaux ci-dessous résument les caractéristiques principales du dispositif.





37. Stages de complément ou d'actualisation d'acquis professionnels

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > catégories de stages > stages de complément ou d'actualisation

Résumé : certains stages visent uniquement le complément ou l'actualisation d'acquis professionnels


Parfois, des actions courtes de professionnalisation peuvent être financées. Il peut s'agir, pour des personnes disposant d'une expérience dans un secteur professionnel ou des aptitudes transférables :

  • d'acquérir des connaissances et compétences techniques supplémentaires ou de les réactualiser ;
  • de valider des connaissances et compétences professionnelles spécifiques ;
  • d'acquérir ou de développer des compétences complémentaires (exemple : langues).

Bourgogne : les conventionnements individuels pour l'accès à une qualification et le DIP

En Bourgogne, il s'agit de conventionnements individuels, sauf dans le domaine tertiare où existent des plateformes (Dispositif Individualisé Permanent).

Les tableaux ci-dessous résument les caractéristiques principales du dispositif.



38. Stages d'accès à l'emploi

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > catégories de stages > stages d'accès à l'emploi

Résumé : les stages d'accès à l'emploi visent à favoriser l'embauche directe


Certains dispositifs régionaux visent l'acquisition d'une première expérience professionnelle. Ils peuvent comprendre un volet de formation en centre ou consister en un stage en entreprise. Ils peuvent viser la lutte contre la discrimination.

D'autres dispositifs visent l'accès à l'emploi soit par l’acquisition de compétences permettant de postuler à un emploi non pourvu (exemple : actions de formation préparatoires à l'emploi antérieurement organisées par l’ASSEDIC – en cours de réforme-), soit pour orienter des demandeurs d'emploi vers des métiers en tension connaissant des difficultés de recrutement (exemple : actions de formation conventionnées antérieurement organisées par l’ASSEDIC – en cours de réforme-).

Enfin, certains conseils régionaux, comme celui de Bourgogne, peuvent financer des actions de formation dans le cadre d'aides à l'embauche, spécialement en milieu associatif (exemple : emploi-tremplins)

En cours de réforme et au plan national : les actions de formation conventionnée et les actions de formations préparatoires à l'emploi

Les tableaux ci-dessous résument les caractéristiques principales du dispositif antérieurement régi par l'ASSEDIC.


Bourgogne : les mesures d'accès à l'emploi

Les tableaux ci-dessous résument les caractéristiques principales du dispositif.




Bourgogne : le contrat ressources

Le tableau ci-dessous résume les caractéristiques principales du dispositif.


39. Les chantiers-écoles

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > catégories de stages > chantiers-écoles

Résumé : les chantiers écoles associent formation en salle, mise en situation sur chantier, voire périodes en entreprises


Les chantiers-écoles proposent de centrer les apprentissages sur une mise en situation de production de biens ou de services, simulant un chantier d'entreprise. Ce chantier ne doit pas concurrencer l'activité des entreprises. Aux activités réalisées sur le chantier sont associées des périodes de formation en organisme, voire des périodes en entreprise.

Ils peuvent constituer une modalité spécifique de préqualification ou de qualification.

310. L'auto-formation accompagnée

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > catégories de stages > autoformation accompagnée

Résumé : l'auto-formation accompagnée peut être financée dans le cadre des Ateliers Pédagogiques Personnalisés


Des dispositifs permanents permettent, dans un parcours, l'accès à des lieux de formation ouverte et individualisée. A côté de ceux visant l'acquisition de savoirs de base, figurent les Ateliers Pédagogiques Personnalisés (A.P.P.). Ils offrent, du niveau V à IV, une autoformation et un soutien personnalisé avec formateurs et personnes ressources. Après une évaluation des besoins et l'élaboration d'un programme de travail, l'usager passe un contrat de formation limitée à 3 mois (150 h en moyenne - 300 h maximum). La formation est à temps partiel (< 20h). Les objectifs peuvent être :
  • l'acquisition des pré requis à une étape de parcours ;
  • l'acquisition d'une formation de culture générale complémentaire au suivi d'une autre formation ;
  • la préparation d'examens ou de concours.

