
Infographies : de Patrick Lahaye.
Chaque profession, chaque métier possède en propre un ensemble de mots plus ou moins important qui constitue la terminologie de l'activité concernée. La Police n'échappe pas à la règle et a inventé son propre parler, qui est par ailleurs caractérisée par une grande richesse lexicale. La police a inventé son propre jargon, à partir principalement, de l'argot. L'argot étant le langage des voyous et des militaires, la Police adoptait en partie l'argot, car elle voulait comprendre et parler le langage de ceux qu'elle pourchassait. Le parler policier est imagé, il a, aussi, emprunté des mots à diverses langues (notamment l'anglais) en ce qui concerne l'argot actuel. On notera, que le policier privilégie l'apocope [1] qui, par sa concision permet de rendre la terminologie juridique et administrative moins pesante au quotidien, s'est ainsi que l'on trouve de nombreux mots tronqués dans le jargon policier.
![]() |
| Infographies : de Patrick Lahaye. |
Il se dit, par extension, des Mots et tours particuliers qu'adoptent entre eux ceux qui exercent la même profession ou vivent dans un même milieu social. L'argot des peintres, des écoliers. L'argot des coulisses. L'argot de la Bourse.
Le jargon policier de A à Z
A
- Acte : il s'agit d'un procès-verbal. Ex : Tu penseras à me faire un acte à l'issue de ton enquête de voisinage.
- Actes d'enquête : ils regroupent les procès-verbaux de la procédure. Ex : les perquisitions, les saisies, les gardes à vue, les interceptions téléphoniques, les réquisitions, les infiltrations… en fonction des affaires traitées.
- Acter : rédiger un procès-verbal. Ex : un chef de groupe dira à ces effectifs penser à acter vos diligences le plus rapidement possible car le parquet attend la procédure.
- Affaire (s) : les procédures traitées par les policiers sont appelées - affaire -. Ainsi on parle de belle affaire quant il y a interpellation de braqueurs, ou de petite affaire pour l'interpellation d'un simple voleur.
- Affaire tête de lard : enquête difficile.
- Aidants (les) : jargon des policiers de la PAF. Les organisateurs (personnes à la tête d'une filière), les passeurs entendus au sens large (ceux qui facilitent le franchissement d'une frontière, à l'entrée comme à la sortie, ou qui aident à la circulation des ESI sur le territoire national), les logeurs, les employeurs d'ESI, les fournisseurs de faux documents, et les conjoints de complaisance (ceux qui, en règle au plan du séjour, se sont mariés afin qu'un individu puisse obtenir le droit de rester sur le territoire national). La notion d'aide à l'immigration irrégulière correspond à un délit pénal.
- Alouette : contractuelle.
- Alpiniste : voleur spécialisé dans l'escalade des balcons.
- Amazone : prostituée qui attend son client au volant de sa voiture. Le secteur de la place de la Madeleine à Paris était très prisé des amazones, il y a encore quelques années.
- Ami (mon) : désigne un informateur de la police. Voir aussi tonton, cousin.
- Amphibie : individu suspecté de s'adonner à des activités litigieuses.
- Angine de comptoir : une ivresse publique et manifeste (voir IPM).
- Arcan : voyou, malfrat. Ex : On vient de faire tomber un bel arcan.
- Arpèges (faire les) : relever les empreintes digitales d'un délinquant. signalisation.
- Arrondissement à bitume : arrondissement où l'on trouve les Ministères, les ambassades, cela signifie qu'il y a beaucoup de gardes statiques à assurer.
- Ascenseur (renvoyer l') : avouer.
- Assiettes (les) : assises. Ex : Je suis convoqué aux assiettes, pour témoigner dans l'affaire d'homicide qu'on a traité y'a déjà 5 ans.
- Attila de la grande fauche : voleur sans frontières. Ex : On vient déférer un attila de la granche fauche qu'on a serré en flag alors qu'il tirait des valoches dans un hall d'hôtel.
- AVP : Accident de Voie Publique. Désigne un accident de la route qu'il soit matériel ou corporel (avec des blessés).
B
- Babillard : avocat. (voir bavard, baveux, mais aussi parrain, démerdeur...)
- Bal (faire le) : nier.
- Baron : complice du meneur du - jeu - le bonneteau (voir infra).
- Bander : affaire qui commence à devenir prometteuse. Ex : Patron, l'affaire commence à bander, on vient d'identifier un quatrième client.
- Bat-flanc : comptoir d’accueil d’un poste de police.
- Bâton (faire un) : arrêter un malfrat.
- Bavard : avocat. Aussi babillard, baveux.(etc). Ex : J'ai le droit qu'à un bavard commis d'office, j'ai pas une tune.
- Beauveau : désigne le Ministère de l'Intérieur, situé Place Beauvau à Paris (75008).
![]() |
| Grille d'entrée au Ministère de l'intérieur |
- Berlue : couverture, emploi fictif d'un bandit.
- Bidule : long bâton en bois (+ de 80 cm) qui était en dotation collective. Utilisé durant les évènements de mai 1968. [2]
- Bijoutier du clair de lune : cambrioleur qui bosse la nuit.
- Billes (avoir des) : c'est avoir des éléments dans une affaire.
- Bleu : 01)- policier en tenue. 02)- gyrophare.
- Boeuf : 01)- parlementaire pour les RG. 02)- fonctionnaire affecté à l'inspection des services (IGS à Paris, IGPN pour le reste du territoire), Police des Polices
La première, donnée par André Larue (dans 'Les flics' en 1969) viendrait du fait qu'une fois qu'un policier est passé à la moulinette de la police des polices et a été mis à pied, voire 'démissionné', il ne lui reste plus que la possibilité d'avoir du boeuf aux carottes à son menu, plat supposé peu cher donc au coût adapté à son nouveau budget.
La seconde est proposée en 1984 dans le film "Les Ripoux" de Claude Zidi, selon lequel l'IGS laisse longuement mitonner ou mijoter le présumé coupable, comme on le ferait d'un bon boeuf aux carottes.
- Boîte à Claques : tabassage.
- Boîte à refroidis : morgue.
