Le Dun est un de ces petits fleuves côtiers du littoral du département de la Seine-Maritime qui se jette dans la Manche sur la Côte d’Albâtre. Voisin de la Veules (le plus petit fleuve de France), ce cours d’eau long seulement de 13 km, possède une vallée toujours fortement marquée par la présence d’activités liées au lin, plante textile emblématique du Pays de Caux.
Le Dun, un petit fleuve côtier (Photo Stéphane Bouvier, (c) tous droits réservés)
Étymologie
L’origine du nom Dun est à rechercher dans la déformation phonétique d'un terme celtique, soit don signifiant profond et faisant référence à l’encaissement de la vallée dans le plateau calcaire, soit dor ou dur désignant un cours d'eau [1].
Le bassin du Dun, malgré sa faible superficie, est soumis régulièrement à des inondations liées au ruissellement et aux capacités limitées du lit étroit du fleuve à faire face aux événements météorologiques exceptionnels. L’état écologique du cours d’eau est médiocre, ce dernier est victime de pollutions diffuses par les nitrates et les produits phyto-sanitaires, de pollutions ponctuelles (matières organiques, azotées...) et du busage de son exutoire (un programme de réestuarisation est à l’étude [4].
Économie
La vallée du Dun est marquée par le lin dont la culture et la transformation dominent la vie économique locale.
Introduite dans le Pays de Caux au XIIIe siècle, la culture du lin est toujours très présente sur les terres de ce plateau calcaire et dans le bassin du Dun ; la Haute-Normandie, avec plus de 40 000 ha dédiés à la culture du lin (dont l'écrasante majorité dans le Caux), assure la moitié de la production française (la deuxième du monde après la Chine). Les nombreuses anciennes maisons de tisserands qui s'alignent dans la basse vallée du fleuve côtier témoignent de son importance dans l'histoire. Aujourd'hui encore, cette plante textile occupe une place de choix dans l'économie régionale. Saint-Pierre-le Viger est le siège d'une entreprise de fibres et semences de lin : Terre de Lin. Fondée en 1940 et issue de la fusion de 5 coopératives, elle regroupe 650 exploitants cultivant 11 000 ha, soit 13 % des surfaces cultivées en France (10 % en Europe), emploie 250 salariés et a réalisé un chiffre d'affaires de 52 millions € en 2006. Les productions de Terre de Lin sont exportées dans le monde entier, en particulier en Chine [5].
La communauté de communes regroupant petites villes et villages du bassin du Dun a choisi une dénomination - Entre Mer et Lin - rappelant toute la place de cette plante textile [6]. Chaque année, au mois de juillet, les communes de la vallée de Fontaine-le-Dun à Saint-Pierre-le-Vieux organisent la grande fête du lin et de l'aiguille à l'occasion de laquelle sont présentés les différents métiers traditionnels liés à la transformation du lin.
Même si elle ne fut pas construite avec cette roche sédimentaire, la chapelle Sainte-Marguerite de La Gaillarde est l'un des plus anciens édifices religieux préservés du Pays de Caux. Datant des premiers temps de l'époque romane (fin XIe - début XIIe siècle), elle dépendait de la puissante abbaye de Fécamp qui possédait presque toute la vallée du Dun sans qu'on en connaisse les fonctions exactes, léproserie ou simple chapelle seigneuriale ? [10]
Géographie
Le Dun prend sa source à Crasville-la-Rocquefort sur les hauteurs du plateau du Pays de Caux, s’écoule vers le nord-ouest jusqu’à Fontaine-le-Dun, puis prend une direction nord-est à partir de cette commune avant de retrouver son orientation première dans les deux derniers kilomètres de son cours et se jeter dans la Manche à Saint-Aubin-sur-Mer après un parcours de 12,8 km [2]. Pendant de longues décennies, le Dun n'a plus connu d'écoulement continu, son lit ne se remplissant que lors de périodes de fortes précipitations, mais depuis l'hiver 1999-2000, il s'est remis à couler sans interruption sans doute en raison d'une remontée du niveau de l'aquifère l'alimentant [1]. Subissant peu de variations annuelles, son débit est faible, de l'ordre de 0,45 m³/s à l'exutoire (inférieur à celui de la Veules voisine pourtant dix fois moins longue). Cette indigence est liée à l'étroitesse de son bassin versant (93 km²) dont une partie des eaux est captée par sa voisine déjà citée [3]. A Anglesqueville (près de Bourg-Dun), le Dun reçoit l'apport de son seul affluent, la Dunette, mince filet d'eau d'un kilomètre de long.Le Dun à La Gaillarde (Photo Stéphane Bouvier, (c) tous droits réservés)
Le bassin du Dun, malgré sa faible superficie, est soumis régulièrement à des inondations liées au ruissellement et aux capacités limitées du lit étroit du fleuve à faire face aux événements météorologiques exceptionnels. L’état écologique du cours d’eau est médiocre, ce dernier est victime de pollutions diffuses par les nitrates et les produits phyto-sanitaires, de pollutions ponctuelles (matières organiques, azotées...) et du busage de son exutoire (un programme de réestuarisation est à l’étude [4].
