Motojiro KAJII - “Le Citron”
« L’oreille du chat est vraiment une drôle de chose. Mince et froide, elle est couverte de poil ras au dehors et luisante au dedans, comme la peau d’une pousse de bambou. Elle est d’une matière indéfinissable, à la fois dure et tendre, tout à fait particulière. Depuis mon enfance, j’avais toujours eu une envie irrésistible d’y donner, clac, un coup de poinçonneuse à tickets. Imagination cruelle?
Je m’étais demandé pourquoi, dans ce quartier, les chats marchaient en maîtres dans les rues. J’avais constaté que, d’abord, c’était un endroit où il n’y avait pratiquement pas de chiens. Il n’y en avait que dans les habitations un peu plus aisées. Par contre, la plupart des maisons de la rue avaient des chats pour protéger les marchandises contre les rats. Comme il n’y avait pas de chiens, mais beaucoup de chats, ceux-ci naturellement accaparaient les rues. Mais, à cette heure avancée de la nuit, c’était tout de même un spectacle impudent et bien étrange. Ils marchaient tranquillement comme de grandes dames sur un boulevard, ou encore couraient d’un carrefour à l’autre, comme des arpenteurs de la mairie.»
Je m’étais demandé pourquoi, dans ce quartier, les chats marchaient en maîtres dans les rues. J’avais constaté que, d’abord, c’était un endroit où il n’y avait pratiquement pas de chiens. Il n’y en avait que dans les habitations un peu plus aisées. Par contre, la plupart des maisons de la rue avaient des chats pour protéger les marchandises contre les rats. Comme il n’y avait pas de chiens, mais beaucoup de chats, ceux-ci naturellement accaparaient les rues. Mais, à cette heure avancée de la nuit, c’était tout de même un spectacle impudent et bien étrange. Ils marchaient tranquillement comme de grandes dames sur un boulevard, ou encore couraient d’un carrefour à l’autre, comme des arpenteurs de la mairie.»
André SUARES - “Voyage du Condottiere”
« Venise est pleine de lions en pierre, et de chats paisiblement assis, au seuil des maisons, dans l’orbe de leur queue. Les chats font des yeux heureux dans la voluptueuse Venise, et leur fourrure brille.
On voit tant de chats, à Sienne, qu’il semble ne point y avoir de chiens, ou les chiens se sont faits chats, peut-être. J’en avais neuf, disais-je, sous ma terrasse rouge; et deux étaient si hauts sur pattes, qu’après tout c’était sans doute d’anciens lévriers qui s’étaient chattés pour vivre à Fonte Branda. Tout le monde, à Sienne, aime les chats. Il en est deux, aux couleurs de la ville, qui sont nourris aux frais de l’État, dans le Palais de la République. Je n’en suis pas sûr, et je n’ai pas consulté les Olims de la Cité, au Palais Piccolomini; mais j’espère qu’il en est ainsi. Messieurs les Chats ont leurs marchands qui pourvoient à les satisfaire : tous les matins et parfois le soir, le bonhomme passe dans la rue, portant de la rate, du foie, du mou, du gras-double et d’autres morceaux de choix sur une espèce de tréteau en forme d’échelle. Il appelle, il fait tinter son grelot ou une crécelle. Les fenêtres s’ouvrent à tous les étages : un petit panier descend un bout de la corde, avec la monnaie nécessaire; et le vieux barbu de blanc, l’Hébé des minets, échange contre les sous le foie ou la rate, qu’on attend là-haut avec impatience. J’entends parfois un mia-ou qui module, où le râle du désir se confond avec le ronron de la joie. Sienne est la ville des chats. Ainsi pas une beauté ne lui manque.