- Bonneteau : jeu dit de hasard, qui est en réalité une escroquerie. Ce pratique avec des cartes, deux noires et une carte rouge. Le maître du jeu manipule les trois cartes et demande au joueur de miser et de découvrir la carte rouge. Si celui-ci réussit, il reçoit le double de sa mise ; dans le cas contraire, il l'abandonne.
- Bonneteur : Maître ou meneur dans l'exécution de l'escroquerie au jeu du bonneteau.
- Bordereau : 01) - relevé de frais. 02) - café, cabaret où il est glané du renseignement.
- Bouger : voler.
- Bougnote : voir borgnote.
- Bouletteux : transporteurs de boulettes de cocaïne in corpore, le plus fréquemment. Ils souvent originaires d'Amérique Latine.
- Bourgeoise (tenue) : être en tenue bourgeoise c'est être en civil pour un gardien de la paix.
- Bracelets : menottes.
- Brème : carte d'identité, carte professionnelle, carte de police. Le mot de brème vient du fait que la carte de police est plate le poisson du même nom.
- Bricole : courroie qui servait à immobiliser les bras d'un bandit.
- Brigades des Gaz (la) : l’ancêtre de la BRI. Cette brigade était aussi surnommée : Bande à Lépine.
C’est pour disposer d’un moyen de maîtriser les forcenés que le préfet de police Louis Lépine, en 1912, charge des chimistes d’étudier différents gaz : la brigade les utilisant leur empruntera son nom.
Pistolet, pulvérisateur ou ampoules de verre, l’éther bromacétique sera le gaz retenu pour être l’arme attitrée de la « brigade des gaz », utilisé lors d’actions spectaculaires, comme le forcement d’une porte en cas de retranchement : les policiers pratiquent une ouverture dans le battant, y glissent une capsule de gaz irritant et profitent de la diversion pour interpeller les personnes retranchées.
Dans les années 1960, l’antique « brigade des gaz » délègue sa mission au groupe d’intervention et de sécurité (GIS) qui prête son concours en quelques occasions à la brigade anti-commando sous le commandement de Robert Broussard, puis disparaît en 1984. [4]
C
- Cadènes : menottes.
- Call-back : escroquerie aux rappels d'un numéro de téléphone surtaxé.
- Carding : fraude à la carte bancaire.
- Carreur : receleur.
- Carrousel : fraude à la TVA. Terme plus employé par les services répressifs de l'administration fiscale.
- Carte de pêche : carte de Police.
- Casser : voler.
- Cataflics : surnom donné aux policiers de l'ERIC (voir section acronymes du glossaire Police).
- Caviardage : Mot ou partie de texte rendu illisible par masquage ou raturage. (falsification).
- Chanter la messe : nier.
- Chèvre (faire la …) : Appâter pour interpeller. Ce peut être la mission d’une policière qui, sous protection discrète, sera amenée à piéger un violeur en série en tournant dans les lieux qu’il fréquente.
- Chiffre (faire du) : les policiers sont comme des - chefs d'entreprise -, ils font des affaires, du chiffre, il s'agit là encore de l'idée de faire une arrestation, du placement en garde à vue dans le but d'avoir de bons chiffres : c'est la course à la bâtonnite vu plus haut.
01) - dans les cités la venue de policiers est signalée par des chouffs rémunérées à la journée plus rentable que le travail.
02) - policier chargé de garder les véhicules lors de manifestations, de rassemblements.
03) - planque, surveillance.
- Claque (tête à) : noctambule qui visitait les maisons closes. (Voir claque dans section : argot)
- Collet marseillais : - marseillais -, car infraction commise très souvent par des équipes venues de Marseille. La technique du - collet marseillais - consiste à bloquer une carte bancaire dans un distributeur en incitant le propriétaire à taper le mot de passe, puis à récupérer la carte une fois le propriétaire parti afin de l'utiliser à volonté. Divers moyens sont utilisés afin de bloquer la carte : un simple bout de carton plié glissé dans la fente du distributeur, un élément d'une cassette vidéo, ou encore un vrai - collet marseillais -, fabriqué avec un fil de fer et du sparadrap. (voir DABISTE)
- Condé : Permission officieuse de faire quelquechose d'interdit (interdiction de séjour, de jeux, prostitution), autorisation quelconque, généralement en échange de renseignements (indicateur) ou autres (argent, sexe, etc.). La Mondaine délivrait des condés.[5]
- Cousin : informateur. voir aussi tonton, ami...
- C.R : commission rogatoire. il s'agit d'une délégation judiciaire généralement délivrée à un service de police par un Juge d'Instruction.
- Crâne (faire un) : arrêter un malfrat, voir bâton, supra.
![]() |
| Ecusson de la Brigade Criminelle de Paris (Chardon) |
- Cruchot : gendarme, pandore. Les policiers appellent souvent les gendarmes : cruchot. Cruchot vient du nom porté par Louis de Funès dans le célèbre film "Le gendarme de Saint Tropez". De leur côté les gendarmes appellent les policiers : les pieds-plats.
- Cueillir : interpeller, arrêter.
- Cuve : l'arrière du - soum -, l'endroit où l'on planque. (voir sous-marin, soum). On parle de cuve pour désigner l'ensemble du sous-marin car l'été celui-ci devient étouffant.
D
- Dabiste(s) : voleur(s) spécialisé(s) dans le vol des cartes bancaires au moment d'un retrait effectué par la victime.
- DCD : Delta Charlie Delta, pour désigner une personne décédée.
- Dérouiller : prendre une dérouille, dans le jargon de la brigade Criminelle de Paris, c'est être appelé sur les lieux d'un homicide, par conséquent prendre une affaire.
- Déshabillé : gardien de la paix en tenue civile.
- Doublette : voiture faussement immatriculée avec les plaques minéralogiques d’un autre véhicule.
- Doublure : être de doublure, jargon de la Crim', c'est être de permanence.
E
- Enquilleuse : désigne une voleuse qui glisse le produit de son vol entre ses cuisses (quilles).
- Epingles : menottes.
