Recommandations de l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ( AFSSAPS ) [1]
reprises dans un article de la Revue du Praticien en 2006[2].
Le fièvre est souvent assimilée à quelque chose de dangereux. Elle est un mode de protection de l'organisme.
Elle est révélatrice d'un état pathologique possible. Cet état pathologique peut aller du plus bénin au plus grave sans qu'il y ait forcément une proportion entre l'intensité de la fièvre et la gravité de la maladie.
reprises dans un article de la Revue du Praticien en 2006[2].
Le fièvre est souvent assimilée à quelque chose de dangereux. Elle est un mode de protection de l'organisme.
Elle est révélatrice d'un état pathologique possible. Cet état pathologique peut aller du plus bénin au plus grave sans qu'il y ait forcément une proportion entre l'intensité de la fièvre et la gravité de la maladie.
Si vous pensez qu'il a de la fièvre
La fièvre est un symptôme objectif qui se mesure de façon instrumentale.
- Mesurez la température avec un thermomètre électronique rectal (méthode de référence ) .
- D'autres méthodes, moins précises sont toutefois intéressantes, car elles évitent le stress lié à la voie rectale : mesure par voie buccale ou axillaire ( sous le bras ) ou thermomètre à infra-rouge par voie auriculaire ( dans le conduit auditif ).
Le seuil de la fièvre
Le seuil de la fièvre retenu est de 38° C en rectal ( au plus proche de la température «centrale» ) . Ce qui veut dire que la fièvre est définie par une élévation de la température au-dessus de 38° C chez un enfant normalement couvert, dans un endroit tempéré, en l'absence d'activité intense.Rechercher toujours d'autres signes que la fièvre
- Toux , écoulement nasal
- Douleurs des oreilles , de la gorge
- Vomissements , diarrhée
- Tâches ou boutons sur la peau
- Comportement anormal
Avant de donner un médicament
Faire ces 3 gestes simples :- Donner à boire le plus souvent possible , une boisson bien acceptée par l'enfant.
- Déshabiller l'enfant ( mais pas tout nu ).
- Aérer ou diminuer la température de la pièce ( 18° - 19 ° pas plus ).
Le bain dans de l'eau à 2° C au-dessous de la température est remis en cause. Son action bénéfique sur la fièvre est minime au regard de l'inconfort qu'elle procure.
On traite un enfant, pas un chiffre
La fièvre est une réponse de l'organisme qui , jusqu 'à un certain seuil et dans un certain laps de temps, n'est pas a priori dangereuse. Normaliser un paramètre ne devrait plus constituer un but en soi aux yeux des parents. Il faut s'attacher à la cause de la fièvre. L'objectif du traitement de la fièvre est désormais plus centré sur l'amélioration du confort que sur la recherche systématique d'une température normale.Si le bébé a moins 3 mois et plus de 38°
Appeler le médecin [3]- Si l'enfant a moins d'un mois , le médecin doit évaluer la probabilité d'une infection bactérienne sévère. L'hospitalisation pour une mise en observation est inévitable .
- Entre 1 et 3 mois , l'enjeu pour le médecin est de minimiser les antibiotiques et les hospitalisations sans prendre le risque de laisser évoluer une infection bactérienne sévère.
Débuter le traitement au-delà de 38,5°
Si la fièvre est persistante.Donner un seul médicament : le paracétamol
(En première intention, s' il n'y a pas de contre indication et en respectant les précautions d'emploi ).La dose quotidienne (totale ) de paracétamol recommandée est d'environ 60 mg/kg/jour, ( sans dépasser les 80 mg /kg/jour) à répartir en 4 ou 6 prises :
soit
- 15 mg/kg toutes les 6 heures ( 4 prises par 24 heures )
- 10 mg/kg toutes les 4 heures ( 6 prises par 24 heures ) .