Bourgogne : le dispositif d'autoformation accompagnée

Le tableau ci-dessous résume les caractéristiques principales du dispositif.


4. Le contrat de professionnalisation

41. Evolution des contrats en alternance

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > contrat de professionnalisation > évolution des contrats en alternance

Résumé : les précédents contrats en alternance sont refondus dans le contrat de professionnalisation


C'est en 1983, à l'initiative des partenaires sociaux qu'ont été créés les contrats d'adaptation et de qualification, ainsi que le stage d'initiation à la vie professionnelle (S.I.V.P.). Après des efforts de moralisation du S.I.V.P. auquel il avait été fait recours de manière excessive, il lui a été substitué, en 1991, un véritable contrat de travail : le contrat d'orientation. Le contrat de qualification a été étendu aux adultes.

Les contrats d'adaptation très prisés à leur création, ont pâti de la suppression de l'exonération des charges sociales accordée initialement. Le contrat de qualification s'est lentement imposé pour devenir aujourd'hui la formule à laquelle les entreprises recourent le plus.

Après l'accord national interprofessionnel du 20 septembre 2003 et sa traduction législative, ces trois contrats sont refondus en un seul, le contrat de professionnalisation, à compter du 1er juillet 2004.

42. Type de contrat

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > contrat de professionnalisation > type de contrat

Résumé : le contrat de professionnalisation est généralement un CDD spécifique


Le contrat de professionnalisation est soit un contrat à durée déterminée, soit un contrat à durée indéterminée (articles L 981-2 de l'ancien code du travail et L 6325-5 du nouveau code). S'il s'agit d'un CDD, son objet est la réalisation d'une action de professionnalisation ; s'il s'agit d'un CDI, le contrat débute par une action de professionnalisation.

Généralement les contrats de professionnalisation relèvent du régime des contrats à durée déterminée avec des dispositions particulières et une obligation de formation (articles L 122-2 de l'ancien code du travail et L 1242-3 du nouveau code).

La durée de ces contrats lorsqu'ils sont conclus à durée déterminée est spécifique, avec des durées minimales et maximales (voir infra). Pour la période d'essai les règles de droit commun s’appliquent  (Circulaire DGEFP 2004/033 du 13 décembre 2004 § 4-5). Les titulaires d’un contrat de professionnalisation CDD de plus de 6 mois peuvent avoir une période contractuelle d’essai d’au plus un mois (articles L 122-3-2 de l’ancien code du travail L 6222-18 du nouveau code).

A l'issue de ces contrats, leurs titulaires ne bénéficient pas d'indemnité de fin de contrat (articles L 122-3-4 de l'ancien code du travail et L 1243-8 du nouveau code).

Les contrats de professionnalisation sous CDD  ne peuvent être rompus, sauf accord des parties, que pour faute grave, force majeure ou, à l'initiative du salarié et après préavis, en cas d'embauche en C.D.I. (articles L 122-3-8  de l'ancien code du travail et L 1243-2 du nouveau code).

43. Objet

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > contrat de professionnalisation > objet

Résumé : le contrat vise l'obtention d'une qualification et l'insertion ou la réinsertion professionnelle


Le contrat de professionnalisation vise à faire acquérir une qualification et à favoriser l'insertion ou la réinsertion professionnelle (articles L 981-1 de l'ancien code du travail et L 6235-1 du nouveau code).

Il s’agit, selon les articles L 900-3 de l’ancien code du travail et L 6314-1 du nouveau code d’une « qualification correspondant aux besoins de l'économie prévisibles à court ou moyen terme :

  • enregistrée dans le répertoire national des certifications professionnelles prévu à l'article L 335-6 du code de l'éducation (voir fondements de la formation professionnelle continue) ;
  • ou reconnue dans les classifications d'une convention collective nationale de branche ;
  • ou figurant sur une liste établie par la commission paritaire nationale de l'emploi d'une branche professionnelle" (certificats de qualification professionnelle).
Le mode d'acquisition de cette qualification est l'alternance et les parcours doivent êtres personnalisables (art 10-1 de l'ANI du 20/09/03).

Le contrat de professionnalisation est présenté comme une formation complémentaire à la formation initiale et en constitue une étape terminale.