On voit tant de chats, à Sienne, qu’il semble ne point y avoir de chiens, ou les chiens se sont faits chats, peut-être. J’en avais neuf, disais-je, sous ma terrasse rouge; et deux étaient si hauts sur pattes, qu’après tout c’était sans doute d’anciens lévriers qui s’étaient chattés pour vivre à Fonte Branda. Tout le monde, à Sienne, aime les chats. Il en est deux, aux couleurs de la ville, qui sont nourris aux frais de l’État, dans le Palais de la République. Je n’en suis pas sûr, et je n’ai pas consulté les Olims de la Cité, au Palais Piccolomini; mais j’espère qu’il en est ainsi. Messieurs les Chats ont leurs marchands qui pourvoient à les satisfaire : tous les matins et parfois le soir, le bonhomme passe dans la rue, portant de la rate, du foie, du mou, du gras-double et d’autres morceaux de choix sur une espèce de tréteau en forme d’échelle. Il appelle, il fait tinter son grelot ou une crécelle. Les fenêtres s’ouvrent à tous les étages : un petit panier descend un bout de la corde, avec la monnaie nécessaire; et le vieux barbu de blanc, l’Hébé des minets, échange contre les sous le foie ou la rate, qu’on attend là-haut avec impatience. J’entends parfois un mia-ou qui module, où le râle du désir se confond avec le ronron de la joie. Sienne est la ville des chats. Ainsi pas une beauté ne lui manque.
Jean ECHENOZ
« Quelques chats extrêmement écrasés quant à eux tachetaient la départementale de petits tapis de prière rarement siamois jamais persans. »
Paul MORAND -“Venises”
« Ces chats vénitiens ne se dérangent jamais, eux non plus, n’ayant rien à redouter des voitures; ce que je reproche aux chats, c’est de ne jamais dire bonjour. Les chats vénitiens ont l’air de faire partie du sol; ils n’ont pas de collerette; leur ventre est un biniou dégonflé, dans cette cité sans arbres ils ne savent plus grimper; ils sont dégoûtés de la vie, car il y a trop de souris, trop de pigeons.
COLETTE - “Les Vrilles de la vigne”
« Oui, dans ma vie, il y a eu beaucoup de chiens mais il y a eu le chat. A l'espèce chat, je suis redevable d'une certaine sorte, honorable, de dissimulation, d'un grand empire sur moi-même, d'une aversion caractérisée pour les sons brutaux, et du besoin de me taire longuement. »
COLETTE - “La Retraite sentimentale”
« Un dos arqué caresse mes jambes, s'en va, revient, me recaresse... Un ronron mijote au ras de terre, et c'est Péronnelle, grasse et rayée, qui vient me faire son salut du soir... Sous son vêtement d'été, dans le crépuscule, elle semble transparente et palpable, comme une crevette grise dans l'eau marine.
Péronnelle porte une robe d'un gris modeste mais de l'étoffe la plus soyeuse, un velours qui fond dans la main et s'argente au soleil. Rien de rasta, rien de ces Portugaises bariolées comme des perroquets.
Deux colliers noirs au cou, trois bracelets aux pattes de devant, la queue musclée et le menton distingué, avec des yeux d'un vert royal qui vous regardent droit, insolents, caressants, relevés aux coins, soulignés de khôl, Péronnelle irritée ne céderait pas devant Dieu le Père, pas même devant moi. Elle ronronne, lèche, mord et tape, et toute la maison marche comme un seul homme.
Turbulente comme un chien, Péronnelle emplit Casamène de roucoulements de colombe et de cris flûtés. A l'heure des lampes, elle exulte, déchire des journaux, vole des pelotons, chausse d'invisibles sabots et mène un galop de poulain qui la lance au milieu de la table, où elle devient un amical petit bélier qui nous pousse le menton de son front vigoureux, râpe la joue avec une langue en brosse à dents et se sert de ma tête comme d'une passerelle pour sauter sur la cheminée.»
Péronnelle porte une robe d'un gris modeste mais de l'étoffe la plus soyeuse, un velours qui fond dans la main et s'argente au soleil. Rien de rasta, rien de ces Portugaises bariolées comme des perroquets.
Deux colliers noirs au cou, trois bracelets aux pattes de devant, la queue musclée et le menton distingué, avec des yeux d'un vert royal qui vous regardent droit, insolents, caressants, relevés aux coins, soulignés de khôl, Péronnelle irritée ne céderait pas devant Dieu le Père, pas même devant moi. Elle ronronne, lèche, mord et tape, et toute la maison marche comme un seul homme.