- Escroquerie à la Nigériane : voir Scam. Voir aussi Arcat dans la section argot.Ce type d'arnaque fonctionne grâce à des mises en scène personnalisées à l'appui desquelles des acteurs fiables (notaire, mandataire, diplomate, etc.) remettent des documents officiels (chèques bancaires, certificats, etc.). Pour crédibiliser le scénario, les fraudeurs utilisent aussi de faux sites bancaires, des coordonnées usurpées d'avocats, etc. Les messages émanent tous de l'ex femme de, du fils de, etc. d'une personne soi-disant fortunée qui vient de mourir ou qui en prison. Les personnes qui vous contactent sont toutes en possession d'une importante somme d'argent (ou de diamants, d'or, etc.) qui est stockée quelque part et qui n'attend que vous pour être débloquée. Les escrocs exploitent jusque dans leurs plus extrêmes recoins les limites de la naïveté de leurs proies, tout en titillant leur cupidité.
Exemple réel : un habitant de Dijon reçoit ce type de mail. Appâté par la promesse de toucher un héritage de 3,5 millions de dollars, la personne mord à l'hameçon et répond. C'est là que les deux escrocs rentrent en action. La victime a reçu un second mail envoyé par une personne habitant Paris qui se faisait passer pour le gestionnaire de la fortune du défunt. Elle lui réclamait 10.500 euros pour pouvoir débloquer les fonds.
- E.S.I : jargon, essentiellement, des policiers de la PAF. Etranger en Situation Irrégulière, désigne une personne dépourvue de titre (visa, passeport...) ou en possession de titre non valide (périmé, falsifié, contrefait) lui permettant de séjourner sur le territoire national.
- Etat 4001 : outil statistique, répertoriant sous forme de code les infractions commises. Cet état révèle l'activité policière.
F
- Fluv (la) : brigade fluviale de Paris. Les fonctionnaires affectés à cette unité sont appelés les Saints Bernard.
G
- Gardien de la Paix : policier exerçant le plus souvent en tenue. Il fait partie du corps d'encadrement et d'application de la Police Nationale, l'un des trois principaux corps de la Police avec les Officiers (ex corps des inspecteurs) et les Commissaires. C'est en 1829 que fut créé ce corps d'élite qui conquit tout de suite la sympathie de la population parisienne. Voir histoire des Gardiens de la Paix.
![]() |
| Source image - le petit journal illustré -. |
- G.A.V : Gardé à vue, désigne la personne faisant l'objet d'une mesure de garde à vue (GAV). Faites sortir le GAV de sa cellule, son bavard vient d'arriver, pour l'entretien.
- Gazeuse : bombe lacrymogène.
- Go-Fast : aller vite en français. Il s'agit de passeurs, de drogues, à grande vitesse. Les passeurs utilisent soit des voitures ou des bateaux à grande vitesse pour transporter le cannabis venant du Maroc. Aller plus loin.
- Gomme à effacer le sourire : matraque.
- Gourmettes : menottes.
- Grand-Père : surnom donné au chef de la PJ Parisienne.
- Gratter : 01)- verbaliser un contrevenant le plus généralement au Code de la Route. Ex : Depuis la mort de cyclistes à Paris, les vélib' qui ne respectent pas les règles du code de la route se font gratter sans indulgence.
02)- en matière d'enquête judiciaire il s'agit de chercher, fouiller afin de résoudre une affaire.
Ex : Les gars dans cette affaire de braquage y'a de quoi gratter, donc y va falloir me la sortir.
- Grenouiller : se rendre dans un secteur déterminé pour y glaner des informations, ou même localiser un suspect.
H
- Hameçonnage : (voir aussi phising). La méthode consiste à envoyer un courriel non sollicité (spam) en se faisant passer pour une banque ou une société connue. Le destinataire est invité dans ce message à cliquer sur un lien qui le renvoie sur un site, copie conforme ou presque du site officiel, par exemple celui d'une banque. Là, on lui demande de saisir ses coordonnées bancaires…
- I.J : Identité Judiciaire. On se rend sur les lieux d'un cambriolage, tu nous enverras les gars d'l'IJ pour les constates.
- I.P.M : Ivresse Publique et Manifeste. Cette nuit on a ramassé un paquet d'IPM.
- ITT : Incapacité Totale de Travail. Il s'agit de la durée de la période pendant laquelle la victime de violences ne peut remplir la totalité des fonctions basiques normales de la vie courante du fait de son état : habillement, déplacement, toilettes...
Evaluée sur réquisition des policiers par des experts de l'unité médico-judiciaire à Paris, l’ITT -pénale- sert ainsi à déterminer la gravité d’une infraction et les sanctions encourues. Elle est à distinguer de l’ITT -civile -, matérialisée chez le salarié par le certificat d’arrêt de travail.
J
- Jaffe : les repas annuels de la Crim' et de la Mondaine à Paris. Ces jaffes étaient célèbres.
- Jonction : formulaire de demande de congés.
- Julot-casse-croûte : Proxénète sans envergure. Gagne petit.
L
M
- Mieux vaut une chaise à l'IGS qu'une table à l'IML: proverbe policier. mieux vaut être entendu par la police des polices (Inspection Générale des Services) qu'autopsié à la morgue (Institut Médico-Légal). Autrement dit, il vaut mieux faire une faute grave que de laisser sa peau sur une mission.
- Mobillards (les) : vient de l'époque des premières brigades mobiles (brigades du tigre) qui sillonnaient le pays dans des Panhards ou des de Dion Bouton.
- Monter sur un coup : prendre part à un fait criminel plus ou moins planifié.
- Monte-en-l'air : voleur par escalade. Exemple de monte-en-l'air, celui qui se sert des gouttières pour se hisser dans les appartements qu'ils visitent. Jehan-Rictus a consacré un poème, aux montes-en-l'air.
- Moulin à café : hélicoptère de Police.
- Moulin à vent : policier chargé de la circulation.
- Mule : le terme mule s'applique aux passeurs de stupéfiant, qui traversent les frontières, en les transportant. Les mules ne savent pas toujours forcément qu'elles transportent des stupéfiants, parfois le produit est introduit dans leurs bagages à leur insu. De nombreuses méthodes existent pour tenter de passer les produits en les camouflant des façons les plus diverses, la plus impressionnante étant celle où les produits sont transportés dans le système digestif (in copore). Les stupéfiants sont conditionnés en petits sacs étanches et ces petits sacs sont ensuite gobés par la mule. Il arrive régulièrement qu'un des sacs se rompt sous l'effet des sucs gastriques ou du fait d'un emballage défectueux, entrainant la mort de la mule par overdose.
