La loi d'urgence sur la stabilisation de l'économie est passée. Et après?

Le plan de sauvetage n'est qu'un début , une surveillance et une action pugnaces sur l'économie réélle, sont nécessaires.

Comme ce fut le cas pour d'autres, cette crise souligne les limites de l'autorégulation ainsi que l'importance des filets de sécurité pour protéger les membres les plus vulnérables de notre société, qui sont en général les premiers et les plus durement touchés par de tels revers. C'est malheureux, mais il semble qu'il faille un séïsme de cette ampleur pour remettre en cause trente ans d'idéologie libérale et rappeler aux américains que quand il s'agit déconomie, nous sommes tous concernés.


D'apres l'article de John Irons.  Ce knol est une traduction de The emergency economic stabilization act is law. Now what? , il ne reflète pas mon opinion, mais ma compréhension de l'article d'origine.
 

 Introduction

L'amendement  d'urgence, de  451  pages, sur la stabilisation de l'économie  (Emergency Economic Stabilization Act) , qui a force de loi depuis sa signature  par le président Bush est loin d'être parfait, on l' a d'ailleur surchargé de dispositions  qui en fin de compte  n'ont rien à voir avec la crise actuelle. cependant, il est absolument nécessaire étant donné la rapide détérioration des marchés financiers et leur impact potentiel sur les travailleurs américains.  De toute manière il faut voir cela comme un début et non une fin. La crise est encore larvé, et il reste  beaucoup à apprendre de l'exposition des  entreprises aux  crédits hypotécarires et à ce que l'on a appelé les  "actifs toxiques"  que le gouvernement fédéral s'apprète à  racheter dans une tentative de stabilisation  des marché financiers. Encore plus important, les garde-fous sensés protéger les contribuables qui ont été ajoutés au texte au cours de deux semaine de débats acharnés ne sont pas contraignants et dépendront entièrement du bon vouloir du secrétaire d'état au Trésor et de la surveillance attentive du congré et du public quant à leur mise en oeuvre.
 

Protection des contribuables.

 La première version du plan de sauvetage des marchés proposée par l'administration  demandait un chèque en blanc de 700 milliard de dollar pour le secrétaire d'état au trésor Henry Paulson, sans  surveillance, sans  compte à rendre et sans transparence.  Les membres du congrès ont insisté pour que soient inclues des mesures de protection du contribuable, des exigences de  transparence, et un contrôle gouvernemental ainsi qu'une aide aux proprietaires de résidence principale, mais ceux ci, formulé en temes vagues, resemble en définitive plus à des  voeux pieux  qu'a de vrais exigences. il incombera au public et au congres de  garder un oeuil attentif  sur les décisions qui seront prises dans les mois à venir.
Il est important de s'assurer que les actifs délétères soient achetés au prix le plus bas possible tout en ayant l'effet désiré sur les liquidités. Si le gouvernement paie une prime, un montant supérieur à la vrai valeur de marché courante, le trésor devra recevoir en contrepartie des parts dans les entreprises ainsi sauvegardées. C'est important pour deux raisons. D'une part sans actionnariat, le contribuable prendrait tout les risques et n'aurait aucune possibilité de retour sur investissement. D'autre part, le rachat d'actif au dessus de leur valeur, laisserait repartir des entreprises après des années de comportements à risque, voir frauduleux sur les marchés financiers, sans autres sentence qu'une petite tape sur les doigts.

En fin de compte le Trésor vendra les actifs qu'il achète avec l'argent emprunté aujourd'hui, et il pourrait même en tirer profit, cela dépend du prix d'achat et du montage de la vente. La loi prévoit également que le président soumette une proposition de dédomagement des pertes éventuelles par les financiers, il est important que cela soit fait.

