Christianisme

Une présentation pour aujourd'hui

Croire que Dieu existe n'est pas absurde. Au long des siècles et encore aujourd'hui, des hommes pensent que l'on peut parler avec Dieu.
Le Christianisme est une religion, c'est à dire un ensemble de convictions et de pratiques concernant Dieu et le monde, fondée par les disciples de Jésus-Christ.

Ce "Knol" présente les convictions des chrétiens d'une façon compréhensible par les hommes de notre époque.


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Christianisme

une présentation pour aujourd'hui


(Texte en cours de rédaction)


Introduction


Convictions

Chaque homme a des convictions, plus ou moins fortes. "Croire", c'est avoir une conviction. André Comte-Sponville, philosophe athée, explique qu'il "croit" que Dieu n'existe pas.
Nous changeons parfois de convictions, et considérons par exemple comme vrai ce qui nous semblait faux ou impossible auparavant (ou le contraire).

Existe-t-il un être supérieur?

L'existence d'un être supérieur n'est pas absurde.
Il est impossible logiquement d’affirmer qu’il n'existe aucune entité ou ensemble d’entités supérieures à l’homme (éventuellement aussi différents de nous que nous le sommes d'une amibe), tout en étant éventuellement indifférent à lui, c’est à dire sans s’occuper de l'homme le moins du monde.
Comment nous, chétives créatures d’une toute petite banlieue de l’univers, pourrions-nous affirmer que nous savons tout sur celui-ci, et sur les dimensions et réalités qui le composent?
Nous faisons partie de l’univers; nous ne pouvons pas, par nature, le voir “de l’extérieur” et affirmer le comprendre entièrement.
Comment serait-il possible de “démontrer” qu’il n’existe pas d’êtres supérieurs à nous?
L’existence d’entités supérieures est donc tout à fait possible.

L'existence d'entités supérieures est vraisemblable

L’hypothèse de l’existence d’entités supérieures est relativement naturelle. L'inverse est moins imaginable: pourquoi et comment serions nous le sommet d’une création dont les lois résulteraient du pur hasard?
Que des résultats aussi magnifiques qu’une aile de papillon, ou aussi complexes que le cerveau d’un homme, résultent du pur hasard, est aussi peu probable que de créer une oeuvre littéraire majeure en appuyant au hasard sur les touches d’un clavier. Et s’il y a des “lois” de développement de l’univers, il reste à se demander pourquoi il y a ces lois!
Supposer qu’il existe une ou des intelligences supérieures à l’homme est donc assez logique.

Des êtres supérieurs peuvent choisir de se révéler à l'homme

S'il existe un ou des êtres supérieurs à l’homme, ce qui paraît fort possible comme on vient de le dire, il reste à voir si ce ou ces êtres pourraient choisir de se révéler à l’homme ou au contraire de ne pas se révéler.
Cette fois il faut bien admettre que les deux hypothèses sont possibles.
Si par exemple notre existence sur la terre est en quelque sorte une expérience créée par des êtres supérieurs, ils pourraient très bien choisir de ne se révéler en rien à nous.
Mais l’hypothèse inverse est également envisageable: un ou des êtres supérieurs à l’homme pourraient choisir d’entrer en dialogue avec nous.
Pourrions-nous comprendre une communication venant de ces êtres? Cela supposerait bien sûr qu’ils s’expriment d’une façon adaptée à nous…
Pourquoi cela leur serait-il impossible?


Attitudes humaines


Visions du monde

Chaque homme a sa vision du monde.
Notre vision de nous-mêmes et du réel qui nous entoure est inévitablement partielle, et colorée par nos affects et notre personnalité.
Chacun de nous a en quelque sorte des “lunettes” avec lesquelles il voit le monde; en réalité certains aspects du monde seulement, et déformés.
Nous nous cachons certains aspects des choses. Nous avons nos priorités, et nos refus.

Dire cela n’est pas avoir une vision pessimiste de l’homme: c’est constater une réalité dont il est bon d’avoir conscience. Un des auteurs qui ont bien mis en évidence ces faiblesses de l’attitude humaine est Alfred Van Vogt dans son livre Le monde des Non A. Pour lui “l’homme abstrait un certain savoir des événements et accorde à ce savoir un certain crédit; mais il risque d’en venir à prendre cette partie qu’il connaît pour le tout.” 

Cela concerne à la fois notre raison et notre sensibilité.
Pour chacun de nous il y a des concepts, des hypothèses, que nous pouvons concevoir et admettre, et d’autres qui nous sont complètement étrangers, alors même qu’ils sont éventuellement naturels et familiers pour d’autres hommes!
Et il nous arrive souvent de raisonner de façon erronée…

Sensibilité à tout réel

Certains hommes sont plus prêts que d'autres à se remettre en cause; à découvrir ce qu'il y a de vrai dans ce que dit l'autre.
Car nous n'avons pas à nous seul toute la vérité. Il est bon de comprendre ce qui motive le point de vue de l’autre, comment et pourquoi il pense ce qu’il pense.
Cette sensibilité à l'autre est d'abord un respect, et conduit à découvrir ce qu'il est et ce qu'il vit.