N
- Nanard (un) : un dossier - dit pourri - qui de par sa nature (sans intérêt) ne sortira (voir sortir une affaire) pas.
- Nuiteux : policier travaillant la nuit.
O
- OPJ : Officier de Police Judiciaire.
- OPJiste : désigne les policiers ayant la qualification d'OPJ, dont les prérogatives sont prévues par l'article 16 du Code de Procédure Pénale.
P
- P4 : est un registre de gestion du personnel.
- Panier à salade : fourgon de police. L'expression date de 1827. La caisse du fourgon de police utilisé pour le transport des détenus était, à l'origine, en osier très épais. A la même époque, le panier à salade utilisé par les familles était lui aussi en vannerie. D'où la métaphore, née de la double analogie d'aspect et de comportement (les secousses dues aux routes pavées de l'époque.
![]() |
| Source image : le petit journal illustré |
- Papillon : avis de contravention.
- Patron : Chef de service. Commissaire. Ex : Les policiers parfois lorsqu'ils saluent leur chef de service disent : Bonjour, Patron !
- Pavé (faire le) : faire la circulation.
- PéJiste : désigne ensemble des policiers dont l'activité principale est la PJ.
- Pékin : quidam non policier.
- Pelure : tenue d'uniforme. Ex : Il était temps que la boîte renouvelle nos pelures, les anciennes dataient des années 80.
- Perceur : voleur spécialisé dans l'effraction des coffres.
- Pervenche : contractuelle.
- Petits Porteurs : voir bouletteux.
- " (passer au) : se faire relever les empreintes digitales.
- " (jouer du) : s'est l'action de relever les empreintes digitales.
- Piège à putains : brigade mondaine.
- Piéton : ilôtier. Agent en uniforme.
- Picard : rien à voir avec les habitants de Picardie, mais directement inspiré des magasins de produits surgelés. Parmi les nombreuses découvertes de cadavres qui émaillent la carrière d’un policier, un - picard - est un sans-abri retrouvé mort … de froid.
- Pic-vert (le) : surnom donné aux jeunes appelés du contingent faisant leur service national dans la Police, en allusion aux épaulettes vertes qu'ils portaient sur leur uniforme.
- Pinces, Pincettes : menottes.
- Plastron : figurant dans une présentation à victime. voir tapissage.
- Plomber : Mettre en place une protection, en général sur un logiciel. jargon des policiers luttant contre les fraudes aux nouvelles technologies (ex : BEFTI).
- Pointe : viol.
- Pointeur : violeur.
- Police des Polices : Boeuf-carotte, policier affecté à l'IGS (Inspection Générale des Services) ou à l'IGPN (Inspection Générale de la Police nationale).
- Polprox : police de proximité. Hier, c'était l'ilotâge, aujourd'hui on parle des Uteq (unités territoriales de quartier). Demain, la police municipale s'y consacrera, vraisemblablement.
- Portrait-robot : portrait synthétique, d'un délinquant, établi à partir de témoignages. Ce n’est que dans les années cinquante (1950) que le portrait-robot apparaît véritablement avec la méthode élaborée par le commissaire Chabot du Service Régional de la Police Judiciaire (SRPJ) de Lyon. Les policiers parisiens ont été amenés à utiliser le système - Identity-kit -, créé par l’Américain Hugh Mac Donald.
Amusez-vous à faire vous même un portrait-robot.
- Procédurier : policier faisant de la procédure pénale. Dans le jargon de la Crim', il est le maillon essentiel d'un groupe d'enquête car c'est lui qui veillera à la précision et à la cohérence de tous les écrits qui composeront l'ensemble de la procédure pénale, diligentée dans sa phase policière, bien entendu.
- Prune : contravention.
- PS : Police-Secours. Ex : Envoyez une PS, urgemment, boulevard des Invalides, car il vient de se produire un AVP avec des blessés graves.
R
- Raclette : Le Brigadier chargé de contrôler les gardiens de la paix à leur poste.
- Rebecqueter : remonter, identifier un auteur d'infraction. Ex : Comment qu'vous l'avez rebecté ce cinq doigts six bagues ?
- Ripeur : dernier arrivé le moins gradé dans un groupe d'enquête.
- Rongeur : compteur d'un taxi, parcmètre.
- Roulottier : voleur qui dévalise les voitures. On par le de vol à la roulotte.
- Roupane : La tenue, pour parler des policiers en tenue, les policiers exerçant en civil désignent souvent leurs collègues ainsi. Ex : Tiens, les collègues d'la roupane, ont ramassé du macchabé dans la Seine.
S
- Saint Martin : patron des policiers, pour en savoir plus rendez-vous sur le site - police et humanisme - .
- Saucissonnage : agression commise par les auteurs d'un cambriolage particulièrement violent durant lequel les agresseurs pénètrent dans une maison et ligotent leurs victimes pour être tranquilles et leur faire dire où se trouve le magot.
- Saute-dessus (faire du) : faire du flagrant délit, rechercher le délit flagrant pour un policier.
- Scam (le) : est un courrier d'un inconnu vous proposant une transaction financière, vous pouvez être sûr que c'est une arnaque. L'inconnu vous parle d'une importante somme (héritage, pot-de-vin, comptes tombés en déshérence, fonds à placer à l'étranger, etc.) et demande votre aide pour son transfert, en échange de quoi il vous offre un pourcentage sur la somme. Il finira par vous demander de lui envoyer une avance ou des frais quelconques (notaires, entreprises de sécurité, pots-de-vin...) Vous ne reverrez jamais votre argent. Voir escroquerie à la Nigériane. Visiter le knol consacré au Scam.
- Scam à la romance : ce type d'escroquerie s'exerce sur les sites de rencontre et consiste, après avoir noué une relation à distance, à soutirer au correspondant de fortes somme d'argent sous prétexte par exemple de billets d'avion à avancer ou de soins urgents pour un membre de sa famille.
- Schtroumpf : Surnommé donné à un syndicat des Commissaires de police en raison de son sigle imprononçable, le SCHFPN.
T
- Tamponné (être) : c'est-à-dire - recruté - dans le jargon des services de renseignements.