44. Le public

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > contrat de professionnalisation > public

Résumé : le contrat de professionnalisation est ouvert tant aux jeunes de 16 à 25 ans qu'aux demandeurs d'emploi de 26 ans et plus


Le contrat de professionnalisation vise l'ensemble des jeunes de 16 à 25 ans sans distinction de niveau (articles L 981-1 de l'ancien code du travail et L 6235-1 du nouveau code). Les partenaires sociaux ont néanmoins précisé qu'il devait s'agir de jeunes sans qualification professionnelle (article 10-1 ANI 20/09/03). 

Il est également ouverts aux demandeurs d'emploi de 26 ans et plus, sans condition d'inscription comme demandeur d'emploi.

45. Les entreprises

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > contrat de professionnalisation > entreprises

Résumé : l'employeur doit être une entreprise privée assujettie à l'obligation de financement des formations en alternance


Les employeurs doivent être des entreprises privées assujetties à l'obligation de financement des formations en alternance. Ainsi sont exclus l'état, les collectivités territoriales, les établissements publics non assujettis à l'obligation, les employeurs de concierges et d'employés d'immeuble à usage d'habitation, les employeurs d'employés de maison et d'assistantes maternelles.

46. La durée du contrat et de l'action de professionnalisation

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > contrat de professionnalisation > durée du contrat et de l'action de professionnalisation

Résumé : Conclu sous CDD, le contrat de professionnalisation est de 6 à 12 mois.


Le contrat de professionnalisation conclu sous CDI débute par une action de professionnalisation. La durée du contrat de professionnalisation conclu à durée déterminée est équivalente à celle fixée pour la réalisation de l'action de professionnalisation. Cette action est d'une durée minimale comprise entre 6 mois et 12 mois (articles L 981-2 de l’ancien code du travail et L 6325-11 du nouveau code). Son allongement pour au plus 24 mois est réservé à des situations spécifiques liées soit au bénéficiaire, soit à la nature de qualifications préparées (articles L 981-2 de l'ancien code du travail et L 6325-12 du nouveau code).

Le contrat à durée déterminée peut être renouvelé une fois si le bénéficiaire n'a pu obtenir la qualification envisagée pour cause d'échec aux épreuves d'évaluation de la formation suivie, de maternité, de maladie, d'accident du travail ou de défaillance de l'organisme de formation (articles L 981-7 de l'ancien code du travail et L 6325-7 du nouveau code).

En savoir plus sur l'allongement de la durée de l'action de professionnalisation

Dans le contrat de professionnalisation, la durée de l'action de professionnalisation a été limitée, en principe à 12 mois, alors que les anciens contrats de qualification pouvaient aller jusqu'à 24 mois.
Cependant, l'action de professionnalisation peut être portée à une durée maximale de 24 mois dans deux cas définis par les articles L 981-2 de l'ancien code du travail et L 6325-12 du nouveau code
.
Tel peut être le cas, tout d'abord, notamment pour les personnes sorties du système éducatif sans qualification professionnelle reconnue. Par ailleurs, la nature des qualifications préparées peut justifier l'allongement de la durée du contrat.
Il revient aux seuls partenaires sociaux de déterminer les critères de dérogation, à savoir le type de bénéficiaires et/ou la nature des qualifications ouvrant la possibilité d'allongement de la durée du contrat. Le niveau de négociation privilégié est celui de la branche professionnelle : une convention ou un accord collectif de branche, ou à défaut un accord collectif conclu entre les signataires d'un OPCA Interprofessionnel doit avoir été conclu.


47. Le volume horaire de l'action de professionnalisation

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > contrat de professionnalisation > volume horaire de l'action de professionnalisation

Résumé : L'action de professionnalisation est d'un volume horaire d'au plus 25% de la durée du contrat


L'action de professionnalisation comprend des enseignements généraux, professionnels et technologiques, un accompagnement et des évaluations, mise en oeuvre par un organisme de formation ou une entreprise dotée d'un service formation.  Leur durée est d'au moins 15% de la durée du contrat ou de la période de professionnalisation (articles L 981-3 de l’ancien code du travail et L  6325-13 du nouveau code) sans être inférieure à 150 heures, et d'au plus 25% de la durée du contrat.