Turbulente comme un chien, Péronnelle emplit Casamène de roucoulements de colombe et de cris flûtés. A l'heure des lampes, elle exulte, déchire des journaux, vole des pelotons, chausse d'invisibles sabots et mène un galop de poulain qui la lance au milieu de la table, où elle devient un amical petit bélier qui nous pousse le menton de son front vigoureux, râpe la joue avec une langue en brosse à dents et se sert de ma tête comme d'une passerelle pour sauter sur la cheminée.»
Sigmund FREUD
« Les chats, les femmes et les grands criminels ont ceci en commun, ils représentent un idéal inaccessible et une capacité à s'aimer soi-même qui nous les rend attirants.»
Jacques STERNBERG- “Contes glacés”
« Au commencement, Dieu créa le chat à son image. Et bien entendu il trouva que c'était bien. Et c'était bien d'ailleurs. Mais le chat était paresseux. Il ne voulait rien faire. Alors plus tard, après quelques millénaires, Dieu créa l'homme. Uniquement dans le but de servir le chat, de lui servir d'esclave jusqu'à la fin des temps. Au chat, il avait donné l'indolence et la lucidité; à l'homme il donna la névrose, le don du bricolage et la passion du travail. L'homme s'en donna à cœur joie. Au cours des siècles, il édifia toute une civilisation basée sur l'invention, la production et la consommation intensive. Civilisation qui n'avait en réalité qu'un seul but secret: offrir au chat le confort, le gîte et le couvert.
C'est-à-dire que l'homme inventa des millions d'objets inutiles, généralement absurdes, tout cela pour produire, parallèlement, les quelques objets indispensables au bien-être du chat : le radiateur, le coussin, le bol, le plat à cuire, le pêcheur breton, le tapis, la moquette, le panier d'osier et aussi peut-être la radio puisque les chats aiment la musique.
Mais de tout cela les hommes ne savent rien. À leurs souhaits. Bénis soient-ils. Et ils croient l'être. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes des chats.»
C'est-à-dire que l'homme inventa des millions d'objets inutiles, généralement absurdes, tout cela pour produire, parallèlement, les quelques objets indispensables au bien-être du chat : le radiateur, le coussin, le bol, le plat à cuire, le pêcheur breton, le tapis, la moquette, le panier d'osier et aussi peut-être la radio puisque les chats aiment la musique.
Mais de tout cela les hommes ne savent rien. À leurs souhaits. Bénis soient-ils. Et ils croient l'être. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes des chats.»
Kobayashi ISSA
« Aux fleurs de pruniers
Je parsème de sardines
La tombe de mon chat.»
Natsume SOSEKI - “Haïkus”
« L’année s’en va
Le chat demeure
Sur mes genoux blotti.»
Guillaume APOLLINAIRE - “Le bestiaire ou Cortège d’Orphée”
« Le chat
Je souhaite dans ma maison :
Une femme ayant sa raison,
un chat passant parmi les livres,
Des amis en toute saison
Sans lesquels je ne peux pas vivre.»
Robert LAROCHE - “Contes et Légendes du Chat”
« Connaissez-vous le maneki neko? Si son nom n'éveille en vous aucun écho, sa silhouette vous est à coup sûr familière impossible de franchir la porte d'un négoce asiatique - qu'il soit chinois ou japonais - sans apercevoir ce chat jovial, statuette de terre cuite vernissée ou de porcelaine juchée sur un comptoir ou proche de la porte.
Observez-le bien. Le maneki neko (ce qui signifie en japonais le chat qui invite) est depuis bien longtemps une véritable institution dans son pays d'origine, le Japon, ainsi qu'à travers l'Asie du Sud-Est. Il se présente sous les traits d'un beau matou, bien nourri, confortablement installé sur son train arrière. Sa couleur est blanche, mais on rencontre aussi des maneki neko noirs, argentés, ou encore dorés. Parfois, il s'agit d'un groupe de chats, petits et grands, appuyés les uns aux autres. Toujours, l'une des pattes antérieures du chat est appuyée à terre ; l'autre, dressée à la verticale, un peu recourbée, présente son extrémité en direction des visiteurs. Le maneki neko porte un collier pectoral, enrichi d'une inscription attestant son rôle de porte-bonheur et sa faculté d'attirer la prospérité sur son possesseur.