- Tapissage : présentation d'un suspect à une victime, parmi un groupe d'individus. Placée derrière une vitre sans tain, la victime se voit présenter des individus parmi lesquels se trouve le ou les suspects. Pour ne pas l'influencer, tous portent un numéro et ont des caractéristiques physiques et vestimentaires similaires au suspect (les plastrons ou figurants sont parfois des policiers). A noter que ce dernier a la possibilité de choisir le numéro qu'il porte et sa place dans le groupe.
- Téléphone-Balourd : ligne téléphonique ouverte à un faux nom.
- Terrassier : malfaiteur spécialisé dans le vol aux terrasses de cafés.
- T.G : Télégramme. Document rédigé avec un certain formalisme pour être diffusé dans les services.
- Tireur : voleur à la tire qui vole dans les poches.
- Tombées de camions : il s'agit de l'expression utilisée pour parler des marchandises dérobées lors de leur transport par camions. Ex : un camion est stationné sur une aire d'autoroute pour la nuit, les voleurs lacèrent les bâches de la remorque, chargée, pour en extraire la marchandise convoitée.
Selon un rapport d'EUROPOL la France se situait très « honorablement » au 5ème rang des pertes sur « tombées de camions » en 2007 avec un score de 18 647 euros de perte par milliard de PIB, derrière les Pays-bas, le Luxembourg et la Belgique, sans doute handicapés par la densité de leur réseau routier et leur position centrale dans le trafic routier de marchandises.
- Trente-six (le 36) : désigne le 36, quai des Orfèvres à Paris où est installée la célèbre brigade criminelle.
- Tricoche (la) : pour un policier, c'est le fait de communiquer des infos à caractère confidentiel à quelqu'un d'étranger à son administration.
Ex : beaucoup d'anciens policiers, gendarmes ou membres des services de renseignements intègrent des sociétés de sécurité privée, de détectives privés, ou d'intelligence économique.
Une fois passés dans le privé, un certain nombre d'entre eux contactent leurs anciens collègues qui sont encore dans la maison pour leur demander de l'aide, ce qui est puni par la loi.
Il s'agit aussi pour des policiers hors-service de faire des petits extras afin d'arrondir les fins de mois.
- Trique : matraque.
V
- VD : Vérification de domicile. Vérifier l'adresse de quelqu'un.
- Ventilateur : Policier chargé de la circulation.
- Vishing : Le vishing est l'utilisation de la technologie VoIP (voix sur IP) dans le but de tromper quelqu'un en lui faisant divulguer des informations à caractère personnelle et/ou financière. Face à la méfiance des internautes quant au phishing, les fraudeurs s'attaquent maintenant aux personnes par l'entremise du vishing appelé aussi hameçonnage vocal.
Ils existent deux manières d'opérer :
- La première : Un automate téléphonique est utilisé pour contacter les victimes potentielles en composant au hasard des numéros de téléphone fixe dans une région géographique déterminée.Lorsque la victime potentielle décroche, un message pré-enregistré supposé provenir de sa banque la prévient que des opérations inhabituelles ont été récemment effectuées sur son compte bancaire. Elle est par la suite invitée à composer un numéro de téléphone généralement surtaxé pour vérifier la situation de ce dernier. Ce numéro correspond à une boîte vocale, un message demande alors à la victime de fournir ses identifiants bancaires. Ces informations pourront ensuite être utilisées pour effectuer des achats frauduleux sur Internet.
- La seconde : Une personne appelle une victime potentielle en se faisant passer pour quelqu'un du service de sécurité Visa, Master-Card ou simplement de son établissement bancaire. Elle lui signale que sa carte de crédit a été utilisée pour un achat plus que douteux et lui demande si elle est à l'origine de cette opération. Sa réponse étant négative, elle lui attribue un numéro de contrat de fraude, donnant ainsi à l'appel un aspect réaliste, puis lui demande de communiquer les coordonnées de sa carte bancaire afin de vérifier qu'elle est toujours en sa possession. Une fois la conversation terminée, la personne ajoute n'hésitez pas à nous rappeler si vous avez d'autres questions et raccroche.
- Voiture dite - ouvreuse - : elle a pour mission de repérer toute présence policière et, plusieurs kilomètres derrière se trouve le véhicule - mulet - chargé de la drogue. Ce convoi dispose parfois, pour fermer la marche, d'une voiture qui peut récupérer en cas de pépin les occupants des autres véhicules. Les voitures du convoi communiquent entre elles à l'aide de téléphones portables qui servent pour une seule remontée de drogue. (voir go-fast).
- Voituriers de Lutèce : Dès le milieu du XVIIIe siècle, les embarras de Paris sont légendaires. Cependant, il faut attendre un arrêté de 1828 pour voir apparaître les premiers agents spécialement affectés à la circulation et la création du Service des Voitures surnommé les voituriers de Lutèce.
A l’abecquage : commis dans la maison où l’on s’est fait engager comme domestique.
A la carre : par escamotage.
A la carouble : avec usage de fausse clé.
A la chinoise : déplacer peu à peu un objet et, à défaut de réaction, le subtiliser finalement.
A la cire : coller l’argenterie sous la table du restaurant pour qu’elle soit récupérée ultérieurement par un complice.
A la double : en coupant la doublure d’un vêtement (syn. : à la saccagne).
A l’américaine : la victime, ayant accepté de participer à une opération malhonnête, ne peut plus déposer plainte lorsqu’elle découvre avoir été grugée.
A la détourne : commis en détournant l’attention de la victime.
A la fausse qualité : le fait de voler chez les gens en se faisant passer pour policier, agent EDF ou autre.
A la fourchette : vol à la tire en plongeant deux doigts dans la poche.
A la glu : avec un bâton enduit dans les troncs d’églises.
A la machinette : par un employé de magasin avec des complices à l’extérieur.
A la masse : en cassant la devanture d’un commerce.
A la pipette : aspiration du carburant dans le réservoir.
A la portière : ouvrir la portière d’un véhicule arrêté au feu rouge et s’enfuir après avoir dérobé un sac (voir : vol à l'Italienne).
A la poussette : heurter légèrement l’arrière d’un véhicule (touchette) et s’en emparer lorsque le conducteur est sorti constater les dégâts.
