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Christianisme
une présentation pour aujourd'hui(Texte en cours de rédaction)
Nous changeons parfois de convictions, et considérons par exemple comme vrai ce qui nous semblait faux ou impossible auparavant (ou le contraire).
Existe-t-il un être supérieur?
L'existence d'un être supérieur n'est pas absurde.Il est impossible logiquement d’affirmer qu’il n'existe aucune entité ou ensemble d’entités supérieures à l’homme (éventuellement aussi différents de nous que nous le sommes d'une amibe), tout en étant éventuellement indifférent à lui, c’est à dire sans s’occuper de l'homme le moins du monde.
Comment nous, chétives créatures d’une toute petite banlieue de l’univers, pourrions-nous affirmer que nous savons tout sur celui-ci, et sur les dimensions et réalités qui le composent?
Nous faisons partie de l’univers; nous ne pouvons pas, par nature, le voir “de l’extérieur” et affirmer le comprendre entièrement.
Comment serait-il possible de “démontrer” qu’il n’existe pas d’êtres supérieurs à nous?
L’existence d’entités supérieures est donc tout à fait possible.
L'existence d'entités supérieures est vraisemblable
L’hypothèse de l’existence d’entités supérieures est relativement naturelle. L'inverse est moins imaginable: pourquoi et comment serions nous le sommet d’une création dont les lois résulteraient du pur hasard?Que des résultats aussi magnifiques qu’une aile de papillon, ou aussi complexes que le cerveau d’un homme, résultent du pur hasard, est aussi peu probable que de créer une oeuvre littéraire majeure en appuyant au hasard sur les touches d’un clavier. Et s’il y a des “lois” de développement de l’univers, il reste à se demander pourquoi il y a ces lois!
Supposer qu’il existe une ou des intelligences supérieures à l’homme est donc assez logique.
Des êtres supérieurs peuvent choisir de se révéler à l'homme
S'il existe un ou des êtres supérieurs à l’homme, ce qui paraît fort possible comme on vient de le dire, il reste à voir si ce ou ces êtres pourraient choisir de se révéler à l’homme ou au contraire de ne pas se révéler.Cette fois il faut bien admettre que les deux hypothèses sont possibles.
Si par exemple notre existence sur la terre est en quelque sorte une expérience créée par des êtres supérieurs, ils pourraient très bien choisir de ne se révéler en rien à nous.
Mais l’hypothèse inverse est également envisageable: un ou des êtres supérieurs à l’homme pourraient choisir d’entrer en dialogue avec nous.
Pourrions-nous comprendre une communication venant de ces êtres? Cela supposerait bien sûr qu’ils s’expriment d’une façon adaptée à nous…
Pourquoi cela leur serait-il impossible?
Attitudes humaines
Visions du monde
Chaque homme a sa vision du monde.Notre vision de nous-mêmes et du réel qui nous entoure est inévitablement partielle, et colorée par nos affects et notre personnalité.
Chacun de nous a en quelque sorte des “lunettes” avec lesquelles il voit le monde; en réalité certains aspects du monde seulement, et déformés.
Nous nous cachons certains aspects des choses. Nous avons nos priorités, et nos refus.
Dire cela n’est pas avoir une vision pessimiste de l’homme: c’est constater une réalité dont il est bon d’avoir conscience. Un des auteurs qui ont bien mis en évidence ces faiblesses de l’attitude humaine est Alfred Van Vogt dans son livre Le monde des Non A. Pour lui “l’homme abstrait un certain savoir des événements et accorde à ce savoir un certain crédit; mais il risque d’en venir à prendre cette partie qu’il connaît pour le tout.”
Cela concerne à la fois notre raison et notre sensibilité.
Pour chacun de nous il y a des concepts, des hypothèses, que nous pouvons concevoir et admettre, et d’autres qui nous sont complètement étrangers, alors même qu’ils sont éventuellement naturels et familiers pour d’autres hommes!
Et il nous arrive souvent de raisonner de façon erronée…
Sensibilité à tout réel
Certains hommes sont plus prêts que d'autres à se remettre en cause; à découvrir ce qu'il y a de vrai dans ce que dit l'autre.Car nous n'avons pas à nous seul toute la vérité. Il est bon de comprendre ce qui motive le point de vue de l’autre, comment et pourquoi il pense ce qu’il pense.
Cette sensibilité à l'autre est d'abord un respect, et conduit à découvrir ce qu'il est et ce qu'il vit.
