Il n'existe pas un, mais des diabètes. Le diabète de type 1 et celui de type 2. La prévalence et l'incidence du diabète de type 2 sont en augmentation, c'est-à-dire que ce type de diabète semble être plus fréquent qu'auparavant ou qu'il est détecté plus souvent. Plusieurs facteurs de risques alimentaires et comportementaux ont été mis en évidence : surpoids, obésité (en particulier abdominale), activité physique réduite, forte consommation d'acides gras saturés, forte consommation d'aliments à index glycémique élevé et faible consommation de produits céréaliers complets.
Le traitement du diabète comporte à la fois une augmentation de l'activité physique, une alimentation équilibrée et la prise en charge des autres facteurs de risques : hypertension, tabagisme, hyperlipidémie.
L'activité physique est un excellent moyen de contrôler le poids et d'empêcher le développement de certaines formes d'obésité. Elle améliore globalement le système cardio-respiratoire et augmente la masse musculaire. Il en résulte une amélioration de l'équilibre énergétique puisqu'une partie de la graisse est remplacée par de la masse maigre. L'augmentation de la masse maigre favorise une élévation du métabolisme de base, puisque la masse musculaire au repos consomme davantage que la masse grasse au repos.
Le traitement du diabète comporte à la fois une augmentation de l'activité physique, une alimentation équilibrée et la prise en charge des autres facteurs de risques : hypertension, tabagisme, hyperlipidémie.
L'activité physique est un excellent moyen de contrôler le poids et d'empêcher le développement de certaines formes d'obésité. Elle améliore globalement le système cardio-respiratoire et augmente la masse musculaire. Il en résulte une amélioration de l'équilibre énergétique puisqu'une partie de la graisse est remplacée par de la masse maigre. L'augmentation de la masse maigre favorise une élévation du métabolisme de base, puisque la masse musculaire au repos consomme davantage que la masse grasse au repos.
Alimentation équilibrée et exercice physique
La diététique tient une place privilégiée dans le traitement des diabètiques. L'alimentation doit assurer un bon équilibre nutritionnel en évitant les variations trop importantes de la glycémie.
Concernant les glucide, le régime hypoglucidique n'a plus cours, la distinction sucre lent sucre rapide a été abandonnée, puisque la vitesse d'absorption varie en fonction des conditions d'ingestion, de la mixité des repas et du traitement culinaire des aliments. On parle désormais de glucides simples et complexes.
Il est conseillé de baser l'alimentation sur des glucides complexes, en augmentant la consommation de légumineuses, céréales complètes, et en favorisant la consommation d'une grande quantité de fruits et légumes chaque jour. L'alimentation doit être pauvre en graisse, sans en être totalement dépourvue, les graisses provenant d'acides gras polyinasaturés et monosaturés comme le poisson, les huiles végétales doivent être consommées. L'apport en protéines doit être régulier, sans être excessif. L'apport en acides gras trans ( acides gras qui se comportent dans l'organisme comme s'ils étaient des acides gras saturés), en cholestérol alimentaire, en sucres ajoutés, en sel et en alcool doit être maintenu au minimum
Traitement médicamenteux
Diabète de type 1
L'insuline est le traitement pour le diabète de type 1.
Diabète de type 2
La Haute Autorité de santé (HAS) a formulé des recommandations pour le traitement du diabète de type 2.
Le traitement est guidé par le résultat du taux sanguin d'hémoglobine glyquée qui est un bon reflet de l'équilibre du diabète au cours des 3 à 4 mois précédents. L’objectif est d’atteindre une hémoglobine glyquée (HbA1c) inférieure à 6,5%.
L’hémoglobine glyquée, résulte de la liaison de glucose à l’hémoglobine, cette glycation est favorisée par une glycémie élevée. La durée de vie des globules rouges étant en moyenne de 120 jours, la mesure du taux d’hémoglobine glyquée est corrélée à la glycémie moyenne au cours des 3 à 4 derniers mois.
L’Hb A est la forme principale de l’hémoglobine totale, on mesure généralement la fraction A1c.
L'HbA1c est bien corrélée à la glycémie à jeûn chez les patients diabétiques et non diabétiques.
Principaux antidiabétiques utilisés dans le diabète de type 2
- Metformine :
principal antidiabétique oral, elle n’induit pas d’hypoglycémie par elle-même.
- Insulinosécréteurs :
sulfamides hypoglycémiants, glinides (répaglinide = novonorm).
- Glitazones (thiazolinediones) :
elles font la preuve de leur effet hypoglycémiant.
En monothérapie, elles n’induisent pas d’hypoglycémie par elles-mêmes.
En bithérapie en association à la metformine ou aux sulfamides hypoglycémiants.
En trithérapie (metformine, insulinosécréteur, glitazone).
- Inhibiteurs des alphaglucosidases intestinales.
- Insulinothérapie du diabète de type 2 :
l’hypoglycémie est l’effet secondaire le plus fréquent associé à l’insulinothérapie.
Stratégie thérapeutique proposée par la HAS
- HbA1c inférieure ou égale à 6 % : diététique et activité physique.
- Si malgré 6 mois de diététique et d’activité physique, HbA1c supérieure à 6,5 %, monothérapie au choix : metformine ou bien inhibiteurs de l’alphaglucosidase en cas d’intolérance ou de contre-indication.
- Si malgré 6 mois de monothérapie, l'HbA1c est supérieure à 6.5 % : bithérapie.
- Metformine et insulinosécréteur.
- Metformine et glitazone.
- Metformine et inhibiteur des alphaglucosidases.
- Insulinosécréteur et glitazone en cas d’intolérance ou contre-indication à la metformine.
- Ou encore insulinosécréteur et inhibiteurs des alphaglucosidases.
- Si malgré la bithérapie, l'HbA1c est supérieure à 7 %, une trithérapie est recommandée.
- Metformine associé à insulinosécréteur et glitazone.
- ou opter d’emblée pour une adjonction unique d’insuline
- Si malgré la trithérapie, l'HbA1c est supérieure à 8 %, il faut interrompre les glitazones et assurer le passage à l’insuline.
En première intention est adjoint à la bithérapie orale une insuline au coucher, soit une insuline intermédiaire, soit un analogue lent.
Quel est le seuil d'insulinisation pour un diabètique de type 2 ? Il est atteint lorsque le diabète évolue depuis 10 ans, chez un patient dont le poids est stable mais dont le taux d'hémoglobine glyquée est supérieure à 8 %.
Quand l’antidiabétique oral ne suffit plus à maîtriser l’hyperglycémie, l’antidiabètique oral est associé à une injection d’insuline d’action prolongée qui est réalisée au coucher.
Cette injection d'insuline réalisée le soir au coucher permet de couvrir le pic hyperglycémique du matin.
Références
- Les photos sont sous copyright. Elles ne peuvent pas être utilisées librement.






Lionel Lionel
Inviter en tant qu'auteur
Bien, mais...
Bon contenu.
Mais un knol très isolé. J'ai ajouté, par exemple, des liens vers l'accueil francophone.
Un peu de présentation : justification des paragraphes.
Ajout de catégories (dans la colonne à droite).
Bien cordialement.
Lionel