Nous ne pouvons véritablement nous ouvrir à ce qui est différent de nous que si nous sommes prêts à remettre en cause notre vision du monde et à nous centrer moins sur nous-mêmes.

Et il pourra arriver que nous changions d'avis.
Par exemple parce que certaines réflexions, certains événements éventuellement passés inaperçus d'un observateur extérieur, ont eu un écho en nous, ont éveillé des correspondances, résonné dans notre sensibilité, et nous ont mis en route…


Dieu se manifeste-t-il?


Quels sont les bons organes de perception?

Si Dieu "parle" ou "se montre", peut-être est-ce d'une façon discrète! C'est en tout cas ce que croient constater les chrétiens.
Pour "voir" la présence de Dieu ou son action, pour "entendre" ce qu'il dit, encore faut-il avoir le bon organe de perception.
Cet organe... c'est un coeur ouvert à l'autre, à "tout autre". C'est lui qui nous permet de nous ouvrir à Dieu, qui est complètement différent de nous, et de percevoir les signes de sa présence.

Dieu se révèle en Jésus-Christ

Il y a environ 2000 ans, vers l'an 30 de notre ère, un homme nommé Yeschoua (Jésus en français) a commencé à se manifester publiquement dans le pays d'Israël.
Affirmant sa relation directe avec "son Père des cieux", il apportait une loi d'amour dont il a témoigné par ses actes et par sa mort, mis en croix par les Romains. Ses disciples, les chrétiens, ont la responsabilité de transmettre ce message d'amour venu de Dieu par Jésus "le Christ" (c'est à dire "celui que Dieu a choisi").

Plus encore, les disciples ont affirmé l'avoir revu vivant après sa mort: ressuscité, non pas d'une vie qui devrait à nouveau s'achever, mais d'une vie éternelle, ignorant la mort.

Jésus est un homme, mais en même temps plus qu'un homme. Il est révélation de Dieu: il est ce que nous pouvons voir de Dieu sous la forme d'un homme. Telle est la conviction des chrétiens.

Dieu présent parmi nous

Jésus a chargé ses disciples de poursuivre sa présence: en faisant connaître sa vie et ses actions, notamment par les évangiles; et en célébrant comme il l'a demandé un repas où le pain partagé est le signe de son amour.

Mais il a aussi annoncé qu'il serait présent au milieu des croyants par un être invisible, l'Esprit Saint, qui guiderait ceux qui se fient en lui.


Croire?


Est-ce croyable?

Qu'est-ce qui est croyable et qu'est-ce qui ne l'est pas?
Si un être supérieur existe, comme c'est bien possible, pourquoi ne pourrait-il pas se manifester à nous sous la forme d'un homme?
Face à Jésus, homme complètement hors normes, ses contemporains se sont interrogés: qui est-il?
Les uns se sont fermés, ont refusé qu'il puisse dire vrai et être ce qu'il prétendait. D'autres sont restés ouverts, et ont été conduits à admettre l'incroyable: il est un homme qui vient de Dieu.

Est-ce vrai?

Il ne suffit pas que ce soit croyable. Encore faut-il parvenir personnellement à la conviction que c'est vrai.
Et c'est cela, se convertir: l'instant d'avant on considérait la divinité du Christ comme une possibilité parmi d'autres; et brusquement cela devient une évidence, on est convaincu.

La vérité du christianisme ne s'arrête pas là. Pour un chrétien, la vie prend une cohérence extraordinaire.C'est un peu l'équivalent de ce qu'est, pour un scientifique, une loi nouvelle qu'il découvre et qui explique beaucoup de phénomènes. Le chrétien trouve un sens profond à ce qu'il vit et à ce qu'il fait.


Prier

Dès lors qu'on pense que Dieu existe peut-être, il est naturel de se tourner vers lui à l'occasion, et de lui parler. C'est une des formes de la prière.

Prier c'est parler avec Dieu: c'est donc aussi l'écouter.
Mais le plus souvent Dieu ne parle pas de façon sensible. C'est par Jésus qu'il a parlé.
Dans notre vie, c'est à travers les événements et les pensées de tous les jours que nous apprenons peu à peu à discerner les chemins qui peuvent nous conduire vers plus d'amour.

Prier, c'est surtout apprendre à conformer sa vie au désir de Dieu pour les hommes, révélé par Jésus-Christ.

Commentaires

Une aide pour le connaissance

Ce knol aide nous â plus savoir sur Jésus-Crist.
Notre connaissance fait que nous pouvons croire dans Jésus; aussi nous avons la possibilité de non croire dans Jésus comme une divinite.
Mais il y a une verité: son message d’amour, de paix; sa philosophie a passé â travers les siêcles et l’histoire.
Ce knol n’est pas dogmatique: il parle sur Jésus-Crist mas ne dit que nous devons éter affiliés a une église determinée.
Le texte fait méditer. Croyants et non-croyants pouvons trouver ici idées comme un premier et simple commencement dans un chemin avec doutes, certitudes... Mais ne pouvons ignorer un homme dont on parle il y a 20 siêcles.