Nous ne pouvons véritablement nous ouvrir à ce qui est différent de nous que si nous sommes prêts à remettre en cause notre vision du monde et à nous centrer moins sur nous-mêmes.
Et il pourra arriver que nous changions d'avis.
Par exemple parce que certaines réflexions, certains événements éventuellement passés inaperçus d'un observateur extérieur, ont eu un écho en nous, ont éveillé des correspondances, résonné dans notre sensibilité, et nous ont mis en route…
Dieu se manifeste-t-il?
Quels sont les bons organes de perception?
Si Dieu "parle" ou "se montre", peut-être est-ce d'une façon discrète! C'est en tout cas ce que croient constater les chrétiens.Pour "voir" la présence de Dieu ou son action, pour "entendre" ce qu'il dit, encore faut-il avoir le bon organe de perception.
Cet organe... c'est un coeur ouvert à l'autre, à "tout autre". C'est lui qui nous permet de nous ouvrir à Dieu, qui est complètement différent de nous, et de percevoir les signes de sa présence.
Dieu se révèle en Jésus-Christ
Il y a environ 2000 ans, vers l'an 30 de notre ère, un homme nommé Yeschoua (Jésus en français) a commencé à se manifester publiquement dans le pays d'Israël.Affirmant sa relation directe avec "son Père des cieux", il apportait une loi d'amour dont il a témoigné par ses actes et par sa mort, mis en croix par les Romains. Ses disciples, les chrétiens, ont la responsabilité de transmettre ce message d'amour venu de Dieu par Jésus "le Christ" (c'est à dire "celui que Dieu a choisi").
Plus encore, les disciples ont affirmé l'avoir revu vivant après sa mort: ressuscité, non pas d'une vie qui devrait à nouveau s'achever, mais d'une vie éternelle, ignorant la mort.
Jésus est un homme, mais en même temps plus qu'un homme. Il est révélation de Dieu: il est ce que nous pouvons voir de Dieu sous la forme d'un homme. Telle est la conviction des chrétiens.
Dieu présent parmi nous
Jésus a chargé ses disciples de poursuivre sa présence: en faisant connaître sa vie et ses actions, notamment par les évangiles; et en célébrant comme il l'a demandé un repas où le pain partagé est le signe de son amour.Mais il a aussi annoncé qu'il serait présent au milieu des croyants par un être invisible, l'Esprit Saint, qui guiderait ceux qui se fient en lui.
Croire?
Est-ce croyable?
Qu'est-ce qui est croyable et qu'est-ce qui ne l'est pas? Si un être supérieur existe, comme c'est bien possible, pourquoi ne pourrait-il pas se manifester à nous sous la forme d'un homme?
Face à Jésus, homme complètement hors normes, ses contemporains se sont interrogés: qui est-il?
Les uns se sont fermés, ont refusé qu'il puisse dire vrai et être ce qu'il prétendait. D'autres sont restés ouverts, et ont été conduits à admettre l'incroyable: il est un homme qui vient de Dieu.
Est-ce vrai?
Il ne suffit pas que ce soit croyable. Encore faut-il parvenir personnellement à la conviction que c'est vrai. Et c'est cela, se convertir: l'instant d'avant on considérait la divinité du Christ comme une possibilité parmi d'autres; et brusquement cela devient une évidence, on est convaincu.
La vérité du christianisme ne s'arrête pas là. Pour un chrétien, la vie prend une cohérence extraordinaire.C'est un peu l'équivalent de ce qu'est, pour un scientifique, une loi nouvelle qu'il découvre et qui explique beaucoup de phénomènes. Le chrétien trouve un sens profond à ce qu'il vit et à ce qu'il fait.
Prier
Dès lors qu'on pense que Dieu existe peut-être, il est naturel de se tourner vers lui à l'occasion, et de lui parler. C'est une des formes de la prière.Prier c'est parler avec Dieu: c'est donc aussi l'écouter.
Mais le plus souvent Dieu ne parle pas de façon sensible. C'est par Jésus qu'il a parlé.
Dans notre vie, c'est à travers les événements et les pensées de tous les jours que nous apprenons peu à peu à discerner les chemins qui peuvent nous conduire vers plus d'amour.
Prier, c'est surtout apprendre à conformer sa vie au désir de Dieu pour les hommes, révélé par Jésus-Christ.