A la rencontre : variété de vol à la tire pratiqué par deux compères.
A l’arraché : objet enlevé brutalement des mains de son propriétaire. (syn. : arrachage, vol à l’abordage).
A la roulotte : à l’intérieur d’un véhicule en stationnement (roulottier).
A la tache : subtiliser un portefeuille en prétendant essuyer une tache sur le vêtement.
A la tire : extractions d’objets ou portefeuilles sur les passants dans la foule (tireur).
A l’écornage : vol à l’étalage par bris de vitrine.
A l’endormage : voir au poivrier.
A l’entôlage : par une prostituée au préjudice de son client (syn. : faire l’édredon).
A l’esquinte : vol par effraction.
A l’étalage : se servir gratuitement chez les commerçants (étalagiste).
A l’italienne : ancienne appellation du vol à la portière (pour ne plus vexer nos voisins transalpins).
A main armée : sous la menace d’une arme (braqueur).
Au bélier : en défonçant la vitrine à l’aide d’un véhicule volé.
Au bonjour : dans un hôtel où le voleur prétendra s’être trompé si la chambre est occupée (rat d’hôtel).
Au dégonflage : en remplaçant certains rembourrages par un matériau sans valeur.
Au gogol : au préjudice de personnes débiles.
Au poivrier : pratiqué à l’aide de substances narcotiques plongées dans le verre de la victime (endormeur).
Au radin : pratiqué par un enfant caché sous le comptoir.
Au rendez-moi : vol d’argent sur le rendu de la monnaie.
Par effraction : toutes sortes de vols commis en fracturant les accès.
Par escalade : par un monte-en-l’air en grimpant aux fenêtres et balcons (escaladeur).
Par ruse : astucieux, sans violences.
Par salarié : commis au détriment de l’employeur.
- Voleur de son : spécialiste des écoutes téléphoniques. Jargon barbouze.
- VP : Voie publique.
- Wash-Wash : ou escroquerie aux billets noircis. Scénario : «Dans un bar, une personne m'a accosté pour me proposer une affaire très intéressante. Elle disposait d'une mallette pleine de billets tachés d'encre noire. Elle m'a montré, avec un peu de produit (le wash-wash), comment les traiter et de vrais billets sont apparus, dont elle m'a fait cadeau. Elle m'a proposé la moitié des billets de la mallette à condition d'avancer l'argent pour acheter le produit, trop cher pour elle seule. Convaincu, j'ai accepté. J'ai donc versé une première somme d'argent pour acheter à l'étranger ce produit nettoyant, puis une seconde pour débloquer le produit à la douane. Quatre versements plus tard, je me suis rendu compte de l'escroquerie dont j'avais été victime».
Pour plus d'infos sur le sujet rendez-vous sur le site du Ministère de l'intérieur.
Y
Z
- Zonzs : écoutes téléphoniques.
- Zonzon : 01) prison. 02) écoute téléphonique.
- Zozors : les RG. voir aussi grandes oreilles.
__________________________________________________________________________________________
Sources :
Images : panier à salade, gardien de la paix : le petit Journal illustré, photo quai des Orfèvres : le figaro.fr
Section Jargon : Mes notes. Les notes de Philippe Normand (que je remercie vivement, qui d'ailleurs cherche un éditeur), retraité de la Grande Maison, de Lagom du 36, de Sam ancien de la BRI et de la fleur de la PP.
" : revue Civique parution du Ministère de l'Intérieur." : revue Liaison parution de la Préfecture de Police.
" : 100 ans de police Judiciaire - éditions Michel lafon (www.michel-lafon.com)
" : Histoire et Dictionnaire de la Police - éditions Robert Laffont.
Références
- Apocope (nom féminin) : Retranchement d'une lettre, d'une ou de plusieurs syllabes à la fin d'un mot.
- Revue Liaison : HORS-SÉRIE Mai 68 - mai 2008
- revue Liaison parution de la Préfecture de Police.
- PPrama
- condé
coude ; condé (avoir un -) ; condé (avoir le -) ; condé (lever le -) ; condé de briques
Permission officieuse de faire qqchose d'interdit (interdiction de séjour, de jeux, prostitution), autorisation qqconque, généralement en échange de renseignements (indicateur) ou autres (argent, sexe, etc.) ; rien à craindre, pouvoir agir, faveur
1 Lever le condé, c'était avoir l'autorisation de la préfecture. - 1932 [1882-1883]
2 ce n'était pas ainsi quand celui qui levait le condé n'avait guère plus d'argent que les gagistes - 1932 [1882-1883]
3 n'abandonnent pas leurs frères de voyage qui ont besoin du condé encore. - 1932 [1882-1883]
4 [la police] ne sévit plus contre la fille cartée : elle a passé le plus souvent avec celle-ci une sorte de compromis, de pacte, qu'on appelle le 'condé' - 1952 [1945]
5 Ce pacte, 'le condé' garantit ainsi à la fille une activité 'ordonnée et bien réglée' - 1952 [1945]
6 j'avais devant moi 'François la bagnole', interdit de séjour, qui venait me demander un 'condé' - 1955
7 J'ai un condé 'propre', ça m'en coûte 'd'aller au refile' tous les mois, mais j'y gagne tout de même - 1955
8 Notre homme qui voulait rester à Paris demandait un 'condé' en échange du concours qu'il nous promettait - 1955
9 Le grand 'condé' du règne Chiappe était le don à la Maison des Gardiens de la Paix, proportionné à l'importance des délits ou des crimes - 1947
10 Le 'condé', c'est l'autorisation, le feu vert, accordé à une professionnelle qui peut racoler ouvertement, sans risquer d'être ramassée continuellement par les 'bourgeois' de l'arrondissement - 1972
11 Mais le 'condé' ne s'obtient pas facilement. Pour l'avoir, et figurer sur la liste confidentielle renouvelée mensuellement et que tout 'bourgeois' possède, il faut lâcher du lest, donner des renseignements à la P.J. - 1972
12 Le temps des ports d'armes, des ordres de mission, des coupe-file. Ces fameux 'condés' leur ouvraient toutes les portes - 1973