Cette durée minimale peut être relevée au delà de 25% pour des publics définis et notamment, pour les jeunes n'ayant pas achevé un second cycle de l'enseignement secondaire et qui ne sont pas titulaires d'un diplôme de l'enseignement technologique ou professionnel ou pour ceux qui visent des formations diplômantes (articles L 981-3 de l’ancien code du travail et L 6325-14 du nouveau code). Ce relèvement doit avoir été prévu par accord collectif au niveau de la branche professionnelle, ou à défaut, par accord collectif conclu entre les signataires d'un OPCA Interprofessionnel.

48. Le tutorat

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > contrat de professionnalisation > tutorat

Résumé : La désignation d'un tuteur est facultative


Dans les contrats de professionnalisation, un tuteur peut être désigné parmi les salariés qualifiés de l'entreprise (articles D 981-8 de l’ancien code du travail et D 6324-2 et suivants du nouveau code). Il a pour mission d'accueillir, d'aider, d'informer et de guider le bénéficiaire du contrat. Il organise l'activité dans l'entreprise et contribue à l'acquisition des savoir-faire professionnels. Il assure la liaison avec l’université et participe à l’évaluation du suivi de la formation.

Il doit justifier d'une expérience professionnelle d'au moins deux ans dans une qualification en rapport avec l'objectif de professionnalisation visé. L'employeur peut aussi assurer lui-même le tutorat s'il remplit les conditions de qualification et d'expérience.

Le tuteur peut bénéficier d’une formation financée et assurée en dehors ou au sein du dispositif et sa mission peut faire l’objet de prises en charge.

5. Le contrat d'apprentissage

51. Objet

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > contrat d'apprentissage > objet

Résumé : le contrat d'apprentissage vise l'acquisition d'une qualification professionnelle (diplôme ou un titre à finalité professionnelle)


Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail spécifique visant l'acquisition d'une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme ou un titre à finalité professionnelle enregistré au répertoire national des certifications professionnelles (articles L 115-1 de l'ancien code du travail et L 6211-1 du nouveau code).

L'apprentissage relève de la formation initiale. Il s'exerce principalement dans le secteur privé, mais a été ouvert, selon des modalités spécifiques, au secteur public.

Il constitue une forme " d'éducation alternée ". Sont associés des activités professionnelles en lien direct avec la qualification préparée, assurées en entreprise (article L 117-7 de l'ancien code du travail et  L 6223-3 du nouveau code) et des enseignements en centre de formation d'apprentis (C.F.A.). L'employeur participe à la coordination (articles L 117-6 de l'ancien code du travail et  L 6223-2 du nouveau code).

52. Statut

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > contrat d'apprentissage > statut

Résumé : l'apprenti qui a satisfait à l'obligation scolaire et a un statut de salarié.


Les apprentis doivent avoir satisfait à l'obligation scolaire. Il s'agit principalement de jeunes de 16 à 25 ans, mais aussi de ceux 15 ans ayant effectué la scolarité du 1er cycle de l'enseignement secondaire (articles L 117-3 de l'ancien code du travail et L 6222-1 du nouveau code). Titulaire d'un contrat de travail, l'apprenti a un statut de salarié, et bénéficie de droits identiques à ceux des autres salariés (ex : réduction du temps de travail, congés payés…). Il est soumis à la durée légale du travail et aux horaires collectifs. Son temps de travail comprend les enseignements et activités pédagogiques. Le travail dominical ne peut lui être imposé.

L'apprenti bénéficie d'une rémunération déterminée en pourcentage du SMIC, variable selon son âge et son ancienneté dans le contrat (articles L 117-10 de l'ancien code du travail et L 6222-27 du nouveau code).

En savoir plus sur les règles applicables aux mineurs

Pour les apprentis de moins de 18 ans, le travail de nuit est interdit (articles L 117-bis 4 de l’ancien code du travail et L 6222-26 du nouveau code) sauf dans la boulangerie ou sur dérogation. Leur durée journalière de travail ne doit pas excéder 7 heures (articles L 117 bis 3 de l’ancien code du travail et L 6222-25 du nouveau code).
Ils ne doivent pas être exposés à des travaux dangereux (articles L 234-5 de l’ancien code du travail et L 6222-30 du nouveau code), sauf autorisation de l'inspecteur du travail, du professeur et après avis favorable du médecin du travail.