Alberto Auné
Inviter en tant qu'auteur
Une aide pour le connaissance
Notre connaissance fait que nous pouvons croire dans Jésus; aussi nous avons la possibilité de non croire dans Jésus comme une divinite.
Mais il y a une verité: son message d’amour, de paix; sa philosophie a passé â travers les siêcles et l’histoire.
Ce knol n’est pas dogmatique: il parle sur Jésus-Crist mas ne dit que nous devons éter affiliés a une église determinée.
Le texte fait méditer. Croyants et non-croyants pouvons trouver ici idées comme un premier et simple commencement dans un chemin avec doutes, certitudes... Mais ne pouvons ignorer un homme dont on parle il y a 20 siêcles.
Alberto Auné
DS
Inviter en tant qu'auteur
La conviction
Philippe Michon
Inviter en tant qu'auteur
dommage pour l'histoire
Philippe A. Raymond
Inviter en tant qu'auteur
Images?
Lyonel Baum
Inviter en tant qu'auteur
Le point de vue du psychanalyste
Croire en Dieu est la conséquence logique de ce qui fait l'homme : qu'il reconnaisse l'Autre, et que cette reconnaissance prenne le nom et la forme de la croyance.
D'autant que Dieu est parfait dans ce rôle : il manque, fait énigme et plus il a évolué, plus il s'est désincarné et a perdu toute forme de représentation.
Le processus de croyance n'a pas besoin d'un support imaginaire aussi constitué pour opérer. Si n'importe quoi peut s'offrir au sujet comme objet de désir, presque n'importe quoi peut également s'offrir à lui comme support de croyance : la mort de Dieu ( l'athéisme est une forme de croyance), un système social qui ferait le bonheur de l'homme, des lendemains qui chantent .
Si Dieu n'est pas requis par le rebond de la croyance, à quoi sert-il?
Ce qui ne chute pas, dans le passage de la toute-puissance paternelle à la toute-puissance divine, c'est la croyance en la toute-puissance elle-même, la toute-puissance de la pensée, qu'il est narcissiquement naturel de s'attribuer.
Alors Dieu est là, heureusement , pour nous épargner, dans sa miséricorde infinie, la charge de cette toute-puissance. Pour l'assumer et nous en débarrasser.
Cela dit pour un chrétien Dieu est réel, vrai. Ce qui ne remet pas en cause votre réflexion mais la complète: il y a rencontre entre un cheminement intérieur de l'homme et une réalité extérieure que nos sens ne percevaient pas.
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Patrick SERRAFERO
Inviter en tant qu'auteur
L'organe de perception ...
Le propos récent en 2006 du Père Bernard DEVERS, Fondateur de Habitat et Humanisme :
- « Dieu ne peut diviniser que ce que l’Homme a humanisé »
me parait pouvoir profondément éclairer cette relation Dieu/Homme par l'organe du cœur ...
Mais cela parle-t-il à tout le monde ?
Bien à toi, PSO
Cela demande réflexion: il faut que cela mûrisse dans ma tête ! :-)
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Le cœur dans la symbolique chrétienne occidentale :
Il est tout d’abord l’organe le plus associé à la vie organique ; vie qui s’achève lorsque celui-ci s’est « arrêté de battre ».
Il est, dans une acception anthropomorphique, le centre stratégique et le moteur dynamique, « le cœur » d’un système, d’un construit théorique, d’une organisation, …
Il est encore, le milieu spatial, le « cœur » d’une zone, d’une cible, …
Il est le siège de l’énergie vitale lorsqu’il « bat à tout rompre » pour nous permettre d’accomplir une action mobilisant une grande partie de nos forces.
Il est, de façon poétique, le siège des sentiments, et tout particulièrement du sentiment amoureux, puisqu’on aime « de tout son cœur » et qu’on sent « battre son cœur » pour l’être aimé.
Il est le symbole également de la relation vraie et sincère, du « cœur à cœur ».
Il est le siège des vertus, telle que la bonté ou le courage, traduis tous deux dans l’expression « avoir du cœur ». Et ces vertus ne peuvent plus s’exprimer lorsque ce cœur est « endurci » et devient « cœur de pierre ».
Il est également le siège des vertus théologales chrétiennes de Foi, d’Espérance et de Charité, dans la représentation du Sacré-Cœur du Christ tel qu’il apparaît à Sainte Margueritte-Marie.