13 Il lui obtient un condé pour la nuit - 1969
14 Ils...
Source : site langue.francaise - Héritière du service de la Sûreté, «la crim» a été créée par décret du 29 juin 1912. Mais elle n'était alors que la première section d'une vaste brigade qui comptait plus de trois cents policiers. La deuxième section était chargée de réprimer les vols et la troisième section s'occupait des escroqueries, abus de confiance, fausse monnaie... Son acte de naissance officiel remonte au 1er décembre 1924. «La crim» s'appelait alors Brigade Spéciale n°1, mais elle occupait déjà les locaux qui sont aujourd'hui les siens : les 3ème et 4ème étages, escalier A, au 36 quai des Orfèvres. Une adresse mythique qui a fait rêver des générations d'écrivains et de cinéastes. D'ailleurs, un film célèbre avec Louis Jouvet, dans le rôle d'un vieil inspecteur principal près de la retraite, porte le titre de 36 quai des Orfèvres. Mais c'est Georges Simenon qui a rendu célèbre le 36 quai des Orfèvres en 1930. A l'époque journaliste de faits divers à L'Intransigeant, il lui arrivait fréquemment de gravir les 148 marches recouvertes d'un antique linoléum noir menant aux bureaux de «la crim». Le patron de la brigade s'appelait alors M. Nicolle et fumait la pipe. Simenon, qui menait de front une carrière de journaliste et de romancier, cherchait un personnage de roman policier. M. Nicolle devint, sans le savoir, le modèle du commissaire Maigret. «Le personnage du commissaire Maigret constitue d'ailleurs le plus grand faux de l'histoire de la brigade», raconte le doyen d'âge de «la crim», Maurice Gouny. «Le commissaire Maigret est un homme seul, alors qu'à "la crim", il n'y a que le travail d'équipe qui compte». Il n'empêche que Simenon a immortalisé cette brigade dont, bizarrement, sans qu'il y eût un rapport avec le personnage de Maigret, de nombreux patrons ont été des fumeurs de pipe. Revue Liaison - parution de la Préfecture de Police
- Les "hirondelles" étaient apparues à la fin du XIXè s., vêtues de leur célèbre pèlerine et équipées du sabre réglementaire fixé au cadre du vélo. Dans les années 50, 2 819 agents cyclistes sillonnaient Paris et 2 844 la banlieue. En 1981, ils n’étaient plus qu’une centaine et les "hirondelles" désertaient définitivement les rues parisiennes en 1984, remplacées par les agents en cyclomoteurs. Source : Revue Civique n°68 - Mai 1997
- Amicale-Police-Patri
moine





















Sébastien BURNEAU
Ajout d'un nouvelle expression : le 07 novembre 2009
- PV à la volée
Narayana Rao K.V.S.S.
Inviter en tant qu'auteur
Good Number of Knols and Good Page Views
http://knol.google.c
Appreciate your effort in quantity as well as quality. We need more authors who can do it for the growth of knol.
ModifierEnregistrerAnnulerSupprimerSupprimerBloquer cet utilisateurSignaler des commentaires inappropriésMasquer la fenêtre de rapport
Salim Djelouat
Inviter en tant qu'auteur
Bravo
Je viens de créer un glossaire de bactériologie médicale, mais je n'arrive pas à intégrer les 26 lettres de l'alphabet.
Est-ce que tu peux me donner une idée
Salut
la tâche n'est pas simple pour faire quelquechose d'agréable en terme de présentation, ce que j'ai fait avec ce knol n'est pas le mieux...
Communique moi le lien de ton knol de façon à me faire une idée sur la présentation
Sébastien
ModifierEnregistrerAnnulerSupprimerSupprimerBloquer cet utilisateurSignaler des commentaires inappropriésMasquer la fenêtre de rapport
Je termine la 1e partie et je t'envoie le lien.
ModifierEnregistrerAnnulerSupprimerSupprimerBloquer cet utilisateurSignaler des commentaires inappropriésMasquer la fenêtre de rapport
http://knol.google.c
Sébastien
ModifierEnregistrerAnnulerSupprimerSupprimerBloquer cet utilisateurSignaler des commentaires inappropriésMasquer la fenêtre de rapport
Patrick Lahaye
Inviter en tant qu'auteur
Félicitation !
Tant qu'a faire : je t'ai fais une bannière pour ce Knol ici : http://knol.google.c
Les deux font la paire :-)
Bonne continuation,
Patrick
ModifierEnregistrerAnnulerSupprimerSupprimerBloquer cet utilisateurSignaler des commentaires inappropriésMasquer la fenêtre de rapport
Gust MEES
Inviter en tant qu'auteur
Félicitations. Vous faites désormais part des TOP 10 auteurs Knol,
Mes félicitations. Vous faites désormais part des TOP 10 auteurs Knol, en 2ème position, dont voici la liste :
http://knol.google.c
Bonne continuation.
Gust
De votre côté vous êtes plutôt bien classé.
Bravo encore.
Sébastien
ModifierEnregistrerAnnulerSupprimerSupprimerBloquer cet utilisateurSignaler des commentaires inappropriésMasquer la fenêtre de rapport
Sébastien BURNEAU
Réponse à tout !
Gust MEES
Inviter en tant qu'auteur
Félicitations
J'ai voté max, 5*. Déjà plus que dix-sept mille visiteurs, chapeau. Bonne continuation.
Bien cordialement.
Gust
Bonne journée
Sébastien
ModifierEnregistrerAnnulerSupprimerSupprimerBloquer cet utilisateurSignaler des commentaires inappropriésMasquer la fenêtre de rapport
Sébastien BURNEAU
Le 36, quai des Orfèvres muté aux Batignolles
Nicolas Sarkozy aura bientôt sur son bureau la dernière mouture du projet de déménagement de la PJ parisienne et du tribunal de grande instance de Paris. Et c'est le quartier des Batignolles, dans le XVIIe arrondissement, qui part favori pour accueillir ce nouveau pôle. «Le projet pourrait être visé rapidement. Reste à trouver les financements», confie l'un des protagonistes de ce dossier qui prenait des allures de serpent de mer. Au ministère de l'Intérieur, on veut voir dans ce prochain dénouement l'une des manifestations du souhait exprimé mardi, à Nice, par le président de la République, de «passer à la vitesse supérieure» contre l'insécurité. «Cette fois, la Mairie de Paris est en accord avec ce choix», confirme un haut magistrat. Pour la justice aussi, ce déménagement va prendre des allures de petite révolution.