La patte tendue peut être la gauche ou la droite. En général, dans le premier cas, l’inscription du collier est « Sen Ryo » : sen signifiant beaucoup et ryo étant le nom de la grosse monnaie d'or à l'époque d'Edo (1603-1867) ; soit beaucoup d'or : voici ce que promet le chat. Quand il tend la patte droite, le maneki neko porte sur le cartouche de son collier le mot « Fuku », qui signifie bonheur, félicité. Le mouvement de la patte, tournée vers ceux qui regardent la statuette du chat qui invite, renvoie à une coutume japonaise toujours en vigueur. Quand un Occidental veut faire signe à quelqu'un d'approcher, il présente sa main avec les doigts recourbés vers soi-même ; tandis que le Japonais accomplira ce même geste en direction de son interlocuteur. Ainsi fait le maneki neko, prêt à partager son bienfaisant pouvoir avec quiconque le désire. Le chat qui invite, commercialisé sous la forme de statuettes, d'effigies variées, de porte-clefs et même de jouets - car il est tout comme dans L’Égypte ancienne le protecteur des enfants - promet, outre la fortune, santé et prospérité.
Observez-le bien. Le maneki neko (ce qui signifie en japonais le chat qui invite) est depuis bien longtemps une véritable institution dans son pays d'origine, le Japon, ainsi qu'à travers l'Asie du Sud-Est. Il se présente sous les traits d'un beau matou, bien nourri, confortablement installé sur son train arrière. Sa couleur est blanche, mais on rencontre aussi des maneki neko noirs, argentés, ou encore dorés. Parfois, il s'agit d'un groupe de chats, petits et grands, appuyés les uns aux autres. Toujours, l'une des pattes antérieures du chat est appuyée à terre ; l'autre, dressée à la verticale, un peu recourbée, présente son extrémité en direction des visiteurs. Le maneki neko porte un collier pectoral, enrichi d'une inscription attestant son rôle de porte-bonheur et sa faculté d'attirer la prospérité sur son possesseur.
La patte tendue peut être la gauche ou la droite. En général, dans le premier cas, l’inscription du collier est « Sen Ryo » : sen signifiant beaucoup et ryo étant le nom de la grosse monnaie d'or à l'époque d'Edo (1603-1867) ; soit beaucoup d'or : voici ce que promet le chat. Quand il tend la patte droite, le maneki neko porte sur le cartouche de son collier le mot « Fuku », qui signifie bonheur, félicité. Le mouvement de la patte, tournée vers ceux qui regardent la statuette du chat qui invite, renvoie à une coutume japonaise toujours en vigueur. Quand un Occidental veut faire signe à quelqu'un d'approcher, il présente sa main avec les doigts recourbés vers soi-même ; tandis que le Japonais accomplira ce même geste en direction de son interlocuteur. Ainsi fait le maneki neko, prêt à partager son bienfaisant pouvoir avec quiconque le désire. Le chat qui invite, commercialisé sous la forme de statuettes, d'effigies variées, de porte-clefs et même de jouets - car il est tout comme dans L’Égypte ancienne le protecteur des enfants - promet, outre la fortune, santé et prospérité.
« Si les chats possèdent le don quelque peu magique de retomber sur leurs pattes lorsqu'ils font une chute, ils le doivent au prophète Mahomet. Les musulmans ont toujours tenu les chats en haute estime, parce que le père des croyants les avait aimés d'un amour sincère. Voici comment il le prouva à celle qui partageait son existence vouée à la prière...
Elle s'appelait Muezza, et la légende ne nous dit rien de plus sur l'apparence de cette petite chatte, dont nous pouvons imaginer qu'elle arborait sans doute ce pelage fauve marbré de taches plus sombres, rencontré si souvent en Orient chez les chats domestiques.