Alberto Auné

Dernière modification 30 juin 2009 13:12
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La conviction

La conviction commence généralement par de la découverte de choses considérées essentielles qui ravivent ou touchent notre inclination pour les questions spirituelles. La spiritualité est une faculté, une capacité dont l’humain est doté. Ce qui convainc une personne peut différer de ce qui en convainc une autre. Certains se souviennent qu’un déclic s’est produit en eux quand ils ont fait cette découverte, ont acquis cette connaissance. D’autres ont été attirés par les effets de la spiritualité, comme par exemple observer l’amour en action. D’autres encore ont réfléchi à ce qu’implique la spiritualité, c'est-à-dire l’attachement à des vertus et les œuvres qui en découlent. Chacun est unique ; la situation et la personnalité le sont aussi. C’est un ou plusieurs des éléments qui précèdent qui suscite la conviction que c’est ‘la vérité’ et l’amour pour Dieu. Les raisons initiales qui ont fait que quelqu’un aime Dieu et croit en ce qu’il révèle, ces raisons diffèrent sans doute de celles des autres. Il est fort probable que ces raisons soient tout aussi valables aujourd’hui que lorsqu’elles furent découvertes, puisque la vérité, par définition, ne change pas. La manifestation par excellence d’une spiritualité profonde est la relation avec Dieu, la prière régulière. Ceux qui prient sans rabâcher lisent et méditent ‘devant Dieu’, puisent de la force auprès de lui, recherchent sa direction et obtiennent son soutien. Ils manifestent les qualités divines dans leur vie, telles l’amour, la joie, la paix, la bonté, la maîtrise de soi.

Dernière modification 21 avr. 2009 07:23
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dommage pour l'histoire

Etant donné les hésitations historiques sur la réalité de Jesus telle qu'elle est communiquée par l'Eglise, le propos aurait peut-être gagné à se passer d'une référence aussi facile car considérée comme implicite.

Dernière modification 7 janv. 2009 06:59
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Le point de vue du psychanalyste


Croire en Dieu est la conséquence logique de ce qui fait l'homme : qu'il reconnaisse l'Autre, et que cette reconnaissance prenne le nom et la forme de la croyance.

D'autant que Dieu est parfait dans ce rôle : il manque, fait énigme et plus il a évolué, plus il s'est désincarné et a perdu toute forme de représentation.

Le processus de croyance n'a pas besoin d'un support imaginaire aussi constitué pour opérer. Si n'importe quoi peut s'offrir au sujet comme objet de désir, presque n'importe quoi peut également s'offrir à lui comme support de croyance : la mort de Dieu ( l'athéisme est une forme de croyance), un système social qui ferait le bonheur de l'homme, des lendemains qui chantent .

Si Dieu n'est pas requis par le rebond de la croyance, à quoi sert-il?

Ce qui ne chute pas, dans le passage de la toute-puissance paternelle à la toute-puissance divine, c'est la croyance en la toute-puissance elle-même, la toute-puissance de la pensée, qu'il est narcissiquement naturel de s'attribuer.

Alors Dieu est là, heureusement , pour nous épargner, dans sa miséricorde infinie, la charge de cette toute-puissance. Pour l'assumer et nous en débarrasser.

Dernière modification 17 juil. 2009 02:59
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L'organe de perception ...

Le passage clef de ton knol est ... "le Coeur" ... C'est une métaphore culturelle occidentale pour nos sentiments, notre sensibilité, notre bonté, notre humanité ... Il me paraitrait intéressant d'élaborer sur le concept, de développer les caractéristiques de cet "organe" pour dépasser la figure naïve de style ...

Le propos récent en 2006 du Père Bernard DEVERS, Fondateur de Habitat et Humanisme :
- « Dieu ne peut diviniser que ce que l’Homme a humanisé »
me parait pouvoir profondément éclairer cette relation Dieu/Homme par l'organe du cœur ...

Mais cela parle-t-il à tout le monde ?

Bien à toi, PSO

Dernière modification 22 avr. 2009 03:48
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Supériorité vs Infériorité

Bravo pour ce projet d'article ambitieux.

Il serait peut-être intéressant de tenter de donner une définition de la "supériorité" d'un être vis-à-vis d'un autre (intelligence, puissance physique, amour, ... ?).

Voici une proposition
- "l'Etre supérieur a conscience explicitement de l'existence de l'Etre inférieur (pour lui avoir éventuellement donné naissance) alors que l'Etre inférieur peut ne pas avoir conscience explicitement de l'existence de l'Etre supérieur" ...

Pour enrichissement éventuel de ton knol.

Bien fraternellement, PSO

Dernière modification 21 août 2008 22:51
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à quoi bon ?

Bonjour, Votre article est intéressant par la simplicité avec laquelle vous abordez ce sujet complexe mais je n'y trouve pas la question qui me semble essentielle. L'existence d'un être supérieur n'est pas absurde certes, mais je n'en vois plus l'intérêt. A quoi sert-Il ?

Dernière modification 21 août 2008 19:22
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