En première intention, ce sont généralement des mesures hygiéno diététiques et des traitements classiques qui sont instaurés.
L'insuline dans le traitement du diabète de type 2
En France 40% des patients diabètiques bénéficient d'une monothérapie, 30% d'une bithérapie et 20% sont sous insuline.
L'insuline administrée au coucher a pour objectif d'obtenir une glycémie inférieure à 1,1 grammes au réveil.
L'insuline doit être une insuline lente ou semi-lente.
- Insuline NPH, insuline NPH Flex : Insulatard ®, Umuline ®, Basal ®
ce sont les insulines les moins chères du marché, elles doivent être injectées au coucher, donc le plus tard possible dans la soirée.
L'hypoglycémie vers 2 ou 3 heures du matin représente le principal risque de ces insulines. - Analogues de l'insuline lente : Lantus ®, Levemir ®
L'insuline Lantus ® coûte 2 fois plus cher mais peut s'injecter au dîner, le risque d'hypoglycémie nocturne est moindre.
L'insuline Levemir ® impose des doses beaucoup plus importantes que les précédentes, 2 injections sont parfois nécessaires pour obtenir le même résultat.
Débuter avec l'insuline NPH (Umuline NPH ® ou Insulatard ®).
En cas de survenue d'hypoglycémie nocturne ou bien si le diabètique est âgé ou coronarien, il est préférable d'utiliser Lantus ®
Commencer le traitement avec une dose pédiatrique, environ 10 unités.
Augmenter ensuite la dose tous les 3 jours :
augmenter de 2 unités si la glycémie au réveil dépasse 1,5 g/l
augmenter de 1 unité si la glycémie au réveil dépasse 1,1 g/l
En cas de survenue d'hypoglycémie la nuit, il faut enlever 1 unité.
La dose efficace peut atteindre 1 unité/kg.
De nombreux diabètiques refusent cette mise sous insuline redoutant que l'aptitude à leur poste de travail ne soit remise en question du fait de ce traitement. Or la règlementation actuelle, par exemple, n'interdit pas la conduite de véhicules lourds à un diabètique de type 2 sous insuline, alors qu'un salarié porteur d'un diabète de type 2 déséquilibré pourra se voir refuser l'aptitude à la conduite de certains véhicules, ou la tenue de certains postes de sécurité.
Les nouvelles molécules dans le traitement du diabète de type 2
Ces nouveaux traitements prennent la voie des incrétines et concourent donc à faire baisser la glycémie.
En effet ce sont des peptides qui ont un effet sur le pancréas ( en augmentant la sécrétion d'insuline et en diminuant la sécrétion de glucagon), sur le cerveau ( effet central sur l'appétit) et sur l'estomac ( ralentissement de la vidange gastrique).
En effet ce sont des peptides qui ont un effet sur le pancréas ( en augmentant la sécrétion d'insuline et en diminuant la sécrétion de glucagon), sur le cerveau ( effet central sur l'appétit) et sur l'estomac ( ralentissement de la vidange gastrique).
Ces nouvelles molécules sont soit des agonistes de GLP1, soit des inhibiteurs de la DPP-4
Agoniste du GLP-1 : Byetta ®
Ce traitement s'administre à raison de 2 injections sous-cutanées par jour. Un délai de 6 heures minimum doit toujours être respecté entre 2 injections.
Ce traitement s'administre à raison de 2 injections sous-cutanées par jour. Un délai de 6 heures minimum doit toujours être respecté entre 2 injections.
Les injections peuvent être réalisées lors du petit-déjeuner et du dîner, car les glycémies sont souvent éleveées après ces repas chez un diabètique de type 2.
Afin d'éviter les nausées et les vomissements, ces injections doivent toujours être réalisées avant les repas et l'augmentation des doses doit être progressive.
Byetta ® est une alternative à l'insuline, lors de l'échec de la bithérapie. Ce traitement favorise la perte de 3 kgs chez un patient diabètique, ne provoque pas d'hypoglycémie mais provoque des troubles digestifs.
Ce traitement est simple puisqu'il ne nécessite pas d'adaptation de doses, la même dose étant administrée tous les jours.
Il est indiqué chez des diabètiques de type 2 qui n'effectuent pas de surveillance glycémique et qui doivent maigrir.
Inhibiteurs de la DPP- 4 : Januvia ®, Xelevia ®, Galvus ®
Ces traitements sont administrés par voie orale, en 2 prises quotidiennes. Ils ne provoquent pas d'hypoglycémie sauf si on les associe aux sulfamides.
Ces traitements sont administrés par voie orale, en 2 prises quotidiennes. Ils ne provoquent pas d'hypoglycémie sauf si on les associe aux sulfamides.
Ils sont indiqués en bithérapie avec la metformine si l'HBA1c est supérieure à 6,5%, ou en trithérapie avec la metformine et les sulfamides si l'HBA1c est supérieure à 7%.
Ces nouvelles molécules sont indiquées lorsque l'on ne veut pas prendre de risque d'hypoglycémie : chez un sujet âgé, un patients aux antécédents cardio-vasculaires, ou un diabètique qui a un métier à risques ( travail en hauteur, poste de sécurité, conduite de véhicules, etc).
On dispose de peu de recul sur ces nouveaux traitements dont le prix est élevé.
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