Économie
La vallée du Dun est marquée par le lin dont la culture et la transformation dominent la vie économique locale.Introduite dans le Pays de Caux au XIIIe siècle, la culture du lin est toujours très présente sur les terres de ce plateau calcaire et dans le bassin du Dun ; la Haute-Normandie, avec plus de 40 000 ha dédiés à la culture du lin (dont l'écrasante majorité dans le Caux), assure la moitié de la production française (la deuxième du monde après la Chine). Les nombreuses anciennes maisons de tisserands qui s'alignent dans la basse vallée du fleuve côtier témoignent de son importance dans l'histoire. Aujourd'hui encore, cette plante textile occupe une place de choix dans l'économie régionale. Saint-Pierre-le Viger est le siège d'une entreprise de fibres et semences de lin : Terre de Lin. Fondée en 1940 et issue de la fusion de 5 coopératives, elle regroupe 650 exploitants cultivant 11 000 ha, soit 13 % des surfaces cultivées en France (10 % en Europe), emploie 250 salariés et a réalisé un chiffre d'affaires de 52 millions € en 2006. Les productions de Terre de Lin sont exportées dans le monde entier, en particulier en Chine [5].
La communauté de communes regroupant petites villes et villages du bassin du Dun a choisi une dénomination - Entre Mer et Lin - rappelant toute la place de cette plante textile [6]. Chaque année, au mois de juillet, les communes de la vallée de Fontaine-le-Dun à Saint-Pierre-le-Vieux organisent la grande fête du lin et de l'aiguille à l'occasion de laquelle sont présentés les différents métiers traditionnels liés à la transformation du lin.
Patrimoine
Ce petit espace bénéficie d'un riche patrimoine avec la présence de monuments remarquables dont la construction fait intervenir le grès, seul ou associé à des matériaux locaux (silex, brique, colombages). Ainsi le château d'Herbouville à Saint-Pierre-le-Vieux, édifié aux XVIe et XVIIe siècles à l'initiative de Jean d'Herbouville, seigneur des lieux, mêle la brique et le grès [7] tout comme celui de Crasville-la-Rocquefort, construit au début du XVIIe siècle sous le règne d'Henri IV près de l'emplacement d'une forteresse dont l'ancienne motte castrale demeure encore visible [8] ou le château de Saint-Aubin-sur-Mer bâti, sous Louis XIV, en lieu et place d'une maison forte défendant l'accès de la vallée du Dun. La rustique chapelle Saint-Julien, datant de 1328 et sise au hameau de Flainville sur le territoire du Bourg-Dun, revêt, avec ses puissants murs de pierre, grès et silex et sa tourelle du XVe siècle, un aspect de forteresse [9]. Le grès, dont la dernière carrière de la vallée fut fermée en 1957, se retrouve dans des constructions plus modestes comme les pigeonniers où alternant avec la brique il offre de beaux exemples de polychromie ou peut être seulement utilisé pour les soubassements et les encadrements de fenêtres.Même si elle ne fut pas construite avec cette roche sédimentaire, la chapelle Sainte-Marguerite de La Gaillarde est l'un des plus anciens édifices religieux préservés du Pays de Caux. Datant des premiers temps de l'époque romane (fin XIe - début XIIe siècle), elle dépendait de la puissante abbaye de Fécamp qui possédait presque toute la vallée du Dun sans qu'on en connaisse les fonctions exactes, léproserie ou simple chapelle seigneuriale ? [10]
Références
- Albert Hennetier, Aux sources normandes: Promenade au fil des rivières en Seine-Maritime, p. 39.