L'année prochaine, le Congrés et le président fraichement élus devront revoir rapidement le plan et sa mise en oeuvre afin de s'assurer de la limitation des pertes excessives pour les contribuables et de leur participation aux profits éventuels. Il est crucial que la loi sur les faillites soit amendée afin d'autoriser les proprétaires en faillites, dans le cadre d'un plan de remboursement, à renégotier les termes d'un prêt hypotécaire.

 

 Mise en oeuvre

  • Paulson a embauché un ancien de la firme Goldman Sach, Neel Kashkari, pour superviser le plan de sauvetage. Mais il n'y a pas de feuille de route clairement définie. Kashkari aura la responsabilité d'organiser des enchères inversées pour racheter les actifs délétères .Mais quelle part de l'actionnariat sera demandé en contrepartie? Quelles entreprises seront les premières à pouvoir accéder aux fonds fédéraux? Comment les actifs ainsi cédés seront ils évalués? Comment les salaires, notoirement hors norme, des dirigeants de Wall Street seront infléchis?
  • D'apres un article du New York Times. Le Trésor envisage de prendre des participation dans des banques pour améliorer la liquidité des marchés. Le détail d'un tel montage restent à définir, mais, cette approche semble plus prometteuse qu'un simple rachat de mauvais actifs.
 

Traiter la crise dans l'économie réelle.

Les ménages enduraient déjà un environement de récession bien avant que la crise financieèe n'occupe le devant de la scène, cet environnement continuera sans doute à se dégrader avant de s'améliorer, quoi qu'il advienne à Wall Street. La semaine dernière encore, les chiffres du chômages denotaient un déclin économique avec l'annonce de 159 000 emplois en moins pour septembre, le neuvieme mois négatif d'affilé, ce qui totalise pour 2008 plus de 750 000 chômeurs de plus. Le pouvoir d'achat a stagné ou baissé au cours de la derniere décénie alors que les frais de santé et le coût de l'énergie ont crevé le plafond. Une vague d'expropiation à frappé des millions de propriétaires dans tout le pays sans aucune contrepartie.

C'est pourquoi il est important que le sauvetage financier ne nous détourne pas de l'action urgente qui doit être menée sur l'économie dans son ensemble. Ainsi, le déficit budgétaire, consacré au bons projets, doit être considéré comme un investissement qui nous permettra de remettre plus rapidement notre économie sur les rails. Parmi les mesures les plus urgentes il y a la finalisation de la loi de prolongation des indemnités de chomage (qui a été approuvée par la Chambre, mais pas par le Sénat), qui prévoit de 7 à 20 semaines de plus selon le taux de chomage de l'Etat considéré.

Le congres devrait reprendre ses travaux juste apres les élections de novembre pour traiter les problèmes économiques concrets en votant un second paquet incitatif comprenant la création d'emploi directes a travers l'entretien et la construction d'infrastructures, des aides pour les états en difficulté, des bons alimentaires et des primes à la cuve ainsi que d'autres aides pour les chômeurs de longue durée.

 

Mesures de relance:

Début  2008  le Congrès a vote un ensemble disposition constitué principalement d’avoir fiscaux (environ 100$ milliard) et de réduction d’impôts  pour certaines activités (environ 50$ milliard)  l’ensemble de ce paquet fiscal représentant  1% du PIB. Depuis  le   début de l’année la situation économique à continué à se détériorer avec un total de  750000  emplois en moins sur les 9  premiers mois de l’année.

Un second paquet, au moins aussi important que le premier, devrait être envisagé pour limiter l’impact de  la crise financière et relancer l’économie. Ce paquet devrait comprendre  au moins :

·        Une aide aux états indigents.  29 états  totalisent un déficit budgétaire de  48 Milliard $ ($48 billion in FY2009 budget shortfalls ) pour  2009 d’après the Center for Budget and Policy Priorities. Comme les gouvernements des  états sont souvent dans l’obligation d’avoir un budget équilibré, ils sont obligés  d’augmenter leurs impôts et  de réduire leur dépenses en période de récession,  ce qui aggrave la  récession. Une aide à ces états  stopperait   le cercle vicieux.