Muezza, dit-on, était très attachée à son maître, et partageait sa demeure. Les chats, on le sait, sont attirés par les personnes sédentaires et paisibles; le Prophète passait de longues heures à étudier, prier et méditer, ne quittant les lieux où il vivait que pour fréquenter la mosquée. Un jour que Mahomet voulait se lever pour se rendre à la prière commune, il s'aperçut que Muezza dormait d'un profond sommeil, lovée dans une des larges manches de sa djellaba. Pour ne pas la déranger, le Prophète jugea préférable de déchirer sans bruit un pan de son vêtement.
Lorsqu'il regagna son logis, le père des croyants fut accueilli avec transports par Muezza. La petite bête s'était réveillée et, consciente peut-être de la faveur qui lui avait été faite, exécuta alors devant son maître une profonde révérence, son corps souple formant un arc de cercle et son museau touchant presque terre. Touché par cette preuve d'amitié et de soumission, Mahomet prit Muezza dans ses bras, lui caressa la tête en lui chuchotant de douces paroles. puis il passa trois fois sa main le long de l'échine de la chatte en murmurant une prière. C'est depuis, dit-on, que les chats possèdent le don de toujours retomber sur leurs pattes.»
Elle s'appelait Muezza, et la légende ne nous dit rien de plus sur l'apparence de cette petite chatte, dont nous pouvons imaginer qu'elle arborait sans doute ce pelage fauve marbré de taches plus sombres, rencontré si souvent en Orient chez les chats domestiques.
Muezza, dit-on, était très attachée à son maître, et partageait sa demeure. Les chats, on le sait, sont attirés par les personnes sédentaires et paisibles; le Prophète passait de longues heures à étudier, prier et méditer, ne quittant les lieux où il vivait que pour fréquenter la mosquée. Un jour que Mahomet voulait se lever pour se rendre à la prière commune, il s'aperçut que Muezza dormait d'un profond sommeil, lovée dans une des larges manches de sa djellaba. Pour ne pas la déranger, le Prophète jugea préférable de déchirer sans bruit un pan de son vêtement.
Lorsqu'il regagna son logis, le père des croyants fut accueilli avec transports par Muezza. La petite bête s'était réveillée et, consciente peut-être de la faveur qui lui avait été faite, exécuta alors devant son maître une profonde révérence, son corps souple formant un arc de cercle et son museau touchant presque terre. Touché par cette preuve d'amitié et de soumission, Mahomet prit Muezza dans ses bras, lui caressa la tête en lui chuchotant de douces paroles. puis il passa trois fois sa main le long de l'échine de la chatte en murmurant une prière. C'est depuis, dit-on, que les chats possèdent le don de toujours retomber sur leurs pattes.»
« Un chat qui s'installe dans notre demeure est une bénédiction. Il apporte avec lui sa joie de vivre, sa vivacité, son affection et sa beauté. Mais comment être certain qu'il acceptera de demeurer sous notre toit et d'y établir ses pénates, sans être tenté d'aller chercher ailleurs une meilleure accommodation?
( ... ) Dans les régions laitières, les paysans corsaient ce cérémonial d'un ultime épisode que le chat ne pouvait pas ne pas apprécier : on lui enduisait le dessous des pattes de bon beurre frais. Le chat partait aussitôt s'installer dans un coin tranquille de la maison, et entreprenait de se lécher, associant dès lors l'intérieur de sa nouvelle demeure à une sensation gustative agréable.»
( ... ) Dans les régions laitières, les paysans corsaient ce cérémonial d'un ultime épisode que le chat ne pouvait pas ne pas apprécier : on lui enduisait le dessous des pattes de bon beurre frais. Le chat partait aussitôt s'installer dans un coin tranquille de la maison, et entreprenait de se lécher, associant dès lors l'intérieur de sa nouvelle demeure à une sensation gustative agréable.»
Nouveautés littéraires
Natsume Sôseki - Je suis un chat - Gallimard / Unesco ( 2007 )






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