Elle diviserait donc en deux blocs ses implantations parisiennes, avec, d'un côté, la Cour de cassation et la cour d'appel, qui resteraient sur l'île de la Cité, entre les murs ravalés de l'ancien Palais de justice, et, de l'autre, le nouveau TGI, moderne et fonctionnel, qui émergerait aux Batignolles, sur un vaste terrain encore en friche. «Puisque le projet de déménagement d'une partie du palais occupe moins de place que prévu, il resterait 12 000 à 14 000 mètres carrés pour la PJ aux Batignolles», se félicite un policier de haut rang. Ce choix de maintenir l'unité géographique entre les juges et la PJ serait cohérent, selon lui. On compte actuellement environ 2 000 hommes à la direction de la PJ parisienne, dont 700 environ au sein même du Palais de justice. Le reste se répartit actuellement sur plus de vingt sites différents dans la capitale.
La «Boîte» était de toutes les grandes affaires
Techniquement, c'est un problème de norme qui impose le départ des limiers du 36, quai des Orfèvres. Les grandes brigades, comme la criminelle ou l'antigang, seraient à l'étroit dans leurs locaux, où il a fallu maintes fois agrandir les couloirs, sans pouvoir vraiment réaménager les lieux, puisque le site est classé. En quittant ces murs imprégnés d'histoire, la PJ parisienne se normalise donc. Ce qui semble aussi répondre à une volonté politique.
Rien n'est éternel. Pas même le légendaire «36», qui a vu passer tant de «clients» célèbres, du tueur en série Marcel Petiot, alias le Dr Petiot, à Try Paulin, violeur de vieilles dames, en passant par les frères Zemmour, derniers «seigneurs de la pègre», ou les terroristes d'Action directe, Rouillan et Ménigon. La «Boîte» (comme l'appellent entre eux les anciens) était de toutes les grandes affaires, de l'arrestation des ravisseurs du baron Empain à l'enquête sur la mort du prince de Broglie. C'était une époque où les «grands flics» n'avaient pas encore été supplantés par les «petits juges». Les vrais Maigret s'appelaient Bouvier, Ducret, Jobard. Sans oublier leur collègue écrivain, Roger Le Taillanter, l'ancien patron de la mondaine.
«D'autres pages de la grande PJ continueront à s'écrire aux Batignolles ou ailleurs», assure un ex-préfet issu du sérail de la «PP», la Préfecture de police.
Appellera-t-on le futur QG des descendants de Vidocq le «nouveau Quai des Orfèvres» ? À Londres, Scotland Yard a bien quitté ses locaux de White Hall pour aménager en 1967 dans ses locaux hypermodernes du 10, Broadway, devenant le New Scotland Yard. Or sa réputation reste intacte.
Source : http://www.lefigaro.
Gust MEES
Inviter en tant qu'auteur
Réponse à redressement A, B, C...
D'abord, permettez-moi de vous féliciter pour le sacré travail que vous avez fait, mes respects, chapeau...
Essayons d'éclaircir le tout. Entre temps j'ai eu aussi droit à l'aide par l'intermédiaire de l'interface "inviter" de Lionel, lequel je remercie beaucoup ;-)
Malheureusement cet interface d'aide laisse à désirer... C'est en tout cas ce que j'ai ressenti, même que Lionel dispose de toute ma crédibilité et confiance, encore une fois Merci.
Mais cet interface ne me donne pas de confiance, quoique je connais mon "aidant" et que je le considère comme étant compétant. J'ai deux solutions de proposées, accepter les changements proposés ou les rejeter. Mais est-ce que cela m'inspire confiance ? Ma réponse est non, malheureusement, même étant dans la matière (je donne des cours...).
J'aurais voulu voir un interface :
-Suggestion(s) de "l'aidant" sans devoir "accepter" les changements, mais des recommandations tout simplement.
-Ou, accepter l'interface tel que, mais alors avec une explication à côté :
"Acceptez les changements sans problèmes, et puis regardez le Knol. Les changements faits sont marqués d'une couleur différente au texte et visiblement marqués", et ensuite "Si vous n'aimiez pas les changements, veuillez cliquer sur le bouton "backup" (nouvelle fonction à intégrer) pour retourner à la version précédente.
Ceci donne plus de confiance, parce que je sais que, au cas où, avec un seul clic je retourne à "ma version" et j'ai vu les conseils (je peux même les imprimer) et changer ce qui me plaît après...
Bon, soit...
Je suggères au cas d'une aide proposée de le marquer dans les commentaires, ce que je vais faire maintenant.
Sébastien, je voulais vous proposer de changer les textes au format "justifié" et de disposer certaines photos autrement, voire même de les intégrer dans le texte au lieu de les exposer en dessous d'une phrase (plus professionnel), mais vous êtes libre de faire comme vous voulez, ce ne sont que des suggestions (je ne vous en veux pas...)
Bien cordialement.
Gust
Gust MEES
Inviter en tant qu'auteur
Réponse à redressement A, B, C...
Il y a deux possibilités :
- Soit que vous n'en faites rien et que vous refusez les modifications (je ne vous en veux pas...)
ou
- Vous m'invitez pour faire les modifications, je changerais de statut et je pourrais agir comme vous, avec toutes les possibilités d'un administrateur de site...
Mais avant cela, faites un "backup", une sauvegarde du knol svp ! Pour faire ce "backup", créez un nouveau knol (que vous ne publiez pas !) et copiez la totalité de votre knol dedans.
De cette façon quoi qu'il arrive au knol, vous saurez toujours le recopier à partir de ce knol "backup" non publié.
P.S.: J'ai aussi envoyé une suggestion à Google knol au sujet d'intégrer une fonction "backup" pour le futur. En espérant qu'ils en tiennent compte et qu'ils vont nous faire un petit cadeau pour Pâques, la fonction "backup" ;-)
Amicalement :
ModifierEnregistrerAnnulerSupprimerSupprimerBloquer cet utilisateurSignaler des commentaires inappropriésMasquer la fenêtre de rapport