·        Création directe d’emploi. Un investissement national dans les projets d’infrastructures peut rendre nos transports  plus rapides, nos  écoles plus belles et notre eau plus propre tout en créant des emplois.  De tels investissements peuvent avoir un effet immédiat. Par exemple le remplacement du pont effondré de Mineapolis a pris seulement un an. Des réparations et agrandissements des écoles  peuvent remettre les professionnels du bâtiment au travail.

o  Si l’on en croit l’American Society of Civil , plus des deux tiers des routes sont dans un état mauvais ou médiocre  , pour un cout de réparartion de $54Milliards.

o  Plus d’un quart des ponts ont un défaut de structure ou sont obsolètes, ce qui entraîne leur fermeture et parfois leur effondrement.

o  La moitié des écluses sont techniquement obsolètes ce qui entraîne la fermeture des canaux et des pertes économiques substantielles.

    • Les bâtiments scolaires sont vétustes, des études ont montré  que  127 à 322 Milliards  de dollar de plus sont nécessaires pour un retour à de bonnes conditions. Une enquête du ministère de l’éducation a conclu que pour  43% des  établissements,  l’état des infrastructures   interfère avec l’enseignement dispensé.
    • Les  déficiences des infrastructures de gestion des eaux usées ont provoquées un total de 9417 problèmes de débordement d’égouts pour 772 communautés qui ont eut pour résultat le déversement de 32 milliard d’hectolitre d’eaux usées, partiellement ou pas du tout  traités, sur l’ensemble de l’année.
  • Elargissement des aides pour les plus touchés. Extension de l’assurance chômage, aides alimentaires et autres aides maintiendrait de nombreuses familles  à flot et serait une stimulation efficace de l’économie, ces aides étant immédiatement  dépensées.

 

 

Tirer les leçons: Le besoin d'une vrai régulation

Le Congrès doit agir rapidement, tant que le public est sensibilisé, affin de prévenir les crises futures par une réglementation  et une application de la loi. Un mode de régulation réformé incluerait l'exigence d'une capitalisation supplémentaire, des limites aux  effet de levier, une plus grande transparence, une surveillance gouvernementale continue ainsi qu'une une action plus forte dans la prévention et la sanction des  manipulation de cours. Les institutions finacières se diversifiant dans de toujours plus nombreuses et nouvelles activités, une politique de  régulation devrait aussi être conçue pour guider les activités financière, plutot que de ne viser que certains établissements.
 
Les EtatsUnis on connus au cours de leur histoire  divers sauvetages de  marchés  financiers  en difficulté, depuis la réforme des banques, suite à la Grande Dépression, institué par Franklin D. Roosevelt  jusqu'au sauvetage  de l'epargne et du crédit   des années  quatre vingt. Nous croyons à l'EPI[1] que de telles interventions sont justifiées pour prévenir des effondrement catastophique qui n'affectent pas seulement les gourous de la finance mais  aussi les travailleurs. Evidemmment,  il est  de loin préférable de  prévenir les catastrophes, c'est pourquoi  les intervention de crises sont généralement suivies par de nouveaux modes de régulation.
 
Comme ce fut le cas pour  d'autres, cette crise souligne les limites de l'autorégulation ainsi que l'importance des filets de sécurité pour protéger les membres les plus vulnérables  de notre société, qui sont en général les premiers et les plus durement touchés par de tels revers. C'est malheureux, mais il semble qu'il faille un séïsme de cette ampleur pour  remettre en cause  trente ans d'idéologie libérale et rappeler aux américains que quand il s'agit déconomie, nous sommes tous concernés. 

Références

  1. Economic Policy Institute . C'est un think tank, c'est à dire un institut politique privé.

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Marc Boizeau
Marc Boizeau
IT Project Manager chez ASI Informatique
Saint Mandé
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Dernière modification : 13 oct. 2008 02:46.

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