- La fiche du Dun sur le site officiel du SANDRE
http://sandre.eaufrance.fr/app/chainage/ courdo/htm/G5100600. php?cg=G5100600 - Débit et bassin versant du Dun sur le site de l'Association régionale de l'environnement en Haute-Normandie
http://www.arehn.asso.fr/tabord/pdf/0402 01.pdf - L'état du Dun selon une enquête de l'agence Eau Seine-Normandie
https://www.espace-prive.eau-seine-norma ndie.fr/fileadmin/me diatheque/seine-aval /DCE/Doc_travail/zon e_reservee/PdM_Fiche s_UH__aout-07_/fiche _dun.pdf - Informations sur le site Terre de Lin
http://www.terredelin.com/HP/HomePage.as px - Site de la communauté de communes Entre Mer et Lin
http://www.plateaudecauxmaritime.fr/spip .php?article6 - Le château d'Herbouville sur le guide des châteaux de France
http://www.guide-chateaux.com/f/detail_v isite.cfm?chateau_id =2187 - Le château de Crasville-la-Rocquef
ort
http://www.gralon.net/tourisme/a-visiter /info-chateau-de-cra sville-la-roquefort- crasville-la-rocquef ort-16708.htm - La chapelle Saint-Julien sur le site de la mairie du Bourg-Dun
http://mairie.pagespro-orange.fr/bourg-d un/patrimoine.htm - Albert Hennetier, Aux sources normandes: Promenade au fil des rivières en Seine-Maritime, p. 40.








Patrice Bouyrat
Inviter en tant qu'auteur
Fil d'ariane
Je vous propose d'ajouter un fil d'ariane destiné à orienter les visiteurs.
Pour ce knol là, je vous ai rapidement préparé un petit knol d'exemple http://kno.li/0i
Pourriez vous me dire ce que vous en pensez:
-vous refusez
-vous choisissez telle ou telle options
-Me laissez choisir une solution adaptée.
Je n'ai pas pris l'initiative de modifier de suite votre knol afin de vous montrer les variante du fil d'ariane
merci
Sans vouloir vous offusquer, empressez-vous de ne rien faire: avec une faute par phrase cela gênerait sans doute l'auteur de cette page, fort bien rédigée et sans aucune faute, que vous interveniez sur son travail.
Knol d'essaie version publié > Knol d'essai: version publiée
Je l'utilise pour faire des essais de mise en page, mage, etc. > mage? marge? image?
C'est la version que je préfére, et vous conseil. > vous conseille
le fil tronqué commence à la page nommé: > nommée
Yves Maniette
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-->Le seul intérêt de celui ci est l'exemple de fil d'ariane et non le contenu textuel.
Ce dernier ayant été écrit "comme je pense" cad sans aucune correction de frappe, grammaire, etc. SI j'avais pu écrire en phonétique je l'aurais fait :-)
Sans vouloir vous offusquez, non plus, si vous le souhaitez vous pouvez corriger les fautes. Mais cela s'avèrerait inutile car le knol n'a pas de contenu et est fréquemment effacé.
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Vous pouvez ajouter votre fil d'Ariane (le modèle pourra être appliqué à quelques-uns de mes trop rares articles). Je n'ai pas répondu auparavant car j'ai pris de longues vacances...je suis désolé de voir la "petite" polémique qui s'est déroulée autour de cette proposition.
A bientôt.
H. Bertin
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Je viens de proposer un fil d'ariane. Vous restez libre de l'adapter à vos exigence.
à binetôt.
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