Les doses efficaces sont :
PARACETAMOL ( DOLIPRANE ® , EFFERALGAN © )
1/2 Suppositoire 100 mg : 4 fois par 24 heures pour un poids de l'enfant jusqu'à 5 kilogrammes
1 suppositoire ou 1 sachet de 100 mg : 4 fois par 24 heures pour un poids de l'enfant de 5 à 8 kilogrammes
1 suppositoire ou 1 sachet de 150 mg : 4 fois par 24 heures pour un poids de l'enfant de 8 à 12 kilogrammes
1 suppositoire ou 1 sachet de 200 mg : 4 fois par 24 heures pour un poids de l'enfant de 12 à 16 kilogrammes
1 suppositoire ou 1 sachet de 300 mg : 4 fois par 24 heures pour un poids de l'enfant de 16 à 24 kilogrammes
DOLIPRANE buvable : utiliser la pipette en fonction du poids de l'enfant - 4 prises par 24 heures.
En première intention il ne faut administrer qu'un seul médicament contre la fièvre ( antipyrétique ) , en s'assurant que l'enfant n'a pas reçu la même molécule sous une autre forme.
Pourquoi un seul médicament ?
Parce qu'il ne faut pas utiliser l'aspirine chez l'enfant en raison du risque indésirable du Syndrome de Reye , souvent mortel ( 0,7 / 100 000 enfants en 1996 ).Parce que l'association au paracétamol ou la substitution du paracétamol par un anti-inflammatoire ( ibuprofène , kétoprofène) ne sont envisagées qu'en deuxième intention , si la fièvre est mal tolérée au bout de 24 h. Les anti-inflammatoires ont peut être une action légèrement supérieure en terme d'efficacité ou de durée d'action , mais ont aussi des inconvénients que le paracétamol n'a pas.
La prescription de deux molécules en alternance n' est pas pertinente.
La prescription d'antibiotique ne doit pas être automatique
C'est à dire que la prescription d'antibiotique sur l'ordonnance du médecin , à prendre si la fièvre ne pas passe au bout de 2 - 3 jours est une grande erreur. Le médecin doit revoir l'enfant avant tout traitement antibactérien.[4]
Surveiller le comportement de l'enfant
- S'il joue , mange et bouge comme d'habitude
- S'il n'a pas d'éruption ou de tâches sur la peau
sinon consulter le médecin et lui communiquer vos constatations.
Chez 2 à 5% des enfants de moins de 5 ans, les accès de fièvre sont accompagnés de convulsions, généralement bénignes. Les études ont montré l'inefficacité des traitements préventifs sur ces crises convulsives.
Chez 2 à 5% des enfants de moins de 5 ans, les accès de fièvre sont accompagnés de convulsions, généralement bénignes. Les études ont montré l'inefficacité des traitements préventifs sur ces crises convulsives.
Références
- Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé
AFSSAPS - Antoine Veron , Dominique Dépinoy , - Fièvre de l'enfant / L'éducation des parents contre les idées fausses ! - La Revue du Praticien Médecine Générale / Tome 20 , n° 748/749 du 7 novembre 2006 , pp 1239-1241
- Vincent Gajdos et al.,-Fièvre du nourrisson de moins de 3 mois , Le Revue du Praticien Médecine générale / Tome 21 / n° 786/787 du 6 novembre 2007 , pp 984-986
- Armengaud Didier , Impact médecine , n° 247 , 3 juillet 2008 , page 21.






Salim Djelouat
Inviter en tant qu'auteur
au sujet de l'emploi du paracétamol
Voir les liens :
www.destinationsante
http://www.medecinew
Typiquement une publication mal interprétée. On constate statistiquement que les enfants qui prennent du paracétamol plus que d'autres ont de l'asthme.
De même que l'on constate que les voitures rouges ont plus d'accident... On ne suggère pas de les repeindre pour autant.
Un enfant plus souvent malades dans l'enfance va à la fois prendre plus souvent du paracétamol et faire plus souvent de l'asthme. Cela ne veut pas dire qu'il y a un lien de cause à effet.
Sinon, on pourrait aussi dire que les enfants qui voient souvent un médecin dans la petite enfance sont plus souvent asthmatiques plus tard. Et on en déduit quoi...
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voir des les liens scientifiques très sérieux :
http://www.creapharm
http://www.allergiqu
http://www.futura-sc
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