En savoir plus sur les congés payés

Les congés payés légaux dus aux apprentis (articles L 117-bis 5 et L 223-2 de l’ancien code du travail et L 6222-35 et L3141-3 du nouveau code) peuvent être majorés par convention ou accord collectif d'entreprise. Les moins de 21 ans au 30 avril de l'année précédente, peuvent demander à bénéficier d'un congé supplémentaire de trente jours ouvrables, ne donnant lieu à aucune rémunération (articles L 223-3 de l’ancien code du travail et L 3164-9 du nouveau code).
Pour la préparation des épreuves au sein du centre de formation d'apprentis (C.F.A.), l'apprenti a droit à un congé rémunéré de 5 jours ouvrables (articles L 117-bis 5 de l'ancien code du travail et L 6222-35 du nouveau code). Il bénéficie, sans condition d'ancienneté, du congé examen de 24 heures.


En savoir plus sur la rémunération


moins de 18 ans

18 à 20 ans

 21 ans et plus
 1ère année
25% SMIC

41% SMIC

53% SMIC

2ème année

37% SMIC

47% SMIC

61% SMIC

 3ème année
53% SMIC
 65% SMIC
78% SMIC
Le salaire du titulaire d’un contrat d’apprentissage est déterminé en pourcentage du SMIC. Son montant varie en fonction de l'âge et de la progression dans le cycle de formation (articles L 117-10 de l’ancien code du travail et L6222-27 du nouveau code).

Les apprentis ayant suivi à temps plein une formation en établissement d’enseignement technologique pendant au moins un an et achevant cette formation en apprentissage sont rémunérés comme s’ils étaient en seconde année.


53. Contrat

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > contrat d'apprentissage > contrat

Résumé : le contrat est précédé d'une déclaration de l'entreprise privée


L'apprenti fait l'objet d'une embauche sous la forme d'un contrat de travail particulier, à durée déterminée (articles L 117-1 de l’ancien code du travail et  L6221-1  du nouveau code). Il est enregistré à la Direction Départementale de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (D.D.T.E.F.P.). L'employeur doit avoir préalablement ou concomitamment à la 1ère embauche, procédé à une déclaration auprès de la D.D.T.E.F.P. (articles L 117-5 de l’ancien code du travail et L6223-1 du nouveau code) dans le secteur privé, ou à une demande d'agrément préfectoral, dans le secteur public. Un organisme d'interface peut assister l'entreprise dans ces formalités. Si les conditions de conclusion ne sont pas réunies, la D.D.T.E.F.P. peut refuser l'enregistrement, et le recours est porté devant le conseil des prud'hommes. L'administration ne peut pas prendre de décision de refus de déclaration, sauf à engager une procédure d'opposition préfectorale.

En savoir plus sur les organismes d'interface

Les chambres de commerce et d'industrie, les chambres de métiers et les chambres d'agriculture peuvent constituer des services d'apprentissage s'occupant, sans frais, des formalités procédurales comme l'enregistrement du contrat d'apprentissage.
Pour les entreprises inscrites au répertoire des métiers, l'interface de la chambre des métiers est obligatoire ; pour les entreprises immatriculées au registre du commerce et des sociétés, l'interface de la chambre de commerce et d'industrie est possible ; il en va de même pour les entreprises agricoles avec la chambre d'agriculture.


En savoir plus sur le contenu de la déclaration préalable

La déclaration préalable concerne les mesures nécessaires à l'organisation de l'apprentissage, et tout ce qui est de nature à permettre une formation satisfaisante aux apprentis. Elle est établie à l'enregistrement du 1er contrat d'apprentissage et vaut pour une durée de 5 ans, après notification.
Le formulaire de déclaration comporte des informations relatives à l'employeur, à la dénomination de l'entreprise, au nombre de salariés non apprentis, aux diplômes susceptibles d'être préparés dans l'entreprise, au maître d'apprentissage (identité, diplômes et titres possédés, expérience professionnelle dans l'activité en relation avec la qualification).
Il est accompagné d'une attestation sur les mesures nécessaires à l'organisation de l'apprentissage, et ce qui est de nature à permettre une formation satisfaisante sur les plans suivants : équipement de l'entreprise, techniques utilisées, conditions de travail d'hygiène et de sécurité, compétences professionnelles et pédagogiques ainsi que moralité des responsables de formation dans l'entreprise.


