Symbolique des labyrinthes de cathédrales.

Tout s'explique.

Faire des hypothèses est une chose relativement aisée, trouver des explications appuyées sur des faits est plus satisfaisant pour l'esprit, mais aussi plus périlleux.
Dans l'approche symbolique des cathédrales, formes, proportions, dénominations et fonctions sont étroitement liées et donnent son sens à l'édifice.
Les labyrinthes y trouvent tout naturellement leur place et leur fonction s'explique au grand jour.


Si l'on en croit ce que publie Wikipédia dans l'article GORTYNE (http://fr.wikipedia.org/wiki/Gortyne), dans cette ville de Crète se trouvent les ruines de la basilique de Saint Tite, dédiée à la Vierge "Mère de Dieu".
Selon Michel Fournier, chercheur Français expatrié là-bas et qui vit sur place depuis plusieurs années, elle a été construite au Vème siècle et serait la première cathédrale de la Chrétienté. Il signale qu'à cinq Km de cette "métropole" de Mitropolis se trouve le labyrinthe de Gortyne, lequel restera le fameux "labyrinthe mythologique" jusqu'à ce que Arthur Evans n'en décide autrement en affirmant, à tort, qu'il se trouvait à Knossos. (Voir: http://mixalis.unblog.fr/ ).
 
La plupart des cathédrales françaises dédiées à Notre-Dame, sont dotées d'un tel dispositif dessiné à même le sol de la nef. (Certains font penser au Labyrinthe de Crète).
                                                      
Plus ou moins stylisé, ce dessin représente un  parcours révélé par celui de Poitiers. Ce dernier est la "solution" du labyrinthe de Chartres, donc solution de tous les labyrinthes de cathédrales dédiées à Notre-Dame puisqu'ils se ressemblent tous dans leurs grandes lignes.
 
Pour le commun des mortels, labyrinthe est synonyme de "Parcours compliqué dans un inextricable enchevètrement de sentiers dont on ne sort que difficilement", et pour le dictionnaire "Réseau compliqué de chemins tortueux, de galeries...dont on a peine à sortir".
 
En fait et en appliquant la logique de la SYMBOLIQUE des Cathédrales, ce dispositif à cet endroit dans un corps de femme représenterait l'appareil génital féminin, dont fait partie l'utérus.
 
La comparaison point par point du dessin de Poitiers avec le schéma d'un appareil génital féminin en coupe frontale, montre à l'évidence que l'un est la copie conforme de l'autre.
 
                                   
 
 
Cela étant maintenant acquis, nous pouvons lire ce que ses concepteurs avaient à nous enseigner.
 
En effet, dans le labyrinthe de Chartres, en son centre très précisément, était représenté sur une plaque de cuivre qui a malheureusement disparu à la révolution, le mythe de Thésée combattant le Minotaure. A défaut de pouvoir montrer la plaque, car seuls sont encore visibles les tenons auxquels elle était fixée, l'auteur d'un  article sur cette cathédrale et sont labyrinthe, Jean Villette, présente le détail d'un tableau, peinture italienne du XVème siècle exposée au Musée du Louvre et représentant l'histoire de Thésée. On y voit Thésée, la main armée d'une lance, attaquer le monstre en passe d'être vaincu. La scène se déroule au centre d'un labyrinthe à la sortie duquel attendent deux femmes assises et sereines, j'allais dire sages, et pour cause, comme on va le voir. Le labyrinthe qui est reproduit sur la peinture est le même que celui de Chartres. Il représente donc un appareil génital féminin.
 
Que nous apprend le mythe de Thésée? Le Minotaure serait le fruit des amours coupables de Pasiphaé, épouse de Minos, avec un taureau. Pour se débarrasser de ce témoin génant lui rappelant son infortune, Minos enferme le monstre dans un labyrinthe construit par Dédale, un architecte expert en la matière. Malheureusement, le minotaure ne s'y tient pas tranquille et Minos est contraint, pour l'apaiser, de fournir chaque année au monstre qui les dévorera, sept jeunes garçons et sept jeunes filles vierges.
 
- Décodons: au centre de l'appareil génital féminin est enfermé un monstre qui n'est appaisé que s'il dévore tous les ans sept garçons et sept filles, soit quatorze enfants.
 
- Raisonnons: si le monstre dévore un enfant, il fait couler le sang, ça laisse des traces qui sont visibles. Ce sont les règles.
 
- Calculons: 13 X 28 jours = 364 jours, soit un an (à un jour près). Dans l'année, le monstre ne dévore donc que treize enfants sur les quatorze qui ont été mis à sa disposition. Thésée, le père, ayant réussi avec sa lance  à vaincre le Minotaure, le quatorzième enfant vient au monde, accueilli par les deux sages-femmes qui attendaient le résultat du combat. Fille ou garçon? Les astres décidaient par Minotaure interposé, mais au départ, sept et sept, les chances étaient égales pour les deux sexes.
 