Il est aussi pour le chrétien « la source d’eau-vive » jaillissant du flanc transpercé du Christ.
Ecouter son cœur :
Physiquement, c’est prêter attention à la résonance que provoquent ses battements dans notre poitrine.
Dans son sens le plus communément admis, « Ecouter son cœur » c’est surtout soumettre son jugement à ses vertus ou à ses sentiments.
Lorsque le chrétien « écoute son cœur », il écoute surtout Dieu qui «demeure en son cœur » répondant à la question posé par les disciples : « Maitre où demeures-tu » par l’appel lancé à Zaché : « Ce soir, il faut que je demeure chez toi ».
C’est en effet Dieu qui invite le chrétien à l’accueillir, à lui laisser prendre place et peu à peu habiter toutes les pièces (toutes les « demeures » selon Ste Thérèse d’Avila) de ce cœur. En ce, pour le chrétien, le cœur est donc la demeure, la résidence privilégié que Dieu s’est choisi en chacun des hommes.
Pour le chrétien, le cœur est étroitement lié à l’âme, anima, ce qui nous anime, et nous fais donc mouvoir. On retrouve là l’idée de « moteur dynamique » évoquée plus haut, mais cette fois appliquée à l’homme.
C’est cette âme, qui est pour le chrétien le véritable siège de la vie, comme un « cœur » spirituel, cette part de divinité insufflé par le Créateur, cette vie qui demeure au-delà de la fin organique, dans l’éternité.
C’est cette âme qui « relie » en quelque sorte, la créature au créateur, et par le cœur que « tient » ce lien pourrait-on dire.
Le chrétien qui veut « écouter Dieu » dispose de trois médias attribués aux trois personnes de la Trinité :
- La Création, Œuvre du Père,
- La Parole, par laquelle s’exprime le Fils « Verbe de Dieu »,
- l’Esprit envoyé par le Fils, qui « a parlé par les prophètes ».
C’est par la contemplation de la Création, la méditation de la Parole et l’oraison (écoute) de l’Esprit que le Chrétien écoute Dieu « en son cœur ».
Oraison, Méditation, et Contemplation sont donc les moyens par lesquels le cœur fonctionne, pour le chrétien, en tant qu’organe de perception.
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Patrick SERRAFERO
Inviter en tant qu'auteur
Supériorité vs Infériorité
Il serait peut-être intéressant de tenter de donner une définition de la "supériorité" d'un être vis-à-vis d'un autre (intelligence, puissance physique, amour, ... ?).
Voici une proposition
- "l'Etre supérieur a conscience explicitement de l'existence de l'Etre inférieur (pour lui avoir éventuellement donné naissance) alors que l'Etre inférieur peut ne pas avoir conscience explicitement de l'existence de l'Etre supérieur" ...
Pour enrichissement éventuel de ton knol.
Bien fraternellement, PSO
En effet, la supériorité n'est pas forcément vue de la même façon par les éléphants et les hommes...
J'ai pris l'exemple de l'amibe, pour montrer que je parle d'êtres tellement différents que nous ne pouvons même pas nous les représenter. Et par exemple est-ce qu'une fourmi pourrait donner une définition de la philosophie de Leibniz?? Il ne semble pas...
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david orbach
Inviter en tant qu'auteur
à quoi bon ?
Par contre Jésus "sert" de modèle pour mieux vivre: pour découvrir que l'amour pour tout être transforme notre propre vie. (Ceci pour répondre à votre question: "à quoi sert-il").
Que pensez-vous de ma réponse?
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- L'intérêt de Dieu relève du "Pourquoi" (i.e: "Pourquoi Dieu ?"),
- L'existence de Dieu relève du "Quoi",
- La foi en Dieu relève du "Comment" (i.e: "Comment rencontrer Dieu ?").
Par ailleurs, "Dieu existe-t-il ?" est probablement une mauvaise question ... Il est évident que Dieu existe. La question n'est donc pas de savoir s'il existe ou pas ... mais "CE QU'IL EST " ... Les Chrétiens répondent "Dieu est Amour", d'autres répondent "Dieu est la Nature", d'autre encore répondent "Dieu est l'Homme" et enfin les nihilistes répondent "Dieu est le néant" ...
Enfin, terminons par une remarque pleine d'humour de Jean-Marc, 10 ans:
- "Dieu a tout fait ! ... Et qui a fait Dieu ?"
Bien à vous, PSO
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