En savoir plus sur l'opposition

L'administration ne peut prendre de décision de refus de déclaration, sauf à engager une procédure d'opposition préfectorale. Celle-ci se fonde sur le constat d'une méconnaissance des obligations de l'employeur ou du maître d'apprentissage, ou de la moralité du maître d'apprentissage, opéré :
- par le service enregistrant les contrats d'apprentissage ;
- ou par l'inspection de l'apprentissage ou du travail lors de contrôles et après mise en demeure de régularisation.


54. Durée du contrat

formation des jeunes et demandeurs d'emploi > contrat d'apprentissage > durée du contrat

Résumé : La durée du contrat d’apprentissage est variable mais est généralement de 2 ans


La durée du contrat est déterminée en fonction des exigences propres au niveau de qualification (articles L 116-3 de l’ancien code du travail et L6233-8  du nouveau code) et correspond à la durée du cycle de formation (articles L 115-2 de l’ancien code du travail et  L6222-7 du nouveau code), généralement de deux ans. Elle peut varier d'un à trois ans, en raison du type de profession ou du niveau de qualification pour un diplôme préparé. Elle peut être adaptée en fonction du niveau initial de compétences de l'apprenti et prolongée d'au plus un an, en cas d'échec à l'examen (articles L 117-9 de l’ancien code du travail et L6222-11 du nouveau code).

Vis-à-vis du cycle de formation, le début du contrat ne peut lui être antérieur de plus de 3 mois, et son terme postérieur de plus de 2 mois (articles L 117-13 de l’ancien code du travail et   L6222-12 du nouveau code). La période d'essai est d'au plus 2 mois (articles L 117-17 de l’ancien code du travail et L6222-18 du nouveau code).

En savoir plus sur la variation de la durée du contrat d'apprentissage

Pour un diplôme donné, la durée du contrat d'apprentissage peut être réduite à un an ou allongée à 3 ans, en fonction du type de profession et du niveau de qualification préparé (articles R 117-6 et R 117-6-1 de l’ancien code du travail et R6222-6 et R6222-7 du nouveau code).

Tel est, notamment le cas, d'un allongement lorsque la durée réglementaire de préparation d'un diplôme de l'enseignement supérieur long, d'un titre d'ingénieur diplômé, ou d'un titre à finalité professionnelle inscrit au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), est de 3 ans. Après autorisation du directeur du centre de formation d'apprentis (C.F.A.), et sur décision du recteur, le contrat peut être réduit à un an pour tenir compte du niveau antérieurement acquis par l'apprenti dans certains cas : formation d'au moins un an en établissement technologique ou en contrat de qualification. Il peut en être de même :
- s'il a effectué un stage qualifiant ;
- s'il est titulaire d'un diplôme ou titre homologué de niveau supérieur ;
- s'il est titulaire d'un diplôme de l'enseignement technologique ou professionnel ou titre homologué de même niveau et en rapport direct avec la nouvelle qualification recherchée.

Pour tenir compte du niveau initial de compétences, et après une évaluation individuelle de compétences, une demande d'adaptation de la durée du contrat d'apprentissage (réduction ou allongement) peut être formulée conjointement par l'apprenti et l'employeur, et accordée par le recteur (sauf agriculture : DRAF), après avis de l'inspection d'apprentissage.


En savoir plus sur la rupture du contrat d'apprentissage

Sauf accord des parties, la rupture avant terme ne peut être prononcée que par le conseil des prud'hommes pour inaptitude, faute grave ou manquements répétés à ses obligations (articles L 117-17 de l’ancien code du travail et L6222-18 du nouveau code).
Les parties peuvent également mettre un terme au contrat en cas d'obtention du diplôme ou du titre préparé.


à suivre...






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DORLET Jean-Michel
DORLET Jean-Michel
Chargé d'enseignement
université de Bourgogne - France
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