Et s'il y a encore des doutes au sujet de cette interprétation, ils vont être balayés par ce qui suit. En effet, à Chartres ce labyrinthe est matérialisé au sol à l'aide de deux cent soixante-treize pierres blanches. La tradition populaire nous apprend qu'une pierre blanche est utilisée habituellement pour marquer un jour mémorable. Le parcours représenté fait donc référence à deux cent soixante-treize jours mémorables. Deux cent soixante-treize jours correspondent à la durée moyenne d'une gestation dans l'espèce humaine, comme je l'ai relevé dès 1991. La découverte a été communiquée par lettre à la revue "Notre-Dame de Chartres" qui n'a pas réagi sur le moment, mais l'information s'est quand même propagée et n'est plus contestée à ce jour. On trouvera en pièces jointes A et B ci-dessous, copies des deux correspondances qui en font état.
 
Le labyrinthe donne le dessin anatomique de l'enceinte où nait la vie, il indique la durée du séjour, il précise même que l'utérus est bifide (fendu en deux parties), ce que la faculté de médecine ne sait que depuis deux siècles environ.
 
L'ensemble des informations, interprétations et commentaires ci-dessus, y compris les dessins et schémas, sont tirés de: « Une cathédrale se dévoile », Éditions du Rhin/La Nuée Bleue/DNA, à Strasbourg, février 2004, ISBN 2-7165-0622-1. (Première édition: Chez l'auteur, Vendenheim, 1988).
 
Les photos sont extraites de différents articles publiés sur Internet. 
 
En conclusion: Les labyrinthes de cathédrales n'ont des labyrinthes que le nom. En fait ce sont des dessins très précis représentant l'organe où nait la vie.
Le mythe de Thésée qui se joue en son sein relate le déroulement détaillé de la fécondation et de la gestation humaine. C'est ce qu'avaient à nous dire les bâtisseurs de cathédrales.
On relevera que les concepteurs de ces merveilles avaient assurément le souci de l'esthétique combiné à une certaine discrétion.
 
Labyrinthe de Chartres 
Peinture Italienne 
Une dernière question:
Comment a-t-on pu par la suite dénommer ces équipements, "Pèlerinage à Jérusalem"; par ignorance, pudibonderie mal placée ou volonté délibérée d'induire en erreur?
Qui le dira, dans les commentaires ci-dessous?
 
Pièces jointes: A et B
 
A) 
   Lettre du 28.04.1991 à la revue "NOTRE-DAME DE CHARTRES", (à l'attention de Monsieur J. Lemarie), pour donner "l'explication GESTATION" dans l'interprétation des labyrinthes de Cathédrales.
 
 
 
 
B) 
   Lettre du 08.01.2000 à Monsieur Jean Villette pour m'étonner qu'il ne cite pas "la source initiale" de "l'explication GESTATION".
 

Commentaires

Réponse à la question

Bonjour Monsieur ROSART et toutes mes félicitations pour votre remarquable travail.

Je puis vous dire que vos théories (pour moi des thèses) sont justes et je vais vous apporter des éléments supplémentaires.

Dans le mythe ( "mytHos" en grec) de Thésée et du Minotaure, Ariane donne un FIL (" mytos") à Thésée.
C'est grâce à ce fil que Thésée trouve la FORCE de faire ce qu'il fait, c'est grâce à ce fil qu'il trouve le chemin de sa REnaissance qui fera de lui le ROI d'ATHENES. Elle lui donne aussi une couronne de lu,ière car le Labyrinthe est obscur et Thésée doit pouvoir voir dans les ténèbres ( "obscurité" se dit "skotina" en grec ).

http://www.aly-abbara.com/histoire/Mythologie/Grece/images/Ariane.html

Ariane aurait pu être son épouse... une mère comme le sont souvent les épouses... mais Thésée coupa le fil en abandonnant Ariane sur l'île de DIA.

Il a donc COUPE le CORDON OMBILICAL qui le "retenait" à sa "mère" et c'est cela qui fit définitivement le héros qu'il est devenu !

Ceci est un élément de plus pour attester que le labyrinthe, dans les cathédrales est la représentattion symbolique de l'utérus ( "mitra" en grec) de cette Notre-Dame qu'est la mère du Chris( "Christ" signfie "oint, béni".)

Il suffit donc que l'homme se PURIFIE pour devenir à son tour "oint" ou "christ".... et, en grec actuel, " honnête,probe, loyal" se dit "χρηστοσ" (lire "christos" !)et pour devenir, de ce fait, "fils de la Ste Mère l'Eglise" symbolisée par Marie ou Notre-Dame, la "Mitro-polis"... l'utérus de la multitude...

Quant à la réponse à la question que vous posez dans votre "knol", je l'ai donnée ailleurs :

http://knol.google.com/k/michel-fournier/le-labyrinthe-du-minotaure-à-dieu/fr8ig8b3sz7l/7#edit

Cordialement

Michel FOURNIER

Dernière modification 13 nov. 2009 12:36
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Sans titre

Bonjour LB,

La réponse à votre question se trouve ici :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Labyrinthe

Les plus vastes se trouvent dans les cathédrales françaises : Poitiers, Amiens, Arras, Auxerre, Reims, Bayeux, Chartres, Mirepoix, Saint-Omer, Saint-Quentin, Toulouse.

Cordialement

Michel FOURNIER

Dernière modification 4 nov. 2009 14:29
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Merci pour ce knol intéressant

Bonjour ,

avez-vous une liste exhaustive des édifices français qui contiennent un labyrinthe ( sur le sol ) ?

Cordialement ,

L.B.

Dernière modification 6 nov. 2009 05:04
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